Batz-sur-Mer
Histoire de Batz-sur-Mer
Batz-sur-Mer est une commune de Loire-Atlantique, en Pays de la Loire, qui compte 2 823 habitants. La commune est appelée Batz-sur-Mer (nom français et officiel), ‘ (nom breton), et L’Bourr de Ba (nom gallo, écriture MOGA). Avant 1931, le nom officiel de la commune était Bourg-de-Batz; ce changement de nom a eu lieu pour éviter des confusions avec la commune de l’île de Batz et, surtout, pour promouvoir le développement balnéaire de la commune. En breton on rencontre aussi la forme ‘, où le deuxième élément désigne la ville voisine de Guérande.
Le nom de la localité est attesté sous les formes insula Baf en 854, Baf Montro en 855, Baf, Isle-de-Baas, Baz et Bath Wenran au, Uas en 869, Bath Uuenrann et Bath Uuenran au, Bath Guerran au, Baz au 1287, Baaz en 1381, Baz en 1396, L’isle de Bas en 1449, Saint Guinolay de Batz en 1453, Bas en 1493 et en 1630, le Clocher du Bourg de Ras en 1763, Bourg-de-Batz en 1779, Batz en 1815, Bourg de Batz en 1850. Son étymologie demeure très incertaine: le rapprochement avec celle de l’île homonyme du Finistère où saint Pol Aurélien fonde un monastère est une hypothèse. L’étymologie pourrait également provenir de la racine bretonne baz (du latin bassus) signifiant « bas », « peu profond » faisant référence aux eaux peu profondes des environs.
Cette dernière théorie semble être démentie par les formes anciennes de la toponymie du lieu: Baf (vers les ); Waz, Bafus ou Bafo ; Baas ; Bas. Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 83,8 % des toponymes de la commune sont bretons.
», à la plage Saint-Michel. Lors de la construction de la voie ferrée de Saint-Nazaire au Croisic, des outils en silex datés du Paléolithique moyen (Moustérien), ont été trouvés dans une couche de tourbe sous les dunes, près du moulin de la Falaise. À cette occasion des restes d’éléphants antiques et de grands mammifères ont aussi été mis au jour, sans qu’on puisse, d’après les données disponibles aujourd’hui, établir de liens entre ces deux découvertes. D’autres silex du Moustérien ont été trouvés en place par Henri Quilgars dans le secteur de la plage Valentin. Ces trouvailles sont les plus anciens témoignages d’occupation de la presqu’île guérandaise. La découverte d’un atelier de taille de silex atteste la présence de l’Homme sur la Côte sauvage entre et av. J.-C., c’est-à-dire à la fin du Magdalénien, période qui coïncide avec une période de réchauffement coupée de rechutes. L’affleurement leucogranitique sur lequel est construite la chapelle de Kervalet a révélé et deux traits gravés à l’est de l’édifice et cupules au sud du même bâtiment, vraisemblablement d’origine humaine.
Les cupules sont associées à des vasques naturelles. Cet élément permet à Emmanuel Mens d’envisager une chronologie protohistorique pour une partie des cupules observées. En parallèle de ce phénomène économique, la pression foncière sur le littoral s’intensifie, en réponse à l’urbanisation croissante des bassins d’emploi proches que sont Saint-Nazaire, voire Nantes, et à la demande immobilière de tourisme. Enfin, la politique d’aménagement du territoire de la DATAR nouvellement créée (1963) accentue la transformation et le remodelage des territoires afin d’équilibrer la répartition des activités sur l’ensemble de l’Hexagone; ceci se traduit localement par l’exigence du développement des infrastructures routières de l’axe Saint-Nazaire – Le Croisic, qui passe par La Baule et voit la création de pas moins de, rassemblées pour onze d’entre elles en un collectif associatif. Les résultats obtenus participent à la préservation et à la conservation des marais salants; les filières professionnelles qui lui sont attachées se réorganisent et serviront de modèle pour les salines du Sud de la Loire.
L’action relance également la production et la commercialisation du sel, favorisant la reconnaissance des spécificités locales par la création de labels. Elle permet le développement de la valorisation touristique et culturelle de la zone, et la reconnaissance de l’importance économique des marais salants par l’Administration et le monde politique. Elle aboutit enfin à la création de zones de protection du patrimoine naturel, couvrant une zone humide protégée par la convention de Ramsar (voir infra le développement relatif au patrimoine naturel).
Patrimoine religieux
L’église Saint-Guénolé
Vers le milieu du, pour se protéger de la peste qui ravage alors la Bretagne, les Batziens font le vœu de réédifier un ancien sanctuaire dédié à Marie, alors en ruines et situé près de l’église Saint-Guénolé. Bien qu’à cette époque le commerce du sel soit florissant, les ressources locales s’avèrent insuffisantes pour financer la construction. Aussi, le duc de Bretagne demande au pape d’accorder des indulgences aux fidèles qui visitent la chapelle et qui par leurs dons aident à l’édification du bâtiment qui est achevée en 1496. Mais la toiture est arrachée par un ouragan en 1819 et l’édifice reste depuis lors à l’état de ruines. Le Conseil municipal refuse d’ailleurs en 1847 de céder ces dernières à la fabrique de la paroisse du Pouliguen.