Biscarrosse
Histoire de Biscarrosse
Biscarrosse est une commune de Landes, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 14 551 habitants. Le nom de la localité est attesté au Moyen Âge sous la forme Biscarrossa in Borno en 1274. Le premier élément Biscar- représente un pré-roman *bisk- + -ar, d’où gascon bisquère « crête, dos ». Par pré-roman, il faut sans doute entendre l’aquitanique.
bizkar « crête » est attesté chez Ptolémée sous la forme Biscargis et peut-être dans Rome, CIL, 709: ARBISCAR. en particulier Visker (Bisquer en 1283), Viscos (Hautes-Pyrénées). Il est suivi du suffixe aquitain -ossum (ou -ossu) / -os.
Chez Dauzat, -um latinise mais montre aussi que le suffixe est probablement différent de -os qui est quant à lui comparable au basque -oz, réalisé parfois -otz. Il s’agit sans doute d’une forme secondaire -ossa comme dans le type Sangosse équivalent du Sangüesa espagnol (Sangossa en 1095) qui se dit encore aujourd’hui Zangoza en basque, à moins que ce soit un latinisme.
Le château de Biscarrosse, au départ, modeste maison avec 4 pièces et 2 tours. Cependant, il a été transformé en château de style Renaissance. Il est possible qu’il ait servi de manière ponctuelle de lieu de villégiature au Prince Noir, Edouard de Woodstock, pendant la guerre de Cent Ans. La première trace écrite qui atteste l’existence juridique de Biscarrosse est une charte qui confirme les privilèges ultérieurs des habitants. Elle est établie le dans un contexte de contentieux avec un seigneur voisin, le sire de Pommiers. Ce texte dont l’original est conservé à la Tour de Londres rend inattaquable les privilèges des habitants.
Extrait: Ce texte, en plus de lister les obligations et les droits des habitants de Biscarrosse, précise également le champ d’application géographique de ces privilèges. Les limites évoquées dans le texte coïncident parfaitement avec les limites actuelles de la commune. Ce texte a été confirmé par la monarchie française à 4 occasions: en 1486 par Charles VIII L’affable, en 1557 par Henri II, en 1615 par Louis XIII le Juste, et enfin en 1676 par Louis XIV. Il est à noter que les droits mentionnés dans ce texte sont toujours partiellement en vigueur à travers la forêt usagère de Biscarrosse.
Depuis 1951, la famille d’Antin de Vaillac porte le titre de comte de Biscarrosse. L’histoire de cette commune longtemps tournée vers la sylviculture et l’élevage a été marquée par l’aviation à partir des années 1930, avec la création de la base des hydravions Latécoère. En effet, le, en conseil municipal, Me Fabre, alors maire de Biscarrosse, fait part d’une lettre qu’il a reçu d’un industriel toulousain Pierre-Georges Latécoère. Celui-ci désire acquérir des terrains en bordure du lac de Biscarrosse et de Parentis pour y installer des ateliers de montage d’hydravion. Une fois la vente actée, le, arrive, depuis Toulouse, le Laté 38-02, en pièces détachées. Le premier vol est réalisé un mois plus tard, le.
Tout au long des années 1930, l’Hydrobase se développe: de grands noms de l’aviation française y volent – Jean Mermoz, Saint-Exupéry, Hébrard, par exemple. Tout au long de la période les capacités et les performances des appareils s’améliorent et s’étoffent: le Laté 521 (type « Lieutenant de vaisseau de Paris ») mesure 49 mètres de largeur pour 31 mètres de longueur et peut transporter jusqu’à 70 passagers. La British Overseas Airways Corporation| exploite une ligne vers les Indes, La ouvre en 1939 une ligne entre les États-Unis et l’Europe avec leur avion le « Yankee Clipper ». La guerre éclate en et casse cette dynamique. Dès le début du conflit, la base de Biscarrosse est placée sous le commandement de la Marine. Les Allemands occupent Biscarrosse de.
L’Aéropostale, puis le transport de passagers, en particulier la compagnie Air France, ont décollé du lac de Parentis-Biscarrosse, appelé également « lac Latécoère ». Après la disparition des hydravions transatlantiques et leur remplacement par des avions terrestres, la base de Biscarrosse a été fermée. Notez aussi que le un centre d’incendie et de secours est ouvert à l’entrée du site DGA Essais de missiles. Cette unité est armée par des effectifs de la Brigade de Sapeurs Pompiers de Paris, équipés, soldés et missionnés par la Direction Générale de l’Armement pour intervenir sur son emprise. Ils peuvent aussi assurer le secours à victimes à Biscarrosse-plage et lutter contre les feux de forêts en renfort du Service Départemental d’Incendie et de Secours de Biscarrosse. Les accords d’Évian, qui mettent fin à la guerre d’Algérie, prévoient la restitution des sites militaires français, notamment les champs de tir du Sahara, tel celui d’Hammaguir, restitué en.
Dès 1962, Pierre Messmer décide d’implanter un nouveau centre pour les missiles balistiques français. Le premier engin est lancé en 1964. Dans la foulée de la création quelque 1 500 familles essentiellement des militaires et des techniciens s’installent, ce qui ne manque pas de dynamiser le commerce local. Cependant, depuis 2002 avec la professionnalisation croissante de l’armée et la réduction des activités de lancements, on assiste à une baisse des effectifs en présence sur le site. Biscarrosse est citée dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale. Biscarrosse fut desservie par le chemin de fer pendant le XXe siècle.
En effet, la ville possédait une gare, qui se trouvait sur la ligne de Ychoux à Biscarrosse de la compagnie locale des Voies ferrées des Landes. La ligne, prolongée à Biscarrosse-Bourg en 1903 puis à Biscarrosse-Plage en 1909, fut construite essentiellement pour desservir des établissements industriels mais connut un trafic voyageurs important. Elle a fermé au trafic voyageurs en 1960 et a été détruite dans les années 1990. Seuls les bâtiments de l’ancienne gare subsistent aujourd’hui. Cette ancienne voie ferrée a été aujourd’hui transformée en piste cyclable et fait partie de la « Vélodyssée » qui va de Roscoff à Bayonne sur plus de en site propre.