Beauvoisin

Histoire de Beauvoisin

Beauvoisin est une commune de Gard, en Occitanie, qui compte 5 581 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Bellumvicinum en 1027, castrum Belvedin en 1121, de Velvezin en 1197, Belvoysin en 1435. De l’adjectif bas latin bellus (beau») et vicinium (voisinage, village). Ses habitants sont les Beauvoisinois et les Beauvoisinoises utilisé dans les villages méridionaux.

La plus ancienne trace d’occupation humaine à Beauvoisin date de l’épipaléolithique (soit entre 10 000 et 9 000 av. J.C), sur le site du Plaisir, au sud-ouest du village. Des outils ainsi que 7 à 8 individus (un enfant, un adolescent et des adultes) furent découverts sur ce site en 1981 et 1982. Ce gisement confirme la présence, sur le littoral, de culture de lignée «valorguienne». L’hypogée était constitué d’une petite chambre qui était fermée par un petit muret qui débouchait sur un pseudo-couloir et les trois individus étaient sur un dallage composé de galets qui provenaient vraisemblablement de terrasses avoisinantes. Les premières mentions de Beauvoisin apparaissent vers 820 sur un cartulaire de l’abbaye de Psalmodie, située près d’Aigues-Mortes.

Le lieu est appelé Tovana ou Tufana. Il est situé à l’emplacement actuel du vieux village, autour de la butte du Château. Ce site surélevé était propice à la surveillance et sa propre défense, en des périodes de grandes invasions qui empruntaient le couloir de Nîmes vers l’ouest. En 973, l’évêque Bernard de Nîmes, cède un harmas (terre sans culture) aux portes de Beauvoisin à un nommé Raoux et sa femme, en échange d’une vigne sous les murs de Nîmes. Sous le nom de Bellovicidum, la terre de village appartient au vicomte de Nîmes de la famille Aton, de 1027 à 1041. Le château construit en 1067 aurait appartenu aux templiers et aurait été détruit vers 1150, ainsi que sa chapelle Saint-Pierre (à l’emplacement de l’église actuelle).

En 1121, le château de Beauvoisin passe sous la juridiction vauverdoise lorsque Rostaing II de Posquières (ancien nom de Vauvert) épouse Ermessinde, fille de Bernard Aton IV, vicomte de Nîmes et Béziers. Elle apporte en dot les châteaux de Beauvoisin, Calvisson et Marguerittes. En 1143, Pierre de Beauvoisin est témoin de la donation par Pons-Guilhem de ses terres de francavallis à l’abbaye de Franquevaux. Puis en 1145, Bernard Raymond de Beauvoisin est témoin de l’acte de Bernard Aton IV en faveur des foires de Nîmes. Pour garder ses juridictions, Rostaing III de Posquières rachète en 1146 à Bernard Aton la dot de sa mère Ermessinde contre 98 marcs d’argent du poids de Saint-Gilles, c’est-à-dire la justice des châteaux de Beauvoisin, Calvisson et Marguerittes et le pouvoir d’exiger serment de fidélité de tous leurs habitants. Les brigands cathares ou albigeois occupent le castrum de Belote.

En 1197, Raymond VI comte de Toulouse l’assiège et le délivre. Un accord est passé en 1198 entre l’abbé de Franquevaux et Guillaume de Cazellis, prévôt du chapitre de Nîmes et prieur de Beauvoisin sur les limites de leurs territoires respectifs. Plus tard, le prieur Pierres du Besset assure un concordat entre le seigneur et les habitants de Beauvoisin par lequel on lui accorde un treizième de la dîme. Le dénombrement de la sénéchaussée de Nîmes, organisé en 1384, révèle 9 feux au village de Bellovicinum, c’est-à-dire environ 50 habitants. La réparation du subside (impôt) au roi Charles VI mentionne l’ecclésia de Bellovicino, celle à Charles VII, en 1437, cite Belvoysin. Dans les actes du notaire Ursy à Nîmes on trouve cité le prieuré Saint-Thomas de Beauvoysin.

Dans les actes du même notaire, en 1575, le village est appelé Beauvoisin. En cette fin du, Beauvoisin adhère presque totalement aux idées de la Réforme. Jusqu’à la révocation de l’édit de Nantes en 1685, la commune sera gouvernée par des consuls protestants. De cette période, on retiendra la volonté des élus d’assurer la formation des enfants du village. Il existe en effet des contrats de précepteurs engagés pour cette fonction. Les troubles de l’après Édit de Nantes n’épargneront pas Beauvoisin.

Des assemblées interdites, les déserts, organisées autour du village seront réprimées. Les camisards investiront la commune en 1704, y brûleront l’église et feront des victimes parmi la population. À la Révolution, le village occupe le territoire au pied du château, entre la rue de la Poste, la Grand Rue, la rue Pavée et la rue du Jeu du Mail. Les cultures vivrières surtout (blé, orge, oliviers) sont essentiellement dans la plaine. Les Costières, appartenant pour majeure partie a l’abbaye de Franquevaux, sont couvertes de bois, au milieu desquels on trouve quelques mas comme Listerne ou Sainte-Colombe. La vente de ces biens, devenus biens nationaux, à quelques propriétaires beauvoisinois et leur défrichement, va amorcer l’essor de l’agriculture qui a modelé le village d’aujourd’hui.

Informations Clés

Eglises sur ce site

Population

5.581 habitants

Région

Occitanie

Département

Gard
(30)

Trouver une église à Beauvoisin

Recherche
No data was found