Beaune

Histoire de Beaune

Beaune est une commune de Côte-d’Or, en Bourgogne-Franche-Comté, qui compte 20 032 habitants. La plus ancienne mention du nom de Beaune se rencontre sur une monnaie mérovingienne portant BELENO CAS[TRO] et dans les écrits en 664 Pagus Balnensis, en 861 Belna, en 1005 Belna Castrum, en 1164 Belna. est l’évolution étymologique du mot gaulois latinisé. Belena est le nom de la source autour de laquelle s’est établie la bourgade.

Le nom de cette source est issu du patronage du dieu gaulois Belenos, divinité des eaux vives.

La charte de franchise de la commune de Beaune confère à ses habitants droits et privilèges., duc de Bourgogne, permet à Beaune d’exister en tant qu’institution autonome dès 1203 sur le modèle de Dijon. Cette charte est conservée aux Archives municipales de Beaune.  » de Rogier Van der Weyden. En 1422, Nicolas Rolin devient le chancelier du duc de Bourgogne Philippe le Bon. Il fut très lié à Jean sans Peur, qui fut le parrain de son troisième fils. Veuf, il épouse en 1421, Guigone de Salins issue de la noblesse comtoise, avec qui il fonde les Hospices de Beaune, en 1443, où il crée en 1452 un nouvel ordre religieux: les sœurs hospitalières de Beaune. C’est lui qui commande le polyptyque du Jugement dernier au peintre flamand Rogier van der Weyden, pour les hospices.

Les États de Bourgogne reconnaissent comme souverain le 29 janvier 1477, à la mort de Charles le Téméraire. Avec l’occupation de la Bourgogne par l’armée royale conduite par, Georges de la Trémoille et Charles d’Amboise, Beaune se rallie à Marie de Bourgogne, contre le roi de France. Les révoltes de Beaune ainsi que Semur-en-Auxois et Châtillon-sur-Seine sont rapidement étouffées. Cependant, le roi confirme finalement les privilèges de la ville par ses lettres patentes en octobre 1478. Le retour de la Bourgogne à la France de entraine la campagne de fortification qui donne à la ville sa physionomie actuelle. Une première phase de construction, qui eut lieu entre 1478 et 1502, établit la citadelle et une première enceinte. De 1513 à 1524 furent construites les « grosses tours » aux angles de la cité et l’enceinte fut épaissie. Une dernière phase en 1636 modernise les fortifications en ajoutant des bastions aux côtés les moins défendus.

De fortes pluies s’abattent sur l’été 1708 et nuisent à la récolte annuelle, et le 2 janvier 1709 lorsque la pluie se met à tomber, immédiatement suivie d’un vent glacial: un hiver exceptionnel commence. Le vent qui souffle jusqu’au 25 janvier 1709-, sans que la neige ne soit venue protéger les cultures, anéantit les semailles et les arbres fruitiers, altère les vignes et gèle les cours d’eau. La Bouzaise est gelée en deux heures. Même le vin tourne en glace dans les bouteilles et les tonneaux. Les oiseaux et les volailles ne survivent pas à ce froid polaire. Pour sauver les vagabonds, les voyageurs et les indigents, des feux publics sont allumés. Après une courte période de répit accompagnée par la pluie, la neige tombe à partir du début du mois de février, et lorsque celle-ci fond les rivières débordent et inondent la campagne. Le soleil apparaît au mois d’avril, redonnant vie aux champs, et apportant de la chaleur aux habitants, mais une pluie verglaçante vient détruire les semences jusqu’aux racines.

Les conséquences de ce Grand Hiver sont désastreuses pour la population. Les habitants s’attendent à une grande famine, ce qui crée un sentiment général de panique. On craint les accapareurs, on s’oppose à libre circulation des blés. Pour calmer les tensions, le conseil municipal décide de bloquer toutes les provisions de blé et de les recenser pour mieux les gérer et les distribuer. Mais des émeutes ont lieu à Pommard où les habitants s’opposent à la réquisition de leur stock, alors que Beaune se constitue une réserve, alors que les récoltes de blés et les vendanges sont quasi inexistantes en 1709. Le département de la Côte-d’Or est créé le 4 mars 1790 par l’Assemblée constituante à partir de l’ancienne province de Bourgogne. En février 1814, sont à Beaune sous les ordres du baron de Scheither qui conduit les opérations dans le Sud-Est de la France, pour prendre Chalon-sur-Saône aux troupes de Napoléon, pendant la campagne de France de 1814, où Napoléon tente d’empêcher l’invasion de la France par la Sixième Coalition. En 1881, la commission des Hospices de Beaune met en place un projet pour transformer son école horticole en école de viticulture.

Le projet soutenu par la municipalité et le département voit le jour en 1884 comme l’École pratique d’Agriculture et de Viticulture de Beaune. C’est le député Sadi Carnot qui intervient auprès du ministre de l’agriculture, en mars 1884, pour faire de ce projet une priorité nationale et l’arrêté de création paraît le 25 octobre 1884-. L’école est destinée à former des chefs de culture et une instruction professionnelle aux fils de viticulteurs. L’entrée de l’école se fait alors sur concours, et accueille la première année, pour un cycle de trois ans d’études. En 1962, avec la transformation de l’enseignement agricole, « la Viti », devient un lycée agricole: le Lycée viticole de Beaune. Lors de la Première Guerre mondiale, Beaune devient l’une des bases arrière du corps expéditionnaire américain (A.E.F.) et de ses d’hommes en France. En 1918, l’hôpital militaire américain est construit aux portes de la ville, avec il sera l’un des plus importants en Europe. L’hôpital sera transformé après l’Armistice en Université américaine, par l’A.E.F.

pour former les soldats qui ne peuvent pas rentrer immédiatement aux États-Unis, dans les forces d’occupation de l’Allemagne. University of Beaune ouvre de février 1919- à juin 1919 avec étudiants américains qui y suivent une formation et sa faculté de et personnels. University de Beaune avait un collège d’agriculture avec dans une ferme de a Allerey, et une branche de, dans un collège d’art et d’architecture situé au château de Bellevue près de Versailles. Près de furent rassemblés dans sa bibliothèque et seront ensuite donnés à la bibliothèque municipale de Beaune. L’université fut dirigée par John Erskine, professeur d’anglais à l’université Columbia de New York, qui fut chargé de l’organisation de cette université militaire avec le colonel Ira Reeves. Les Allemands arrivent le 17 juin 1940 à Beaune. Séduit par les thèmes agrariens de la Révolution Nationale, le maire Roger Duchet affiche vite son enthousiasme en renommant dès 1940 l’avenue de la Gare « avenue du Maréchal Pétain » suivant les consignes données par le Comité départemental de Libération, mais convoqué en décembre par le comité d’épuration du CDL, il échappe à toute sanction et est réélu l’année suivante. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la ville est rejointe par le de cuirassiers du colonel Durosoy, venu par Chalon-sur-Saône et Bligny-lès-Beaune.

Les forces françaises arrivent le 7 septembre et se heurtent à des mitrailleuses à l’ouest et surtout à de fortes défenses antichar au sud de la ville qui causent des pertes humaines et matérielles au Escadron. Un char M4 Sherman, connu sous le nom de char Orléans II et appartenant au du RC, est détruit dans les environs de la ville, et d’autres sont endommagés. Les Français, aux portes de Beaune, se replient pour la nuit durant laquelle les Allemands fuient la ville vers Dijon. Les forces françaises ne peuvent entrer dans la ville que le lendemain pour la libérer, le 8 septembre 1944, où elles sont acclamées. Un odonyme local rappelle cet événement. Les troupes entrant dans Beaune étaient issues en partie de la armée commandée par le général Jean de Lattre de Tassigny, et également des troupes des

Patrimoine religieux

Beaune est classée « ville d’Art et d’Histoire ». Pas moins de y sont classés ou inscrits au titre des monuments historiques. Le centre de Beaune est inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco au titre des climats du vignoble de Bourgogne. Les halles de Beaune font face à l’Hôtel-Dieu, elles abritent le marché hebdomadaire le samedi, ainsi que la vente des hospices de Beaune.

Saint-Baudèle se trouve au centre du castrum, près de la source de Belenin, 7 rue de l’Enfer, qui donna son nom à la ville. La première église fut probablement édifiée à la fin du sur les ruines d’un temple d’Apollon. Elle renfermait les reliques de saint Baudèle (ou saint Boil) qui était un contemporain de saint Martin. C’était un soldat qui a subi le martyre à Nîmes vers 395. Un petit monastère fut élevé sur son tombeau et Grégoire de Tours rapporte qu’il s’y opéra plusieurs miracles.

Vers 720, lorsque les Arabes menacèrent le sud de la France, l’abbé saint Romule et 80 moines s’enfuirent vers le nord avec quelques os de saint Baudèle. Quelques fragments de relique furent confiés à Beaune et la cathédrale prit le nom de saint Baudèle. Les remparts du castrum protégèrent certainement l’église lors de l’invasion de 731. L’église était le siège d’un important archidiaconé du diocèse d’Autun. En 1099, le pape Urbain II réaffirmait dans une bulle la prééminence de Saint-Baudèle sur les autres églises de Beaune.

Elle demeura l’église principale de la ville jusqu’à la construction de l’actuelle église Notre-Dame. Elle fut ensuite progressivement désaffectée et fut vendue comme bien national en 1791. Elle appartient aujourd’hui à la maison de négoce en vin Joseph Drouhin. Elle était constituée d’un vaisseau avec une voûte en berceau plein cintre. On peut encore y voir deux colonnes et un petit baptistère pouvant remonter.

Informations Clés

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Population

20.032 habitants

Région

Bourgogne-Franche-Comté

Département

Côte-d'Or
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