Bédarrides
Histoire de Bédarrides
Bédarrides est une commune de Vaucluse, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui compte 5 410 habitants. Bédarrides devrait son nom au nom latin Bitturritae, deux tours construites près de la grande place du village après la victoire des Romains sur les Allobroges (bataille de Vindalium, 120 ). Elles devinrent ensuite une villa nommée Villa Bittorita.
Les premiers habitants seraient les Voconces et les Cavares. En 912, la villa Bittorita est donnée à l’évêque Rémi par l’empereur Louis III l’Aveugle. À compter de cette date, elle fut sous l’égide des évêques d’Avignon. En 1210, l’évêque d’Avignon accorda une charte à la bourgeoisie locale afin qu’elle puisse elle-même élaborer les règlements communaux. La ville de Bédarrides voyait le jour. Charles IV, troisième fils de Philippe le Bel, après la mort de son frère Philippe, est couronné à Reims par l’archevêque Raymond de Courtenay, le.
Jean XXII trouve la mesure excellente et, pour ne pas être en reste, il fait de même avec les juifs d’Avignon et du Comtat Venaissin qui se réfugient en Dauphiné et en Savoie. Pour parfaire l’expulsion, le pape juge utile et nécessaire de faire jeter à bas la synagogue de Bédarrides ainsi que celles de Bollène, Carpentras, Le Thor, Malaucène, Monteux et Pernes. Ce fut la seconde expulsion des juifs du Comtat. La première avait été décidée le, par Mathias de Chiéti – dit Matthieu de Chéate – recteur du Comtat Venaissin, qui les accusait de pratiquer l’usure. La ville de Bédarrides fut le siège d’une forte communauté israélite qui a subsisté jusqu’en 1694.
1560-1589, les guerres d’Italie et les guerres de Religion touchent le Comtat Venaissin. 21 août 1616, la commune est touchée par de fortes inondations. La commune est touchée par les différentes épidémies de peste: 1639 / 109 victimes, 1650 / 145 victimes, 1720 / 308 victimes (1/3 de la population). Au XVIIIe siècle, Bédarrides fut le siège de la secte des « Illuminés du Mont-Thabor ». En 1709, les habitants de Bédarrides souffrent d’un hiver très rude. L’Assemblée Nationale, par deux fois les 27 août et, avait refusé de décréter l’annexion d’Avignon et du Comtat Venaissin.
Les « patriotes » des deux États pontificaux élurent leurs représentants qui se rassemblèrent à Bédarrides, dans l’église Saint-Laurent, le et ils votèrent leur rattachement à la France à une forte majorité puisque le décompte des mandats s’éleva à favorables sur un total de. Cet acte est considéré comme le premier exprimant le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Le 14 septembre, mise devant le fait accompli, la Constituante proclama que les États d’Avignon et du Comtat faisaient désormais « partie intégrante de l’Empire français ». Le 4 décembre 1851, insurrection des républicains qui, à cause du prince Louis-Napoléon qui veut imposer son pouvoir, s’emparèrent de la mairie et s’y installent. Étienne Daillan (1808-1859), dit le Docteur Daillan, médecin et maire de Bédarrides (1848-1849), fut le seul officier municipal de Vaucluse à s’opposer au coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte en décembre 1851. La répression fut féroce et le docteur Daillan, sorti de prison, passa en procès à Lyon avec Alphonse Gent.
La gare de Bédarrides est mise en service le 29 juin 1854 par la Compagnie du chemin de fer de Lyon à la Méditerranée (PLM), lorsqu’elle ouvre à l’exploitation la section d’Avignon à Valence de sa ligne de Lyon à Avignon. Les 26 et 27 octobre 1886, la commune est une fois de plus touchée par de fortes inondations. L’Ouvèze et la Sorgues, les deux principales rivières de la ville sont en crue également en 1992. Sur la place de la mairie et de l’église, une plaque rappelle que les eaux ont atteint deux mètres, soit le premier étage des habitations. Le 16 avril 2010 [https://www.ledauphine.com/vaucluse/2010/04/17/l-ancienne-usine-canissimo-en-proie-aux-flammes] et le 14 janvier 2015 [https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/accident/46140/], l’ancienne usine Canissimo située au nord de la commune, est en proie aux flammes et menace de s’écrouler sur elle-même. Par chance, les pompiers ont empêché les flammes de se propager, et de causer plus de dégâts.
Aujourd’hui, les toits sont tombés, mais les murs d’enceinte tiennent toujours.
Patrimoine religieux
On dénombre à Bédarrides trois monuments classés historiques qui sont les trois premiers ci-dessous Le pont à l’origine de celui-ci était effectivement romain, mais il fut emporté par une importante crue en 1620. Un pont en bois fut alors établi, mais celui-ci aussi fut emporté par une nouvelle crue en août 1622 qui emporta une arche, le rendant inutilisable. Un bac à traille fut installé, mais comme il fut insuffisant, le pont en pierre d’origine fut reconstruit.
Les travaux durèrent sept années (1640-1647). Aujourd’hui, il est encore utilisé pour le passage de l’Ouvèze en voiture. L’église Saint-Étienne-et-de-l’Assomption Cette église fut érigée sur l’emplacement d’une ancienne église romane, existante depuis fort longtemps et tombant en ruine.
Les travaux commencèrent en 1677 et se poursuivirent jusqu’en 1684. Elle fut inaugurée la veille de Noël. Elle fut sujette depuis à de nombreuses modifications. Pour commencer, le clocher ne fut terminé qu’en 1689.
Ensuite, en 1714, l’église fut dallée. En 1719, une balustrade y fut construite ainsi que deux bénitiers en 1725. À l’intérieur, un total de huit chapelles ont été faites.