Bardos
Histoire de Bardos
Bardos est une commune des Pyrénées-Atlantiques, en Nouvelle-Aquitaine, comptant 1 861 habitants. Le toponyme Bardos est mentionné dès le XIIe siècle dans le cartulaire de Bayonne, sous les formes Bardos (1203, 1249), Sancta Maria de Bardos (1693) et Bardoze au XIXe siècle. Le linguiste allemand Gerhard Rohlfs y voit le nom d’homme gaulois Bardus suivi du suffixe aquitain -ossum, tandis qu’Albert Dauzat et Charles Rostaing proposent la racine gascon bard- ou bart-, rapprochée de l’ancien provençal bart désignant la terre argileuse.
Les origines de Bardos ont été révélées par la découverte archéologique sur la butte de Miremont d’outils et de fragments de silex allant du moustérien (Paléolithique moyen) à l’aurignacien (Paléolithique supérieur). Un second site protohistorique de l’âge du fer existerait au lieu-dit Castella — terme gascon et basque désignant un lieu fortifié —, bien qu’aucune fouille n’y ait encore été réalisée.
La paroisse de Bardos est citée pour la première fois en 1072 dans le cartulaire de Sorde-l’Abbaye. Sous le règne de Richard Cœur de Lion (1189-1199), la vicomté de Labourd passa sous autorité anglaise. En 1331, Raymond Durand, seigneur gascon, fut nommé bailli du Labourd en compensation de domaines confisqués par le roi de France; il reçut les droits de haute et basse justice sur plusieurs localités dont Bardos, Briscous, Guiche et Urt, les droits réservés au roi Édouard III demeurant distincts. La paroisse de Bardos fut admise au biltzar du Labourd en 1763, à charge de contribuer aux travaux de cette assemblée. De 1770 à 1771, le Biltzar eut pour syndic général Pierre Damestoy, notaire bardoztar de la maison Etxebeheitia.
Patrimoine religieux
L’église de l’Assomption de la Bienheureuse-Vierge-Marie a été reconstruite à la fin du XVIIe siècle — probablement en 1655 — sur l’emplacement d’un édifice primitif médiéval attesté dès 1456; elle a conservé son porche roman du XIIe siècle. Le château Salha, propriété des Gramont au Moyen Âge, passa ensuite aux Suhigaray dont les armes ont été conservées par la municipalité, puis aux Salha qui lui donnèrent son nom, avant d’être remanié en résidence bourgeoise. Les services de la mairie y sont installés depuis 1982. La commune possède également le manoir dit château de Miremont, érigé au XVIIe siècle et agrandi au XVIIIe, ancienne maison noble des De Miremont; son site offre une vue sur l’Adour, les Landes et les Pyrénées. On trouve aussi un moulin d’Ermou datant du XVIIe siècle, mentionné pour la première fois en 1456 et ayant cessé toute activité en 1962.