Avelin

Histoire d’Avelin

Avelin est une commune de Nord, en Hauts-de-France, qui compte 2 600 habitants.

Un fait divers du illustre les mœurs de l’époque et les relations parfois conflictuelles entre communes voisines, liées à l’attachement à son village ou hameau. Un dimanche de, une querelle oppose un habitant d’Avelin et un habitant du hameau d’Ennetières-les-Avelin. Les résidents des deux villages se portent au secours de leur voisin respectif sans même savoir de quoi il retourne, la solidarité de clocher joue avant tout. L’affaire se termine par un homicide perpétué par un habitant d’Ennetières, Jean de Vendeville, sur un Avelinois, Thomas Mauroit. Le meurtrier qui risque la peine de mort, s’enfuit, mais bénéficiant d’une réputation de personne sans histoires, de bon chrétien, ayant fait amende honorable auprès de la famille du tué, il va finalement obtenir un acquittement sur le plan pénal, avec condamnation au civil (versement d’indemnité à la famille, d’une amende aux autorités, paiement des frais de justice). Avant la Révolution française, Avelin est le siège de plusieurs fiefs donnant à leur possesseur le titre de seigneur.

Le principal fief est constitué par la seigneurie d’Avelin proprement dite. Les descendants de Guillaume Hangouart, anobli le par lettres prises à Bruxelles, membre d’une famille bourgeoise lilloise, sont créés barons d’Avelin en 1664, puis comtes d’Avelin en 1696, jusqu’au Hangouart fait marquis d’Avelin en 1703. La famille s’éteint sans postérité au début. Elle avait pour armes « De sable à l’aigle d’argent membré d’or, timbré sur le casque de deux cornes de bœuf de sable », avec pour support deux lions d’or. Une variante ces armes est: « De sable à l’aigle éployé d’argent lampassé membré et becqué d’or ». Par lettres du roi d’Espagne Philippe IV données à Madrid, est érigée en baronnie la terre et seigneurie d’Avelin et ses dépendances de La Madeleine, la mairie de Gondecourt et la seigneurie du Plouich, au profit de Michel de Hangouart, chevalier, grand bailli de Wavrin, à cause des bons et loyaux services rendus par différents membres de sa famille, notamment Gérard Hangouart, tué à la bataille de Nancy en 1477 (mort du duc de Bourgogne Charles le Téméraire), Guillaume Hangouart, président du conseil provincial d’Artois, Walerand Hangouart aumônier de Charles V (Charles Quint), l’a suivi et servi lors de ses voyages, doyen de la collégiale Saint-Pierre de Lille, prévôt de l’église Saint-Amé de Douai, de l’église Saint-Barthélemy de Béthune.

Michel Hangouart a été pendant 50 ans un des quatre baillis de Lille, Douai, Orchies. Lors de la reddition de Lille (Siège de Lille (1667), il a été un des premiers à servir la France, et a rendu de grands services lors des sièges et combats qui ont suivi en fournissant pionniers, chariots et chevaux pour l’artillerie. Sont données des lettres, enregistrées le, qui créent le titre de marquis d’Avelin pour Barthélémi-François d’Hangouart, comte d’Avelin, seigneur de Seclin, et Antoine-Félix d’Hangouart, son fils cadet. Ils peuvent appliquer le titre de marquis à la terre de leur choix et si Antoine-Félix meurt sans héritier mâle, le titre doit retourner à Charles-Philippe d’Hangouart, son frère aîné et aux aînés de ses descendants mâles. Vers 1750, Antoine-Joseph-François d’Hangouart, époux de Marie-Anne-Françoise de Preudhomme d’Hailly, est baron d’Avelin. Leur fille Ferdinnade-Joséphine-Léon-Colette, née en 1754, épouse Jean-Baptiste-Joseph Petitpas (1750-1783), chevalier, seigneur de Belleghem.

Ces derniers vont être les beaux-parents de Valentin Charles Hubert Malet de Coupigny, député, maire de Fiefs, décédé dans son château d’Avelin. Parmi les fiefs secondaires situés sur Avelin, la terre de Warenghien donnait à ses détenteurs le titre de seigneur. Il en va de même pour la terre du Petit Vendeville. En 1765, Philippe-Joseph Desbuissons détient la terre de Warenghien. Il la vend le à un membre de la famille Ghesquière, appartenant à la noblesse (écuyers pour la plupart), bourgeois et notables de Lille, seigneurs de Nieppe, Stradin (sur Houthem), etc. François-Michel Ghesquière (1717-1792), fils de Pierre Ghesquière II, conseiller secrétaire du roi en la chancellerie du Parlement de Flandres, anobli écuyer, bourgeois et échevin de Lille, et de Marie Le Blanc, est seigneur de Stradin, Nieppe, après son frère Ignace-François Warenghien.

Il nait à Lille en (baptisé le ), écuyer, il accède à la bourgeoisie de Lille le, passe échevin de la ville de 1753 à 1756 et en 1762, puis trésorier héréditaire de la ville de Lille, administrateur de la charité générale de la ville, marguillier de la paroisse de La Madeleine de Lille. Il achète la seigneurie de Warenghien, située à Avelin, et rapportant des droits seigneuriaux en nature et/ou en équivalent argent, le, à Philippe Desbuissons, et en verse le relief en. Il paye le relief de la seigneurie de Nieppe. Il laisse un manuscrit, détenu en 1884 par sa petite-fille Adélaïde- Marie-Joseph, épouse Watelet de Messange, orné de gravures, contant l’histoire de l’église de La Madeleine de Lille, publié peu avant 1884 par de Ternas. Il épouse, après contrat du, Marie-Claire Chappuzeau de Beaugé (1724-1765), née à Dijon le, fille de Paulin Louis, écuyer, procureur général des fermes du roi à Dijon et de feue Marie Thérèse Breckevelt de La Haye. Elle meurt le, et est inhumée dans l’église de La Madeleine.

Michel-Antoine-Joseph Ghesquière (1755-1788), fils de François-Michel Ghesquière, succède à son père dans la seigneurie de Waringhien. Écuyer, il effectue une carrière militaire: capitaine d’infanterie, enseigne aux Gardes Wallonnes en 1774, puis deuxième lieutenant de grenadiers des Gardes Wallonnes de Rosquinet. Il rentre d’Espagne en 1782, est nommé lieutenant-colonel au régiment de Royale Navarre. Jumeau de Jean Marie Joseph Ghesquière, seigneur de Millécamps sur Lys-les-Lannoy, né à Lille en (baptisé le ), il meurt sans alliances à Lille à l’âge de 33 ans le. Au milieu du, Pierre Castelain, seigneur du Petit Vendeville, est conseiller procureur du roi à la maîtrise des eaux et forêts. Il a pris pour femme Marie-Jacqueline-Madeleine Vanutberghe.

Louis-Joseph Castelain (1738-1827), fils de Pierre, est seigneur du Petit Vendeville. Né à Lille La Madeleine en (baptisé le ), il devient bourgeois de Lille le, est créé trésorier de France au bureau des finances de la généralité de Lille le, passe greffier du même bureau le, est nommé conseiller secrétaire du roi le. Il meurt en 1827, à l’âge de 89 ans. Il épouse à Lille le, Marie-Louise-Joseph de Fontaine (1730-1792), née à Lille en (baptisé le ), morte en 1792. Elle était la fille de Gilles de Fontaine, écuyer, seigneur des Sarteaux, Liévin, Santes, bourgeois de Lille, licencié en droit, échevin de Lille, syndic de Lille et de Marie-Barbe-Joseph Marissal. Le dernier représentant mâle de la famille Hangouart, seigneurs d’Avelin avant 1789, meurt à la bataille d’Iéna en 1806.

Il était le fils de François-Augustin-Anne-Hubert, dernier marquis d’Hangouart et baron d’Avelin.

Informations Clés

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Population

2.600 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Nord
(59)

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