Barbezieux-Saint-Hilaire

Histoire de Barbezieux-Saint-Hilaire

Barbezieux-Saint-Hilaire est une commune de Charente, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 4 732 habitants. Les formes anciennes sont Berbezillum en 1161, Berbecillum en 1214, Berbezis en 1302, Barbezil en 1347, Barbezillum en 1351, Berbezieu en 1428. L’origine du nom est Berbecillia, « la Bergerie », centre d’élevage des brebis (berbex en bas-latin, vervex en latin classique). Les lainages de la Saintonge étaient célèbres.

La seigneurie de Barbezieux était une des plus importantes de Saintonge et ses seigneurs prétendaient au titre de princes. Le premier seigneur connu est Alduin, qui a vécu au début. Ses descendants se sont succédé jusqu’au milieu du, en la personne de Henry de Barbezieux. Dans cette lignée on peut citer Richard de Barbezieux, célèbre troubadour, et Audouin IV qui a soutenu Aimar d’Archiac dans sa lutte contre le comte d’Angoulême, mais dont le fils Itier II a signé un accord le laissant au comte Hugues de Lusignan la seigneurie de Merpins, mais gardant les droits féodaux sur Roissac, Marville et Gensac. La baronnie de Barbezieux revint au aux La Rochefoucauld, en la personne de Geoffroy de La Rochefoucauld, petit-fils d’Itier II. Le petit-fils de Geoffroy, Guy de La Rochefoucauld, eut à lutter dans sa vieillesse contre les Cottereaux, brigands appelés ainsi à cause de leur long coutelas.

En 1440 des traitres ouvrent la porte aux assaillants pour livrer la ville aux écorcheurs, d’où le nom de cette porte qui est arrivé jusqu’à nous, porte aux Tridoux (porta daus traïdors). Dans la lutte, Guy est mort assommé. Son fils Jean de La Roche a créé des milices communales, les Francs-Taupins, afin de rétablir l’ordre dans le pays. Jean fut aussi un grand capitaine qui aida Charles VII à chasser les Anglais de France, et il eut deux enfants, Georges et Marguerite. En 1678, le roi Louis XIV érigea par lettres patentes la baronnie de Barbezieux en marquisat, car Barbezieux était revenue par adjudication à un de ses ministres, Michel Le Tellier. Puis Barbezieux passa aux mains de Camille Le Tellier, dit l’abbé de Louvois.

À sa mort en 1718, Barbezieux repassa aux mains des La Rochefoucauld, par mariage de la sœur de Camille, Madeleine Charlotte Le Tellier, avec François VIII, duc de La Rochefoucauld. Le marquisat de Barbezieux comprenait alors, produisant de revenus. Le dernier des seigneurs de Barbezieux fut Louis Alexandre de La Rochefoucauld, fils du duc d’Anville, nommé député de la noblesse aux États généraux en 1789. Démissionnaire et fuyant Paris, il fut massacré à Gisors en 1792. De 1790 à 1800, la commune de Barbezieux est chef-lieu de district. Elle fut désignée par la suite lors du Consulat en 1800 pour être sous-préfecture, fonction qu’elle a exercée jusqu’en 1926.

Cette mesure administrative a également concerné une autre sous-préfecture du département: Ruffec. Depuis cette date, la ville occupe le simple rôle de chef-lieu de canton, faisant partie de l’arrondissement de Cognac. En 1829, afin d’éviter la destruction totale du château, la ville de Barbezieux entama des pourparlers avec la famille Levraud, propriétaire alors, et le lui acheta en 1845. Le corps de logis fut abandonné mais la porte nord et ses deux tours ont été restaurées. Le théâtre a été construit sur les anciennes dépendances. Un hospice et un pensionnat de jeunes filles y furent également installés.

Patrimoine religieux

Établi sur une légère éminence, le château fort de Barbezieux est construit en 1453 sur ordre de Marguerite de La Rochefoucauld. Partiellement détruit au (une partie des fortifications étant démantelées en 1820), il subsiste de cet imposant ouvrage défensif un châtelet d’entrée flanqué de deux tours, couronné de mâchicoulis et recouvert d’un toit unique couvert d’ardoises, ainsi que plusieurs dépendances (granges, écuries). Le château a traversé les siècles en connaissant heures de gloire et période d’abandon. Le bâtiment abrite aujourd’hui un théâtre à l’italienne (réaménagé en 1900), un musée archéologique ainsi que les locaux de l’office du tourisme.

Le château de Barbezieux est classé monument historique depuis 1913. Vaste édifice construit entre le (nef, partie inférieure de la façade), le (clocher et fonts baptismaux) et le (couronnement de la façade, abside néo-romane), l’église Saint-Mathias domine les maisons anciennes du centre historique. Ses dimensions ( de long sur de large) en font une des plus importantes églises du département, derrière la cathédrale Saint-Pierre d’Angoulême et l’église Saint-Léger de Cognac. Cet imposant sanctuaire, victime des hommes (destructions considérables lors des guerres de religion) et des intempéries, conserve une partie de son décor sculpté d’origine, aujourd’hui très dégradé.

Le portail roman à trois voussures est orné de statues en demi-relief ainsi que d’un zodiaque, où peuvent être reconnues des scènes de la vie quotidienne du Moyen Âge. De part et d’autre de la grande baie du clocher, deux statues représentent saint Pierre (l’église ayant été une dépendance de Saint-Pierre de Cluny) et saint Mathias. L’église Saint-Mathias abrite depuis 1971 une série de contemporains aux couleurs chatoyantes, réalisés par l’artiste Georges Devêche (Atelier du vitrail de Limoges), Comme le vitrail de l’autel qui est une croix stylisée et sanglante qui nous aide à comprendre la mystique de la messe, ce vitrail a été fait par Claude Gruer. Il y a aussi des grandes orgues comptant parmi les plus importantes du département.

Le sanctuaire, qui reste un important lieu de pèlerinage, abrite une relique de saint Mathias, une relique de saint Pierre Aumaître, un des canonisés en 1984, ainsi qu’un fragment de la Vraie Croix. L’église Saint-Mathias de Barbezieux est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1948.

Informations Clés

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Population

4.732 habitants

Région

Nouvelle-Aquitaine

Département

Charente
(16)

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