Alby-sur-Chéran

Histoire d’Alby-sur-Chéran

Alby-sur-Chéran est une commune de Haute-Savoie, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 2 665 habitants. Le toponyme Alby-sur-Chéran est composé d’Alby, dérivé du nom d’un domaine gallo-romain, avec le suffixe -acum et du nom de la rivière qui passe à proximité, le Chéran, affluent du Fier. Chéran possède une racine pré-celtique d’origine hydronymique *kar, pouvant signifier « gros gravier dans le lit des rivières », selon Ernest Nègre, associé au suffixe -an. La commune d’Alby devient par décret du (J.O.

Le nouveau nom a été mis adopté afin d’éviter toute confusion avec la ville d’Albi dans le Tarn. Une autre version donne pour origine du nom l’ethnonyme Albios ou sous sa forme latine, tribu celte qui peuplait la région et s’est transmise à la petite région naturelle de l’Albanais, mais aussi Albens (ancienne commune) et l’Albenche (rivière). La première mention d’Alby remonte à un document de 1275.

Le site fut peuplé très tôt comme le laisse supposer les substructions romaines qui furent exhumées au hameau de Masigny (Masiniacus). Dès le haut Moyen Âge le site fut fortifié. Les Burgondes, sur les deux collines entre lesquelles coule le Chéran, y établirent des fortifications. Elles sont à l’origine des deux plus anciens châteaux; Donjon et Châteauvieux. Ils commandaient alors le passage à gué sur la rivière sur la route reliant Annecy à Chambéry. À la fin du, un cimetière burgonde fut découvert au hameau des Grange.

La cité aurait été le chef-lieu primitif de l’Albanais, « pagus albanensis », l’un des sept districts (pagi) de la Savoie sous Charlemagne. L’Albanais comprenait tout le bassin qui tourne autour du massif des Bauges, depuis Grésy-sur-Aix, Albens, par Alby, Rumilly, Annecy, la vallée de Faverges jusqu’à l’Arly au-dessus d’Ugine. L’origine d’Alby reste très ancienne puisque son nom apparaît sur l’un des plus vieux documents concernant la Savoie en 867, une charte du roi Lothaire II de Lotharingie où il fait une donation à sa femme Thieteberge. Située près d’un passage à gué sur le Chéran, le bourg d’Alby occupait un point stratégique de la voie de communication entre les villes d’Annecy et de Chambéry. C’est pourquoi, au Moyen Âge, la ville comptait pas moins de sept châteaux pour assurer la défense de ce point stratégique. Il s’agit des châteaux: de Châteauvieux appartenant aux comtes de Genève, Le Donjon, de Montconon/Monquenoit, de Montdésir appartenant aux Sires d’Alby, de Montpon, de Montvuagnard et de Pierre-Charve.

Anciennement, le mandement d’Alby ne comprenait que deux seigneuries: celle de Gruffy et celle de Songy. Par lettres patentes datées d’Annecy, le comte Amédée II de Genève accorde au bourg d’Alby une charte de franchises, avec marché hebdomadaire et une foire annuelle à la Saint-Martin qui se tient depuis tous les. les franchises furent confirmées à 15 reprises, entre 1391 et 1647. À cette époque, la cité était divisée en deux paroisses: la paroisse de Saint-Maurice, située sur la rive gauche du Chéran et la paroisse Saint-Donat, située sur la rive droite, dont l’église a été détruite en 1934 par un glissement de terrain et un incendie. Les deux paroisses furent réunies définitivement en 1683, mais les deux communautés ne seront réunies qu’en 1788. En 1442, Claude de la Rochette, est vidomne d’Alby et Pierre Richard en est vice-châtelain.

Le fief du mandement d’Alby appartenant au duc de Savoie, est vendu aux enchères moyennant la somme de, puis le inféodé et érigé en marquisat, en faveur du comte Victor-Amé de Maillard de Tournon, alors maréchal de camp du duc. Commencée en 1823, la construction du nouveau Pont-Neuf est achevée en 1828. Lors du passage du roi Charles-Félix de Savoie en 1826 un tablier provisoire en bois est construit. Le nouveau quartier du Pont-Neuf se développe rapidement. En 1873 est créé l’orchestre d’harmonie « Les Échos du Chéran », appelé originellement la fanfare et qui a fêté son 150ème anniversaire La cité médiévale était célèbre pour ses maîtres-cordonniers depuis le.

En 1880, elle comptait environ trois-cents cordonniers et était une capitale locale pour la chaussure. Lors de la guerre de 1870-1871 qui opposa la France à la Prusse, les cordonniers fabriquèrent de novembre 1870 à mars 1871 plus de paires de bottes et de chaussures pour les gardes nationaux recrutés par la République après la défaite des armées impériales. La cité comptait également une tannerie, des tisserands, une carderie et une filature mécanique mue par la force hydraulique fournie par le Chéran. Tous les, jour de la Saint-Crépin, leur saint patron, il y avait fête au chef-lieu. Aujourd’hui le musée de la Cordonnerie recueille les outils des cordonniers et tout ce qui concerne le travail du cuir. En 1912, création d’une première fonderie sur le site du Pont-Neuf, lors de la Première Guerre mondiale, elle participera à l’effort de guerre en usinant et assemblant des obus.

Une nouvelle fonderie est créée en 1923 sur le site de La Combe. En 1933, elle est reprise par des industriels d’Albertville et se spécialise dans le coulage de la fonte, à partir de fonte et d’acier de récupération, dans des moules fabriqués sur place, pour de grosses pièces de plusieurs tonnes comme des bâtis de presse. Après 1965, le tonnage journalier de production de fonte passe de. Parmi les clients: les vannes Bayard, les presses à emboutir Billaud, les cintreuses Mingori et les machines-outils Gambin. La fonte produite est de grande qualité avec des fontes à graphites sphéroïdales. La Résistance, voulant couper la route de la retraite aux troupes allemandes, fait sauter le Pont-Neuf.

La puissance de l’explosion projette des blocs de pierres jusqu’à. En 1964 est créé, par des bénévoles de l’Amicale laïque, le premier terrain de football de la commune sur le secteur de La Combe sur un terrain appartenant au comte de Thiollaz. En 1977, la fermeture de la fonderie des Alpes — à cause de la crise pétrolière — porte un rude coup à l’économie et à la démographie de la commune, en partie contrebalancée par l’ouverture quelques années plus tard de l’échangeur autoroutier qui a rendu la commune plus attractive à l’installation de nouvelles entreprises.

Patrimoine religieux

Sept châteaux et un donjon assuraient la défense d’Alby et constituaient un système défensif permettant de contrôler le passage du Chéran.

Informations Clés

Eglises sur ce site

Population

2.665 habitants

Région

Auvergne-Rhône-Alpes

Département

Haute-Savoie
(74)

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