Baume-les-Dames
Histoire de Baume-les-Dames
Baume-les-Dames est une commune de Doubs, en Bourgogne-Franche-Comté, qui compte 4 991 habitants. Baume-les-Dames doit son nom à une grotte (Issu d’un mot préceltique signifiant grotte donnant « baume » en vieux français) et à une abbaye de bénédictines dont toutes les femmes étaient issues de la noblesse.
Le comté de Warasch (Varais) a été fondé par les Burgondes dans le courant du et était l’un des cinq composants de la Franche-Comté historique avec les comtés d’Escuens, d’Amaous, de Port et la ville de Besançon; cette organisation a subsisté jusqu’au. Le comté s’étendait de Rougemont à Poligny, du nord au sud, et des sommets des monts du jura jusqu’aux rives du Doubs d’est en ouest; sa capitale était Baume-les-Nonnes (future Baume-les-Dames). Baume-les-Dames, anciennement Balmea. En 1040 est rédigé acte de donation de l’archevêque de Besançon, Hugues, par lequel il y décrit la ville de Baume-les-Dames. Bâtie sur le versant du mont Saint-Léger et descendant jusqu’à la plaine. La partie haute (qui sera détruite vers le milieu du par le duc Berthold) comprend l’église Saint-Léger tandis que la partie basse s’articule autour du monastère et du sanctuaire consacré à la Vierge.
Au nord se dressait l’église Saint-Martin, au sud-est l’église Saint-Sulpice et celle de Saint-Pierre. Par ce document Hugues confirme aussi la possession de quatorze églises des environs au bénéfice de Baume. En 1173 un traité est conclu en l’abbaye de Baume-les-Dames entre Aymon, prieur de Chaux, et Othon, comte palatin de Bourgogne, quatrième fils de l’empereur Frédéric Barberousse. Par cet acte ils s’associent chacun pour moitié dans la terre du prieuré. Cette opération sera à l’origine de la composition de la seigneurie de Clerval qui sera échangée en mars 1365 par les ducs de Bourgogne au profit des comtes de Montbéliard. Au, le comte de Bourgogne Otte-Guillaume de Bourgogne était le comte supérieur des quatre comtés de Bourgogne (Port, Amont, Scoding et Warasch).
Il était placé sous la suzeraineté du roi de Bourgogne Rodolphe. Ce dernier se laissa manipuler par Otte-Guillaume qui parvint à écarter les comtes inférieurs (qui avaient été nommés par le roi de Bourgogne) afin de les remplacer par ses vassaux à qui il donna le titre de vicomte et donc avec des pouvoirs moins importants mais dont le fief devenait héréditaire. C’est à cette occasion que la maison de Neufchâtel(-Bourgogne) obtint officiellement la vicomté de Baume-les-Dames, capitale du comté des Varasques, alors que Besançon était donné à la maison de Rougemont, que Vesoul était le fief des Faucogney et que Dole et Salins étaient confiés aux maisons de l’Hôpital et de Montsaugeon et à partir de 1244 Thiébaud de Neufchâtel était désigné comme hommage lige du duc de Bourgogne pour le château de Baume-les-Dames, c’est en 1763 que la ville devient chef-lieu d’un bailliage, d’une recette ainsi que la résidence de la maréchaussée. Déjà en 1568 avait été construite une maison commune où siégeait le conseil de la ville composé de douze jurés et de quatre échevins pour gérer les affaires de la ville ainsi que les travaux et la garde aux fortifications. Aussi en 1647, le magistrat de la ville n’hésita pas à reconnaître le droit de gardienneté de l’abbaye au vicomte-mayeur-capitaine c’est-à-dire à lui-même. Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Baume-sur-le-Doubs, a absorbé celle voisine de Cour, peuplée de, a absorbé celle voisine de Champvans-les-Baume, peuplée de.
Patrimoine religieux
L’abbaye Sainte-Odile aurait été fondée. Elle porte le nom de sainte Odile qui s’y est cachée pour échapper à son père. L’abbaye fut reconstruite. L’église Saint-Martin compte aujourd’hui parmi les plus beaux monuments du cœur historique de Baume-les-Dames.
Elle a d’ailleurs été inscrite à l’inventaire des Monuments historiques. La première église Saint-Martin. Martin était soldat de la garde impériale d’Amiens. Il fut interpelé un jour par un pauvre, et dans un geste fraternel, il lui donna la moitié de son manteau.
Dès lors saint Martin se fit baptiser et mena une vie d’ermite. On mit l’église sous le patronage de saint Martin, car il était passé à Baume-les-Dames. L’église est née de la fusion des deux paroisses de Saint-Martin et Saint-Sulpice en 1615. Elle a été reconstruite entre 1617 et 1621 avec des pierres de pays extraites des carrières des Combes.
Cette église a été construite par les architectes Perrin et Roussel. Cette chapelle a été élevée en 1540 par un Baumois, le chanoine Claude Pignet. Elle a été construite dans le but d’accueillir les paroissiens pestiférés.