Ambérieu-en-Bugey
Histoire d’Ambérieu-en-Bugey
Ambérieu-en-Bugey, commune de l’Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes, compte 14 854 habitants. Au hameau de Saint-Germain, des traces de stations gauloises ont été retrouvées, et la présence romaine est attestée par la découverte de poteries et de médailles. Des vestiges d’une villa ont été mis au jour dans ce même quartier, ainsi qu’une chapelle datant du Haut Moyen Âge.
Le bourg fortifié d’Ambérieu est mis à sac et entièrement brûlé le 12 avril 1321 ; le comte de Savoie fait détruire les murailles, et un nouveau bourg est fondé en 1325 — l’actuel quartier du vieux Saint-Germain. Le 17 janvier 1601, le traité de Lyon rattache le Bugey à la France, dans le cadre de l’accord entre le duc Charles-Emmanuel de Savoie et le roi Henri IV.
Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville constituait un centre ferroviaire utilisé par la Wehrmacht pour ses liaisons entre l’Allemagne et l’Italie. Dans la nuit du 7 juin 1944, cheminots et maquisards mettent hors service 52 locomotives. La ville est libérée le 3 septembre 1944 et reçoit le surnom d’« Ambérieu la Rebelle », ainsi que la Croix de guerre 1939-1945 avec citation.
Toponymie d’Ambérieu-en-Bugey
Le nom est attesté sous la forme Ambariacus en 853, puis Ambayreu en 1240. Le premier élément renvoie au peuple gaulois des Ambarres, dont le nom signifie « vivant des deux côtés de la Saône ». Le second élément, le suffixe d’origine gauloise -āko(n) latinisé en -acum, a évolué en -ieu dans la région. Le 31 mars 1955, la commune prend officiellement le nom d’Ambérieu-en-Bugey pour se distinguer de ses homonymes.
Patrimoine religieux à Ambérieu-en-Bugey
La chapelle Notre-Dame de la Côte, à Saint-Germain, remonte au XVIIIe siècle. Elle abrite un retable en bois polychrome du XVIe siècle, classé au titre des monuments historiques, représentant des scènes de la vie de la Vierge en sept tableaux, ainsi que des vitraux figurant Blanche de Castille et sainte Catherine. L’église Saint-Roch des Allymes renferme une toile de 1606 de Vespasianus Longus, également classée monument historique, représentant La Vierge au Rosaire, saint Dominique et sainte Catherine de Vienne. L’église Saint-Symphorien, édifiée au XIXe siècle, se trouve en centre-ville ; une église dédiée à saint Jean-Marie Vianney, du XXe siècle, est implantée dans le quartier de la gare.