Albert

Histoire d’Albert

Albert est une commune de Somme, en Hauts-de-France, qui compte 9 781 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Incra en 860 (Dans un manuscrit décrivant les nombreux miracles de saint Riquier); Encra en 870; Enchrias en 1115; Incra en 1219, on trouve aussi Encra et Anchora.
Après la chute de Concini en 1617, la seigneurie d’Ancre fut donnée à Charles d’Albert de Luynes, favori de Louis XIII, et cheville ouvrière de l’assassinat de Concini. Charles d’Albert de Luynes obtint du roi que la commune d’Ancre prît le nom d’Albert en 1620.

Charles-Lomont, d’Authuille, de Bois-le-Comte, de Bouzincourt, de Corbie, croisé de la Justice, croisé de Bellevue, des Flammes, de Mailly, de la Mauresse, de Méaulte, du Vélodrome, de Warloy-Baillon d’Austerlitz, Leriche, Louis-Crétel, de Mailly, d’Armes, des Frères-Wilgos, du Général-de Gaulle, d’Hédouville, Paul-Doumer, Verville

Abel Pifre, de l’Abreuvoir, Albert-Toulet, Alfred-Collard, des Alliés, Alphonse-Pégard, Hoche, du 8 mai 1945, Hurtu, des Ilieux, de l’Industrie, des Iris, Jean Catelas, Jean Guyon, Jean Jaurès, Jeanne d’Harcourt, Jean Macé, Jean Mermoz, Joliot Curie, Jules Ferry, Jules Verne,

Lamarck, Léandre Deflandre, Léon Blum, de la Libération, des Lilas, Louis Crétel,

Un tumulus connu sous le nom de Minon Castel, situé à proximité d’Albert, en venant d’Amiens, tend à prouver l’existence d’une occupation humaine du site d’Albert, à l’époque néolithique. Il n’y a pas trace, dans les textes anciens, de l’existence d’un lieu nommé Encre, avant le haut Moyen Âge. En 1840, Un groupe de tombes fut découvert dans le cimetière communal durant des travaux effectués pour agrandir le sol de l’église, mais ne donna lieu à aucune observation archéologique. Lors de la construction de la basilique, au niveau du clocher et du portail, Émile Comte, assisté de Charles Joseph Pinsard, fouilla une quinzaine de tombes en 1894. Émile Comte fouilla par ailleurs en 1892 deux sarcophages trapézoïdaux en calcaire jaunâtre, recouverts d’un couvercle à pans inclinés et probablement rattachés à cette nécropole. Il semblerait, d’après l’abbé Decagny, que la terre d’Encre ait été une des premières donations du roi Dagobert Ier (629-639) à l’abbaye de Saint-Riquier. Cependant, c’est à la période carolingienne qu’est fait mention pour première fois d’un lieu nommé Encre dans la Chronique de l’abbaye de Saint-Riquier d’Hariulf d’Oudenbourg qui indique qu’une cella, c’est-à-dire une communauté de douze chanoines, existait à Encre en 831. La Belle Époque, qui va de la fin du à 1914, fut marquée à Albert comme partout en France par la reprise économique, des avancées technologiques et un timide progrès social.

Aux destructions matérielles, s’ajoutèrent celle de ses registres paroissiaux les plus anciens: B.M.S. (catholicité) et les premiers N.M.D. (état-civil), lors de l’incendie de la ville de Péronne, elle fut aussi terriblement touchée par les bombardements du premier conflit mondial. Ainsi, pour la commune d’Albert, aucun acte d’état civil n’est antérieur à 1833. La ville est considérée comme détruite à la fin de la guerre et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le et de la Légion d’honneur le. L’entre-deux-Guerres fut une période de reconstruction pour la ville et son industrie. De nombreux immeubles furent bâtis dans le style Art déco, principalement sous le mandat de maire d’Émile Leturcq. Quatre villes furent marraines de la reconstruction d’Albert: Aïn Témouchent (Algérie), Birmingham (Royaume-Uni), Bordeaux et Tien-Tsin (Chine) en y participant financièrement (1875-1945), père des architectes Pierre Dufau et André Dufau, dirigea une partie de la reconstruction de la ville.

En 1924, l’industrie aéronautique s’installa à Méaulte, commune voisine d’Albert, sous l’impulsion de l’avionneur Henri Potez, maire de la ville de 1947 à 1959. En 1928, Henri Hénon fabriqua à Albert sa première caravane. Il innova dans ce domaine par l’utilisation du polyester. Son entreprise prospéra jusqu’aux années 1960. En 1932, le président de la République, Albert Lebrun, vint à Albert pour inaugurer le nouvel hôtel de ville. Du au, sévit à Albert, dans les environs et jusqu’en Seine-Maritime, le « Gang d’Albert » formé d’une quinzaine d’anciens Résistants – dont certains avec un passé digne d’éloges – commit une série de vols à main armée, en argent et en nature, chez des agriculteurs et des commerçants qu’il soupçonnait de marché noir ou de collaboration avec l’ennemi pendant la guerre, allant jusqu’à tuer un marchand de bestiaux à Vauchelles-lès-Authie. Il s’attaqua également à la coopérative laitière d’Albert et aux bureaux de poste de Millencourt et Épehy. Enfin arrêtés, les malfaiteurs furent jugés par la Cour d’assises de la Somme qui prononça trois condamnations à mort et des peines de prison de 2 à de détention.

Les trois condamnés à mort s’étant pourvu en cassation, l’affaire fut rejugée par la Cour d’assises de l’Aisne en décembre 1951, une seule condamnation à mort fut cette fois prononcée et exécutée. Les deux autres comparses furent condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité. La fin de la période de trente années de croissance économique appelée Trente Glorieuses toucha inexorablement le secteur de la machine-outil à Albert. La qualité et les performances techniques de la production (la première machine-outil à commande numérique fut fabriquée à Albert) n’étaient pas en cause. Ce furent surtout la taille trop petite des entreprises ne permettant pas de faire les investissements nécessaires, la concurrence des entreprises américaines et allemandes du secteur et les atermoiements de la puissance publique qui conduisirent la machine-outils albertine vers son déclin. L’emploi dans ce secteur ne cessa de diminuer dans les années 1980 et 1990 jusqu’à la fermeture de la plupart des entreprises. Seul le secteur hydraulique subsista; les entreprises regroupées au sein du Pôle hydraulique et mécanique d’Albert (P.H.M.A.), dont Airbus était le principal élément, parvint à tirer son épingle du jeu. La ville d’Albert est devenue l’un des pôles principaux du tourisme de mémoire de la Première Guerre mondiale dans la Somme.

Le musée Somme 1916 a été créé en 1992. Chaque, un concert de cornemuses est donné devant la basilique en mémoire des soldats tombés au combat. Dans le cadre des commémorations de la bataille de la Somme, la cantatrice américaine Barbara Hendricks a donné un Concert de la paix accompagnée par l’Orchestre de Picardie, le vendredi à dans la basilique Notre-Dame de Brebières. Dans le cadre des commémorations du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, le président de la République, Emmanuel Macron, et la première ministre britannique, Theresa May, se sont rencontrés à l’hôtel de ville d’Albert pour un entretien de deux heures, avant de se rendre au Mémorial de Thiepval.

Informations Clés

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Population

9.781 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Somme
(80)

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