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Bar-sur-Aube

Aube · Grand Est

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Bar-sur-Aube

L'existence de Bar-sur-Aube remonte à l'Antiquité. Un coin monétaire de type au cheval, au nom de Togirix, a été découvert sur la colline Sainte-Germaine et servait à battre des monnaies. À l'époque romaine, la ville aurait été connue, selon la Table de Peutinger, sous le vocable de Segessera ; Louis Chevalier cite également l'appellation Frumentaria. Vicus de la civitas des Lingons, Segessera faisait partie, pendant le Haut-Empire romain, de la province de Gaule Belgique, avant d'être rattachée sous le Bas-Empire à la Lyonnaise première.

D'après la tradition orale, la ville aurait été dévastée par Attila, dont l'action la plus connue fut la décapitation de sainte Germaine ; elle fut enterrée sur la colline qui porte désormais son nom et qui devint un lieu de culte ainsi qu'une communauté villageoise. Après le partage du royaume de Clovis, la ville fit partie de l'Austrasie.

Au Moyen Âge, les comtes administraient le pagus Barrensis dont Bar-sur-Aube était le chef-lieu, sous la suzeraineté de l'évêque de Langres. En 889, le roi Eudes confirma au comte la possession du castellum, le droit de battre monnaie et de tenir foire. Grâce à la politique des comtes de Champagne, la ville prit une grande importance : Bar était le siège des principales foires de Champagne, régulières dès 1114. En 1160, la foire se déroulait sur deux semaines, étendue à trois semaines en 1170, puis à vingt-huit jours en 1250. Bar-sur-Aube et la Champagne furent réunies au domaine royal à la suite du mariage, le 14 août 1284, entre Jeanne de Navarre, héritière du comté de Champagne, et le roi Philippe le Bel.

Toponymie de Bar-sur-Aube

La ville est attestée sous les formes Segessera, Barrisiica, Barris ca, Baro castelli, castelli Baris sur les monnaies carolingiennes, puis Barrum super Albam en 1061, Castrum Barris montis en 1065, Barrense castrum et Barrense oppidum en 1097, Barrum castrum super Albam en 1104, villa Barrensis en 1149, et enfin Bar-sur-Aube vers 1200. Le nom procède du gaulois barro-, signifiant « tête, hauteur, extrémité boisée », comme le montre le pléonasme [castrum] Barris montis « château du Mont Barre » de 1065.

Patrimoine religieux à Bar-sur-Aube

La chapelle Saint-Jean fut une possession des Templiers, puis passa, lors de la dévolution des biens de l'ordre du Temple, aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. La colline Sainte-Germaine, où selon la tradition fut enterrée sainte Germaine après sa décapitation attribuée à Attila, devint un lieu de culte et une communauté villageoise. Le cadastre de 1837 mentionne plusieurs faubourgs et lieux-dits à références religieuses : Saint-Nicolas, Notre-Dame, Sainte-Germaine, Saint-Esprit, l'abbaye Saint-Nicolas, le Calvaire, le Temple et les ponts aux Moines. La Révolution française fut bien accueillie à Bar-sur-Aube et les couvents y disparurent.

Saints liés à Bar-sur-Aube

Sainte Germaine est, d'après la tradition orale rapportée par les sources, liée à Bar-sur-Aube par sa décapitation lors du passage d'Attila ; elle fut enterrée sur la colline qui porte son nom et devint l'objet d'un culte local.

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