Arcangues
Pyrénées-Atlantiques · Nouvelle-Aquitaine
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- Église Saint Jean BaptistePresbytère - 64200 Arcangues
- Église Saint BarthelemyPresbytère - 64200 Bassussarry
- Église Saint LaurentRoute de Saint-Pée - 64210 Arbonne
- Église Saint Vincent DiacreApezetxea - Presbytère - 64480 Ustaritz
- Église HerauritzChemin d'Arantzetakoborda - 64480 Ustaritz
- Église Sainte Therese12, rue Larréguy - 64200 Biarritz
Découvrir Arcangues
La commune et son patrimoine religieux
Histoire d'Arcangues
Située dans les Pyrénées-Atlantiques, en Nouvelle-Aquitaine, Arcangues compte 3457 habitants. Les Tarbelles, l'un des neuf peuples de la Novempopulanie, occupaient la zone sous l'occupation romaine. La présence de maisons fortes y est attestée depuis le XIe siècle, et la première mention d'un seigneur d'Arcangues date du XIIe siècle, Sanche d'Arcangues étant cité entre 1150 et 1170 dans le Livre d'or de Bayonne.
En 1438, durant la guerre de Cent Ans, les routiers castillans pillent et brûlent les villages du Labourd, et les maisons fortes d'Arcangues subissent les assauts des pillards. En 1447, les routiers de Pierre de Haïtze dévastent à leur tour Arcangues et ses moulins. Le 8 février 1517, la peste est signalée à Arcangues, ayant son foyer dans la maison Gastellur. D'octobre 1636 à octobre 1637, les armées espagnoles occupent le Labourd et investissent le village.
Un décret du 6 pluviôse an II (25 janvier 1794) réunit en une seule commune, Constante, Arcangues, Bassussarry et Arbonne, dont le siège est situé à Arcangues. Les communes reprennent leur autonomie le 15 mars 1795. En 1813, après la défaite française de Vitoria, Arthur Wellesley installe son quartier général au château d'Arcangues, d'où se déroulent de violents combats les 10 et 11 décembre sur les territoires d'Arcangues et de Bassussarry.
Toponymie d'Arcangues
Le toponyme Arcangues et son équivalent basque Arrangoitze ont suivi des évolutions parallèles. Paul Raymond, dans son Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque, a rapporté les formes Archagos, Arcangos et Archangos (respectivement XIIe siècle, 1255 et XIIIe siècle, cartulaire de Bayonne), Argangois et Argangos (1302, chapitre de Bayonne), puis Saint-Jean-Baptiste d'Arcangos (1685, collations du diocèse de Bayonne). La forme Arcangues s'impose à partir de 1711. Jean-Baptiste Orpustan propose un alliage des mots basques ar-gain, « hauteur rocheuse », et -goiz, « position ouverte vers l'est ». Le nom des habitants est Arcanguais, ou Arrangoiztar en basque.
Patrimoine religieux à Arcangues
L'église Saint-Jean-Baptiste d'Arcangues date du XVIe siècle et est inscrite aux monuments historiques depuis 1925. Une inscription au-dessus de l'entrée de la chapelle indique que l'église Saint-Jean-Baptiste de l'Uhabia fut fondée en 1516 par Augier d'Arcangues, écuyer et seigneur du lieu. L'église est en grès rouge, presque entièrement recouvert d'un enduit au mortier. Le clocher a été remplacé en 1893 par un clocher néogothique à terrasse et créneaux, puis de nouveau transformé en 1961. Le vitrail daté de 1947 est l'œuvre de Jean Lesquibe. L'entrée se fait par un portail en arc brisé qui donne sur une nef unique sans transept ni collatéraux, mais avec deux étages de galeries en bois à balustres du XVIIe siècle qui figurent parmi les plus anciennes du Labourd.
Le porche abrite des sépultures et une stèle commémorative des Première et Seconde Guerres mondiales. Le cimetière d'Arcangues recèle une importante collection de stèles discoïdales essentiellement postérieures au XVIe siècle, réunie par le marquis Pierre d'Arcangues, et regroupant des pièces provenant des trois provinces du Pays basque français. Une croix située dans le cimetière est dédiée aux soldats anglais tués dans la localité lors des combats de décembre 1813. Sous le régime de la Constitution civile du clergé, le curé d'Arcangues Gaspard de Gardera et son vicaire Harambillet refusèrent de prêter allégeance à la Nation ; un curé assermenté, Martin Doyarçabal, fut désigné en 1792.
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