Aubenas

Histoire d’Aubenas

Aubenas est une commune de l’Ardeche, en region Auvergne-Rhone-Alpes, peuplee de 12 360 habitants. Aubenas tire son nom d’une position en hauteur ou en surplomb: le terme gallo-romain, d’origine celte, Albenate, signifierait « le lieu d’en haut » ou plus precisement « l’habitat groupe des hauteurs », si l’on considere une forme plurielle du premier terme racine completee par le suffixe de terminaison ate, qui designe une localite gauloise. La racine generique alb designe une hauteur, un massif eleve qui pourrait correspondre ici au relief encadre par le ruisseau de l’Auzon, le vallon de Mercuer a Feugere, incluant les hauteurs qui s’etalent de la cote de Fontbonne au bois du Glaizal, qui surmontent les plaines et premieres collines bordant le cours de l’Ardeche a l’est. La forme latine medievale Albenate, declinee successivement en Albenatis, Albenacium et Albenacum, a laisse pour designer la ville medievale l’ancien occitan Albenas, puis l’occitan moderne Aubenas, respectivement proches de l’ancien francais Albenas et du francais moderne Aubenas, dont la phonetique est marquee recemment par l’amenuisement du son final s.

Le castrum, a l’origine de la ville medievale, deja atteste en 1198 avec la place du Trau, lieu emblematique de la transaction entre l’eveque de Viviers, le comte de Toulouse, Adhemar de Poitiers et Bernard d’Anduze, occupe un rocher calcaire qui domine la moyenne vallee de l’Ardeche. Une date de fondation peut etre proposee des le XIe siecle: la hauteur d’Aubenas est l’objet d’une lutte tenace entre les eveques du Puy et ceux de Viviers pour assurer la construction et la perennite d’une place forte. Les familles nobles dites Allard s’y installent, gelant a leur profit le conflit. Le chateau fort n’est atteste, selon Hippolyte Monnier, qu’au XIIIe siecle; il a ete fortement reamenage avant la fin de la periode medievale.

Quelques siecles plus tard, l’eveque du Puy sort victorieux de ce long conflit ne au cours du premier Moyen Age, en 1084, infeodant cette nouvelle possession au baron de Montlaur. Au milieu du XIIe siecle, les Montlaur ou Montlor, heritiers des Ucel originaires de la montagne ardechoise, exercent leur domination politique sur le centre-ouest de l’actuel departement de l’Ardeche, entre le lac d’Issarles et la haute vallee de l’Ardeche, cumulant les charges des chateaux dits de Montlaur ou Montlor a Coucouron, Mayres et Montpezat. Cette famille, sous l’egide de l’eveche, regne de 1084 a 1441 et construit le donjon, le mur d’enceinte et les deux grosses tours rondes du chateau, alors entoure de fosses. Au XIIIe siecle, Pons, Heracle et Pierre de Montlaur concedent, accordent ou renouvellent des franchises a leur ville. C’est pourquoi, dans une vision idyllique de l’histoire locale, on appelle Aubenas la cite des Montlaur, presentes comme des seigneurs bienveillants a l’origine non seulement de l’essor economique de la ville, mais aussi du developpement social et materiel de ses habitants. Leur devise etait: « Montlaur, au plus haut! ». La realite etait plus prosaique: les bourgeois portaient les armes, et une bonne entente s’imposait pour un profit commun, sinon le roi de France et ses representants pouvaient prendre le parti des bourgeois marchands, efficaces a creer des richesses et plus genereux devant l’impot que la noblesse souvent oisive.

Le baron d’Aubenas et de Montlaur figurent parmi les douze barons du Vivarais qui representent la noblesse non diocesaine. Aubenas, au meme titre que Montlaur, figure parmi les treize baronnies primitives du Vivarais, dont les seigneurs representaient la noblesse aux Etats particuliers de ce pays au moins depuis le Moyen Age. S’y adjoignait une representation commune aux Etats generaux du Languedoc: le baron d’Aubenas y siegeait par tour, tous les treize ans. Les terres du Vivarais, confiees a l’autorite spirituelle de l’eveque de Viviers, dependaient des comtes de Toulouse ou de leurs vassaux du Languedoc. Le second ordre, et seul autre ordre, des Etats particuliers du Vivarais etait compose des representants des communes, en principe aussi nombreux. Ainsi le premier consul d’Aubenas avait son rang aux Etats particuliers et son tour aux Etats generaux du Languedoc.

La lignee seigneuriale directe des Montlaur s’eteint definitivement avec Louis en 1435. Louis n’avait d’hoirs que ses filles. La fille ainee Jeanne, epouse du marquis de Maubec, parvient a recuperer la seigneurie d’Aubenas et la transmet a ses heritiers. Par des heritages successifs, souvent associes aux unions matrimoniales d’heritieres, la seigneurie d’Aubenas et ses dependances, confondues avec la baronnie de Montlaur, passent des Maubec aux Raimond de Modene apres 1551, puis aux barons d’Ornano apres 1608, et aux Lorraine-Elbeuf-Harcourt apres 1655. Le courtisan Henri-Charles de Lorraine, prince de sang lorrain d’Harcourt dit d’Harcourt-Rieux-d’Ornano, fils d’Anne d’Ornano et de Francois-Louis de Lorraine, perdit avant 1700 sa baronnie de Montlaur, par megarde, au jeu de lansquenet a la cour de Versailles. Son adversaire, Melchior de Vogue, eponge a son profit les dettes du joueur. La transaction est ratifiee par Louis XIV au profit des Vogue, avec la caution des Grimoard de Beauvoir du Roure, qui y gardaient des droits. Cette histoire seigneuriale prolongee, doublee d’une dependance ecclesiastique envers Viviers et le Puy, explique la densite du maillage paroissial historique d’Aubenas et l’importance de ses edifices religieux dans le tissu urbain.

Patrimoine religieux

Les principaux lieux de culte d’Aubenas sont rattaches a la paroisse catholique Saint-Benoit d’Aubenas, qui constitue l’organisation pastorale actuelle de la ville et regroupe ses edifices religieux historiques.

Informations Clés

Eglises sur ce site

Population

12.360 habitants

Région

Auvergne-Rhône-Alpes

Département

Ardèche
(07)

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