Aixe-sur-Vienne
Histoire d’Aixe-sur-Vienne
Aixe-sur-Vienne est une commune de Haute-Vienne, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 5 839 habitants. Le nom du lieu, écrit « Axia » à l’époque carolingienne, pourrait dériver d’un nom de personnage latin, Axius. En dialecte limousin, la commune porte le nom de Aissa (prononciation: Aisso).
Le site d’Aixe-sur-Vienne fut occupé dès l’époque gauloise grâce à la présence d’un gué sur la Vienne à l’emplacement de l’actuel hameau de Vienne, sur la route longeant la rivière et reliant Aixe à Verneuil-sur-Vienne. L’habitat se situait à Tarn, sur les premières hauteurs de la ville, sans doute à l’emplacement du cimetière actuel. Les Romains comprirent l’intérêt du site et construisirent un pont, aujourd’hui disparu, non loin du Moulin de Tarn. À l’époque mérovingienne, le village de Tarn fut érigé en paroisse, l’église étant dédiée à un compagnon de saint Martial, saint Alpinien, toujours vénéré lors des Ostensions, représenté avec un marteau grâce auquel il aurait fait jaillir une source. En 982, un « castrum de Axa » est attesté sur l’éperon rocheux dominant la confluence de l’Aixette et de la Vienne. Le fief relevait de l’abbaye de Solignac, située treize kilomètres à l’est, mais avant le, le site devint une dépendance des vicomtes de Limoges.
À cette même époque, un pont traversant la Vienne et un autre, l’Aixette (pont de Malassert) sont construits par les vicomtes de Limoges sous les murailles du château-fort érigé au confluent des deux rivières. Ils remplacèrent respectivement le « pont vielh » gallo-romain héritier de l’antique gué de Vienne et, sur l’Aixette, un autre point de franchissement sur le Chemin de Bourganeuf entre Atlantique et Auvergne. C’est ainsi qu’Aixe prit la place de Tarn qui ne fit que décliner. En 1183, une bataille eut lieu entre les routiers de Raymond Brun et l’armée de Richard Cœur de Lion. Autour du château se développa d’abord un Bourg-Neuf puis la nouvelle cité s’étendit sur le plateau d’en face surplombant l’Aixette. La ville était autrefois murée, percée de trois portes (porte Lavaud, porte Auroux et porte Guingand) sur le chemin entre Limousin et Guyenne mais aussi placée sur la via Lemovicensis vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
La ville d’Aixe et son église Sainte-Croix restèrent jusqu’à la création des communes annexes de la paroisse rurale de Tarn. La paroisse possédait une maladrerie avec sa chapelle Sainte-Madeleine (au lieu-dit Chamborêt alias les Casseaux), un hôpital près du pont sur la Vienne, et un ermitage. Le château et la ville d’Aixe furent souvent l’enjeu de luttes féodales à l’occasion de guerres de succession vicomtines, de la guerre de Cent Ans mais aussi des guerres de religion. Dans la seconde moitié du, Antoine de Bourbon, vicomte, céda ses droits sur Aixe à la famille de Rochechouart vers 1550. La châtellenie (baronnie) d’Aixe passa ensuite à la famille des Cars. Ce n’est qu’à la Révolution française qu’Aixe devint chef-lieu de commune au détriment de Tarn, et, en 1801, l’église Sainte-Croix, siège de la paroisse.
Du au début du, les industries papetière puis cartonnière furent particulièrement vivaces sur l’Aixette. Beaucoup de moulins se reconvertirent ensuite. La ville se développa aux grâce à l’industrie du traitement du kaolin, la porcelaine et la chaussure. C’est à cette époque que la ville se développa sur la rive droite de la Vienne. Le président de la République, Raymond Poincaré, de passage dans la ville en 1913, l’a nommée « Aixe-la-Jolie ». De 1940 à 1945, la commune accueille la population réfugiée des villages mosellans de Bacourt et Marthille.
En 1941, le capitaine d’infanterie PINTE, en résistance commandant « ATHOS », transforme le hameau de La Gaubertie en Centre de Résistance. De là, il commande les maquis du sud-ouest Haute-Vienne qui formeront à la Libération deux bataillons totalisant plus de. La Gaubertie sur la commune d’Aixe-sur-Vienne sert de point de relais pour les jeunes voulant entrer dans le maquis, particulièrement nombreux après l’instauration du STO. Les 17 et, la ville d’Aixe était le théâtre de combats opposant les forces des maquis Francs-tireurs et partisans et Armée secrète dirigées par le lieutenant-colonel Durand, aux troupes d’occupation allemandes. Durant cette « bataille d’Aixe », dans un climat de terreur, de nombreux habitants, affolés et encore sous le choc du Massacre d’Oradour-sur-Glane, fuirent le centre-ville, plusieurs résistants trouvèrent la mort. Ces événements ayant précédé la prise et la libération de Limoges par Georges Guingouin le.
Après la bataille d’Aixe-sur-Vienne, un parachutage vint livrer des armes et munitions supplémentaires. Lors de la distribution des armes aux unités Forces françaises de l’intérieur, le fils du commandant Eugène Pinte, Marcel Pinte, âgé alors de 6 ans et demi, a été accidentellement tué par une rafale de mitraillette, il sera le plus jeune résistant mort pour la France. Après avoir souffert de la fermeture des usines de chaussures, et du passage récurrent des voitures et des camions, Aixe possède un incubateur d’entreprises consacré aux nouvelles technologies. Aixe est connue pour sa « Conserverie Arnaud ».
Patrimoine religieux
La commune présente une Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1.