Berck
Histoire de Berck
Berck est une commune de Pas-de-Calais, en Hauts-de-France, qui compte 13 298 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Berkeres en 1124; datum Bergis ou Berc en 1215; Bierk en 1282, montagne.
Berck s’affirme dès le Moyen Âge comme un port de pêche. Au, la vicomté-pairie de Berck est entre les mains de la famille de Fresnoy. En 1733, Jean-Baptiste, Marquis de Fresnoy, est dans une situation financière délicate sans doute le train de la vie qu’il mène à Paris, où il réside dans une maison de la rue de Gaillon est-il dispendieux, mais cet état de fait n’est pas uniquement la conséquence d’une mauvaise gestion financière. En effet, la dot de sa femme, Marie Anne Deschiens de la Neuville, qui est de 160.000 livres, une somme énorme pour l’époque, n’a pas encore été versée par le père de celle-ci.
Poursuivi par ses créanciers, il est contraint de constituer une rente de 6000 livres par an d’arrérages au principal de 120.000 livres auprès d’un jeune noble normand, Hyacinthe Louis marquis de Pellevé et comte de Flers. En échange du versement de ces 120.000 livres, il apporte comme garantie non seulement la maison de la rue de Gaillon, mais aussi entre autres propriétés « la terre et baronnie de Brexant scituée proche Montreuil sur Mer », et surtout « la terre et vicomté de Berk, port de mer scituée proche Montreuil sur Mer sous la Coutume d’Artois, qui valoit 2000 livres de rente avant que les sables en eussent bouché le port et n’est plus affermée à Michel Malingre que 400 livres, la garenne de laditte terre affermée 100 livres. Est observé que dans laditte vicomté il y a encore une garenne nommée de Grofliers qui raportoit jusqu’à 1200 livres par an, laquelle n’est plus affermée depuis que les sable ont bouché les terriers et couverts les herbes qui servoient de nouritures aux lapins, mais on travaille actuellement a la retablir et la repeupler ». Toutes ces terres lui viennent de sa mère, Marie Madelaine des Essarts, à la suite du partage fait entre elle et sa sœur Marie-Marguerite, épouse de Jean-Baptiste de Bellon de Thurin, Comte du Sant Empire de la succession de leurs parents Charles des Essarts marquis de Meigneux et Françoise Geneviève Regnault.
En 1736, Hyacinthe Louis marquis de Pellevé se suicide, et la créance de Jean Baptiste de Fresnoy passe aux mains de sa sœur et unique héritière, Antoinette Jourdaine de Pellevé. Il lui rembourse le principal de 120.000 livres peu de temps après, sans doute en empruntant ailleurs et en réengageant la terre de Berck. Ancien port d’échouage (vers cent cinquante bateaux de pêche jusqu’en 1914), Berck prend une vocation thérapeutique pour le traitement de la tuberculose osseuse sous le Second Empire. Tout commence par l’initiative d’une veuve de marin, Marie Anne Elizabeth Brillard, dite Marianne-toute-seule, qui a l’idée de faire prendre des bains de mer aux enfants malades qui lui sont confiés.