Église Saint-Maurice
Église Saint-Maurice
Messe(s) du week-end
Dimanche : 11h00
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Présentation de l'église
L’église Saint-Maurice de la Boissière est une église de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, située au 59 rue Édouard-Branly à l’angle de la rue Jules-Verne. Elle tire son nom du quartier de la Boissière — fief acquis en 1265 par l’Abbaye Saint-Antoine-des-Champs, grande abbaye cistercienne féminine située à l’extérieur des murs de Paris, dont fut Seigneur de la Boissière, Jacques Chevalier de Monthyon. Le boulevard de la Boissière à Montreuil tire son nom de la même origine historique.
L’abbaye Saint-Antoine-des-Champs, fondée au XIIe siècle et active jusqu’à la Révolution française, constituait l’une des grandes communautés religieuses féminines de la région parisienne. Située hors des murs de Paris sur la route menant vers Vincennes, elle possédait un vaste domaine foncier qui s’étendait sur plusieurs communes du faubourg Saint-Antoine et au-delà. L’acquisition du fief de la Boissière en 1265 s’inscrivait dans la politique foncière traditionnelle des grandes abbayes médiévales — extension du patrimoine temporel pour assurer les revenus nécessaires à la vie communautaire.
Jacques Chevalier de Monthyon, seigneur de la Boissière mentionné dans les sources historiques, est une figure aristocratique locale rattachée à la famille Chevalier de Monthyon dont plusieurs membres jouèrent un rôle dans les institutions royales françaises aux XVIIe et XVIIIe siècles. La toponymie de la Boissière, transmise du fief abbatial médiéval au quartier contemporain par l’intermédiaire des dénominations seigneuriales successives, témoigne de la continuité onomastique caractéristique des tissus urbains franciliens.
L’église Saint-Maurice de la Boissière, édifice contemporain construit pour desservir la population du quartier, est dédiée à saint Maurice — chef de la Légion thébaine martyrisé en 287 à Agaune en Valais selon la tradition hagiographique, patron des soldats et de nombreuses paroisses françaises. Ce patronage inscrit l’édifice dans la tradition des saints militaires chrétiens, particulièrement vénérés dans les régions de frontière et dans les paroisses créées au cours des transformations urbaines modernes.
Montreuil, commune francilienne située immédiatement à l’est de Paris, a connu au cours des XIXe et XXe siècles une urbanisation massive liée au développement industriel — particulièrement l’industrie du meuble, la métallurgie et l’imprimerie — et à la croissance démographique de la banlieue parisienne. Cette expansion nécessita la construction de nombreuses églises nouvelles pour desservir des populations installées dans les quartiers récents, dont la Boissière constitue l’un des exemples.
L’édifice actuel, probablement construit au cours du XXe siècle pour remplacer ou compléter un sanctuaire plus ancien, relève des constructions religieuses paroissiales franciliennes de la période d’après-guerre. Le parti architectural combine des éléments traditionnels — plan basilical, clocher-tour, décor sobre — et une facture moderne adaptée aux moyens paroissiaux limités et aux orientations liturgiques contemporaines.
Le plan associe probablement un vaisseau principal, un chœur central et des chapelles latérales intégrées au volume général. Les matériaux — brique rouge francilienne caractéristique, béton armé pour les structures, pierre pour les éléments décoratifs — respectent les traditions constructives régionales. La toiture, en ardoise ou en tuile selon l’époque, couvre le vaisseau et le clocher.
L’intérieur conserve un mobilier liturgique adapté aux pratiques postconciliaires : autel central, ambon, fonts baptismaux, sièges de l’assemblée disposés pour favoriser la participation active. Les vitraux, posés progressivement au cours du XXe siècle, représentent saint Maurice en tenue militaire romaine — selon l’iconographie traditionnelle du saint soldat — et les scènes évangéliques classiques.
Rattachée au diocèse de Saint-Denis, Saint-Maurice de la Boissière est une paroisse active de Montreuil. Elle accueille les messes dominicales, la catéchèse paroissiale, les grandes célébrations liturgiques et la fête patronale du 22 septembre — jour de saint Maurice et de ses compagnons thébains martyrs.