Église Saint-Médard
Église Saint-Médard
Messe(s) du week-end
Dimanche : 09h30
Dimanche : 11h00
Dimanche : 19h00
Messes à proximité
Présentation de l'église
Au 141 rue Mouffetard, à Paris dans le 5e arrondissement sur la rive gauche de la Seine au sud-est de la montagne Sainte-Geneviève, l’église Saint-Médard constitue l’une des plus anciennes paroisses du quartier latin et de la célèbre rue Mouffetard — l’une des plus anciennes rues de Paris, ancien chemin antique menant vers la Bièvre.
Édifiée du XVe au XVIIIe siècle, l’église résulte d’un chantier étalé sur près de quatre siècles qui juxtapose des éléments stylistiques successifs. Les parties les plus anciennes, le chœur et une partie de la nef, relèvent du gothique flamboyant de la fin du XVe siècle. Des campagnes ultérieures, aux XVIe et XVIIe siècles, complètent l’édifice par l’ajout du bas-côté nord, du transept et des chapelles latérales, tandis que le XVIIIe siècle apporte un réaménagement classique du chœur avec stucs, boiseries et mobilier liturgique adapté au goût du temps.
Le plan associe une nef à trois vaisseaux, un transept peu saillant et un chœur à chevet polygonal. Les voûtes d’ogives de la nef, les piles engagées à chapiteaux sculptés et les remplages gothiques des baies conservent la lecture médiévale de l’édifice, tandis que les décors classiques du chœur adaptent le volume aux besoins liturgiques modernes. Cette coexistence de deux époques dans un même édifice est fréquente dans les églises paroissiales parisiennes, qui ont évolué au rythme des générations sans reconstructions radicales.
Saint-Médard est connue dans l’histoire religieuse française pour avoir été le théâtre, au XVIIIe siècle, d’un épisode singulier : les « convulsionnaires de Saint-Médard ». De 1727 à 1732 environ, des fidèles — souvent jansénistes — se rassemblaient autour de la tombe du diacre François de Pâris, mort en 1727 et inhumé dans le cimetière paroissial. Ils y pratiquaient des « convulsions » spectaculaires, interprétées comme des signes miraculeux. Ce phénomène religieux populaire, mêlé aux querelles théologiques entre jansénistes et molinistes, fut finalement interdit par lettre de cachet en janvier 1732. La tombe fut murée, donnant lieu à la fameuse inscription satirique : « De par le Roi, défense à Dieu / De faire miracle en ce lieu ».
L’intérieur conserve un mobilier liturgique important : maître-autel baroque, stalles, tableaux d’autel des XVIIe et XVIIIe siècles — notamment une Adoration des Mages d’Eustache Lesueur et une Vision de saint Paul de Charles-Antoine Coypel —, fonts baptismaux médiévaux. Plusieurs de ces œuvres proviennent de communautés religieuses supprimées à la Révolution et redistribuées aux paroisses parisiennes.
Depuis la séparation des Églises et de l’État de 1905, Saint-Médard est la propriété de la Ville de Paris et affectée — avec droit d’usage exclusif et gratuit — au culte catholique, statut commun à toutes les églises parisiennes construites avant cette date.
Rattachée à l’archidiocèse de Paris, l’église Saint-Médard est aujourd’hui une paroisse active qui dessert les fidèles d’une partie du 5e arrondissement — quartier du Jardin-des-Plantes et partie du quartier du Val-de-Grâce — et d’une partie du 13e arrondissement — parties des quartiers Croulebarbe et de la Salpêtrière. Elle accueille les messes dominicales, la catéchèse, les grandes célébrations liturgiques et la fête patronale du 8 juin, jour de saint Médard.