Aubers
Histoire d’Aubers
Aubers est une commune de Nord, en Hauts-de-France, qui compte 1 722 habitants. Noms anciens: Obertio, 1152, bulle d’Eugène III, en faveur des évêques d’Àrras, Mir. Oberch, 1210, titre de St-Àmé de Douai. Les évêques d’Arras jouissaient de l’autel d’Àubers, en vertu delà bulle de 1152 sus-rappelée.
Aubers était, avant la Révolution française qui abolit les titres de noblesse et les seigneuries, le siège de plusieurs seigneuries, celle d’Aubers, mais aussi celle du Plouich, de Piètre, de Pommereau. Guillaume du Plouich d’Aubert, issu de la branche cadette des châtelains de Lille, à laquelle paraît avoir appartenu ce village, et Pierron d’Aubers se mirent, en 1340, du parti du duc de Bourgogne, contre Robert d’Artois, qui faisait le siège de Saint-Omer. Au, Guillaume Hangouart, chevalier, est seigneur de Piètre et président du Conseil provincial d’Artois. Guillaume Hangouart II, fils de Guillaume, écuyer, est seigneur de Piètre. Il épouse Antoinette de Croix, fille du seigneur de La Fresnoy, appartenant à une noble et ancienne famille de la province de Lille. Bartholomé Hangouart, fils de Guillaume II, chevalier, seigneur de Le Court et de Piètre prend pour femme Marie de Pressy, issue de la noble et ancienne famille de Pressy.
Michel Hangouart, fils de Bartholomé, écuyer, seigneur du Plouich, Piètre, Pommereay, reçoit le des lettres de chevalerie données à Madrid (à l’époque la région appartient à l’Espagne). Il a servi son roi cinq ans dans l’infanterie et dans la cavalerie. Il est le petit-neveu de Walerand Hangouart, de son vivant, prévôt de la collégiale Saint-Amé de Douai et de la collégiale Saint-Barthélémy de Béthune, également aumônier de Charles Quint et de Philippe II. Il est également petit-neveu et héritier de Jean de Croix, de son vivant, seigneur de Le Court, gentilhomme de la chambre des jeunes princes d’Autriche, enfants de Maximilien II. Les derniers titulaires de la seigneurie d’Aubers relevaient de la famille Blondel qui, par la suite, a porté le nom de Blondel d’Aubers. Roland Blondel achète la seigneurie en 1698.
Elle consiste en un village à clocher, possédant toute la justice seigneuriale relevant du bourg et château de Warneton. Elle correspond à différentes terres, rentes, prés, ferme, etc. Roland Blondel commence la construction du château d’Aubers que son fils va continuer. Vers le milieu du, Eugène-Roland-Joseph Blondel, chevalier, est seigneur d’Aubers, Vendin, Pont-à Vendin. Premier président du Parlement de Flandres, Il prend pour femme Marie-Anne de Calonne. Il épouse à Lille le Marie-Joseph-Pauline Du Chambge, baptisée à Lille le, fille de Charles-Louis-Philippe du Chambge de Liessart, chevalier, seigneur de Liessart, Frévillers, conseiller du roi en ses conseils, premier président du bureau des finances de la généralité de Lille, grand bailli du Hainaut, commissaire du roi pour l’audition et l’arrêté des comptes des États de Lille, Douai, Orchies, émigré en 1791, membre de l’armée des émigrés, et d’Isabelle-Ernestine-Joseph le Maistre d’Anstaing.
Beaucoup de soldats anglais et du Commonwealth sont morts sur place. Les cadavres trouvés localement et les corps déplacés de cimetières provisoires seront rassemblés dans l’Aubers Ridge British Cemetery. La commune a également été le théâtre de la bataille d’Aubers le, affrontement majeur entre les armées britannique et allemande. Cette offensive britannique, menée dans des conditions très difficiles, avait pour objectif de percer les lignes allemandes entre Neuve-Chapelle et Fromelles. Mal préparée et rapidement stoppée, elle causa d’importantes pertes humaines sans gains territoriaux significatifs. Aujourd’hui encore, plusieurs cimetières militaires britanniques situés à proximité rappellent l’intensité et l’importance historique de ces combats.
La reconstruction sera entreprise dès 1919 en commençant par un travail de déminage (fait sous le contrôle de l’armée anglaise), car de nombreuses munitions non-explosées jonchaient le sol ou étaient enterrées. Ces milliers de munitions (obus de tous calibres) seront pétardées sur place ou transportées vers des centres de tri et de démantèlement (ferrailleurs spécialisés disposant de concessions spéciales).