Cathédrale Saint-Corentin

Liturgie & Célébrations quotidiennes

Cathédrale Saint-Corentin

1, Place Toul-al-laër - 29000 Quimper

Messe(s) du week-end

Messes à proximité

Église Saint-Mathieu

32 rue du chapeau rouge - 29000 Quimper

Église de la Trinité

bd des frères maillet - 29000 Quimper

Église Notre-Dame de Lokmaria

rue du chanoine moreau - 29000 Quimper

Église Sainte-Bernadette

3 impasse Philippar - 29000 Quimper

Église Sainte-Claire

3 impasse Philippar - 29000 Quimper

Église Saint-Alor

rue St Alor - 29000 Quimper

Présentation de la cathédrale

Cathédrale du diocèse de Quimper et Léon, classée au titre des monuments historiques et figurant parmi les sept étapes du Tro Breiz, la cathédrale Saint-Corentin de Quimper — Iliz-veur Sant-Kaourintin en breton — domine le centre historique de la préfecture finistérienne. Elle porte également le titre de basilique mineure et est placée sous le double patronage de Notre-Dame et de saint Corentin, premier évêque légendaire de Cornouaille dont elle porte le nom.

L’édifice actuel, commencé au XIIIe siècle sur les bases d’édifices plus anciens, présente une unité architecturale apparente malgré un chantier continu étalé sur plus de six siècles. Commencée vers 1239 sous l’évêque Rainaud, la construction du chœur se poursuit selon les principes du gothique rayonnant jusqu’au XIVe siècle. La nef, édifiée ensuite entre le XIVe et le XVe siècle, respecte globalement les dispositions initiales tout en y ajoutant des traits flamboyants tardifs.

Une particularité saisissante du plan tient au désaxement visible entre la nef et le chœur : l’axe de ces deux parties ne se rejoint pas à la croisée du transept, formant un « dévoiement » perceptible de l’intérieur. L’explication historique diffère selon les auteurs — contraintes du terrain, superposition d’édifices antérieurs, ou symbolique de la tête inclinée du Christ en croix —, mais le phénomène constitue l’une des signatures architecturales de la cathédrale. Les flèches jumelles de la façade occidentale, achevées seulement sous le Second Empire en 1856 par l’architecte Joseph Bigot, viennent couronner l’édifice d’un couronnement néogothique qui parachève la silhouette.

Le chantier fut marqué par de nombreuses hésitations, arrêts et repentirs, trace des turbulences politiques et financières qui traversèrent la Bretagne au cours de ces siècles — guerre de Succession, rattachement à la France, guerres de Religion, Révolution. Malgré ces interruptions, la cathédrale conserve une homogénéité qui témoigne de la discipline des maîtres d’œuvre successifs, soucieux de s’inscrire dans le parti initial.

Classée au titre des monuments historiques par la liste de 1862, la cathédrale a fait l’objet d’une vaste campagne de restauration menée dans les années 1990 et 2000. Les structures ont été consolidées, et la polychromie originelle du chœur, plus vive et plus colorée que ne le laissait penser l’édifice moderne dépouillé, a été partiellement restituée. Les voûtes, les chapiteaux et les clefs de voûte retrouvent ainsi une partie de leur lecture médiévale d’origine.

L’intérieur conserve un mobilier riche : grand orgue baroque restauré, retable monumental du chœur, vitraux du XVe siècle partiellement préservés et chapelle dédiée à saint Corentin où est conservé le tombeau du saint. Siège du diocèse de Quimper et Léon, dont elle partage les fonctions cathédrales avec Saint-Paul-Aurélien de Saint-Pol-de-Léon, elle accueille les messes dominicales, la messe chrismale, les ordinations et les grandes célébrations du pardon de Saint-Corentin.

Informations Clés

Saint Patron

Type d'édifice

Cathédrale

Paroisse

QUIMPER - SAINT-CORENTIN

Diocèse

Quimper - Léon

Construction

1239