Ambert
Histoire d’Ambert
Ambert est une commune de Puy-de-Dôme, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 6 616 habitants. L’ouvrage collectif Ambert et son église: 1471-1971 avançait, en 1971, dans le premier article du recueil, signé M. Tartas et intitulé « Le Pays d’Ambert », l’origine celtique, voire gauloise, du nom « Ambert », dérivé selon l’auteur d’une variante « Ambertitus » dans laquelle importerait le suffixe « -rito » ou « -ritu », qui signifierait « le gué fréquenté ». Dans son Guide de l’Auvergne mystérieuse, Annette Lauras-Pourrat (fille d’Henri Pourrat), reprend cette hypothèse et rapporte que le nom d’Ambert dériverait d’Amberitus qui aurait signifié, à l’époque gallo-romaine, le gué sur la rivière (la Dore).
Cette hypothèse est à rapprocher des éléments indiqués par Xavier Delamarre dans son Dictionnaire de la langue gauloise. Ce dictionnaire donne comme équivalent, pour le mot gaulois « ambe », le mot « rivière », et pour le mot gaulois « ritus », le mot « gué », ce qui validerait l’expression « gué de la rivière ». Cette hypothèse était également avancée par l’anthroponymiste et toponymiste Marie-Thérèse Morlet, dans son Dictionnaire étymologique des noms de famille.
Jacques Lacroix confirme également l’idée d’un gué sur une rivière en langue gauloise. Selon Ernest Nègre, Ambert proviendrait du nom de personne germanique romanisée Ambertus: Ambert en 1095.
Selon une thèse non attribuée citée par Annette Lauras-Pourrat. La ville fut une baronnie, chef-lieu du Livradois. Elle était du diocèse de Saint-Flour, de l’intendance de Riom, élection d’Issoire, et siège d’une maréchaussée. Elle jouissait d’une charte de privilèges datée de et octroyée par Guillaume de Baffie, seigneur de Livradois. Jusqu’au, le bourg d’Ambert était morcelé en trois quartiers spécifiques, correspondant à une division ternaire de la société: un quartier marchand, un quartier ecclésiastique et monastique, et un quartier « seigneurial ». Ils sont réunis à la construction de l’enceinte fortifiée dite des 19 tours (aujourd’hui disparue).
Au, la ville fut éprouvée par les suites du massacre de la Saint-Barthélemy. Des Huguenots, commandés par le capitaine Merle, s’emparent de la ville en 1574, firent subir des pillages, des massacres et autres sévices à la population majoritairement catholique. La ville fut ensuite reprise par les catholiques. Il existe dans la ville une tour Mandrin. Ambert est chef-lieu de district de 1790 à 1795. La commanderie de Ligonne des Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem est marquée comme telle sur les cartes de Cassini.
Elle est à l’origine composée, en plus de la maison du commandeur, d’une chapelle et d’un vaste domaine terrien. Le commandeur de Ligonnes perçoit le cens. Elle deviend par la suite un membre de la commanderie de Courtesserre au sein du grand prieuré d’Auvergne avec les commanderies de Tallende, de Vivic, de Chantadu, de Chambon, de Saint-Jean de Billon et de Ferreyrol. Les origines de la papeterie livradoise datent de la deuxième moitié du selon les historiens; une étude complète est réalisée dans un ouvrage de Michel Boy et Jean-Louis Boithias. Pendant trois siècles, cette industrie du papier prospére, les maîtres-papetiers d’Ambert fabriquent du papier d’excellente qualité qu’ils vendent aux imprimeurs de Lyon puis à Paris. Les premiers tirages de l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot et d’Alembert, sont imprimés en 1751 sur du papier d’Ambert, créée au par la famille Montgolfier, voudrait donner aux papeteries d’Ambert une origine remontant aux Croisades.
Pourtant comme d’autres familles de papetiers d’Ambert, les Montgolfier ne sont connus comme fabricants de papier qu’avec le dernier quart. Au début du la concurrence est l’une des causes du déclin de la papeterie livradoise.Dès le, Ambert a aussi pour spécialité les métiers du tissage: la passementerie, les rubans, les tresses et les lacets, la broderie. La fabrication d’épingles, et de petits objets en bois: dés à jouer au et chapelets à partir de la seconde moitié.