Allauch
Histoire d’Allauch
Allauch est une commune de Bouches-du-Rhône, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui compte 21 490 habitants. Le nom de la localité est attesté sous la forme Alaugium en 1038 dans le cartulaire de Saint-Victor. Allauch est spécifié comme étant Villa et pas Castrum, sous la forme Villa Alaudii en 1032 dans une donation faite par Guillaume II, vicomte de Marseille, au monastère féminin des Accoules. Le 18 mai 1141, Allauch est désigné, dans une bulle d’Innocent III, sous la forme territorium de Alaudio, soit « alouette ».
Selon Frédéric Mistral, le nom est successivement attesté en latin sous les formes alavium, alaugium, alaudium et allaudium, mot latin désignant ce qui se nomme aujourd’hui en français un alleu. La terminaison finale en -ch qu’on ne retrouve pas dans la dérivation (les habitants du village étant dénommés les allaudiens) ni dans la prononciation viendrait d’une erreur de transcription du nom, le -d final calligraphié grossièrement ayant été confondu avec un -ch. Cette explication, qui a circulé un peu partout, semble peu vraisemblable.
Une erreur d’écriture sur un seul document, suivie d’une erreur de lecture par une personne ne sachant pas qu’il fallait lire un d, ne peut pas avoir provoqué cette modification orthographique.
La majeure partie de ce chapitre a été rédigée à partir d’informations issues du musée d’Allauch. Des vestiges de la culture couronnienne ont été mis au jour sur le territoire de la commune. Ils permettent d’établir les dates des premiers peuplements entre -3200 et -2500. Des objets grecs ou étrusques apparaissent au, soit un siècle après ceux de la région de Martigues où auraient eu lieu les premiers échanges importants avec ceux qui allaient établir le peuplement grec de la région. L’un des objets trouvés dans la grotte de la Baume Sourno (grotte obscure) a peut-être servi de cadeau de noce à la jeune Gyptis. L’histoire marseillaise raconte que la cité phocéenne est née de l’union d’un beau marin grec et de la fille du roi Nann, chef d’une tribu ligure vers l’an 600 Or, les historiens situent à Allauch le chef-lieu d’une peuplade ligure ségobrige.
La belle Gyptis pourrait bien être allaudienne, et Marseille fille d’Allauch. Cette hypothèse est remise en cause par les récentes découvertes sur l’oppidum St Blaise de Martigues, et les hypothèses de Jean Chausserie-Laprée. C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, fin mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence. Une émeute se produit à Allauch le 24 mars, mais se limite essentiellement à un rassemblement avec des cris et des menaces. Dans un premier temps, la réaction consiste dans le rassemblement d’effectifs de la maréchaussée sur place. Puis des poursuites judiciaires sont diligentées, mais n’aboutissent pas, la prise de la Bastille comme les troubles de la Grande peur provoquant, par mesure d’apaisement, une amnistie début août.
Tout au long du, Allauch décline: l’agriculture et l’élevage stagnent comme stagne la production de plâtre et de craie extraits selon des méthodes artisanales. Par contre, au début du, lors de la suppression du port franc de Marseille commença à Allauch la contrebande du tabac. Probablement pratiquée au début par quelques-uns seulement, elle devait bientôt se généraliser et devenir, au cours du siècle, la principale industrie d’Allauch, loin devant les carrières de pierre à bâtir, les plâtrières et le gisement de bauxite. La construction du canal de Marseille amorce un premier redressement: l’eau courante arrive à Allauch en 1888. Puis sont mises en service les lignes de tramway électrique reliant Marseille à Plan-de-Cuques en 1902, et à la Bourdonnière et Allauch via la Pounche en 1908: c’est la fin de l’isolement et la confirmation d’une nouvelle prospérité à venir. Le décret du classe Allauch parmi les communes urbaines: de nos jours Allauch se transforme de plus en plus en une commune résidentielle.
Patrimoine religieux
en arrière-plan la chaîne de l’Étoile.