Bolbec
Histoire de Bolbec
Bolbec est une commune de Seine-Maritime, en Normandie, qui compte 11 635 habitants. Le nom de la localité est attesté sous la forme Bolebec, dès la fin du, Bolebec en 1156-1159, Bolebec 1172-1178, Bollebec 1172-73-1175, Bolebech fin, Bollebec en 1218, Bolebec en 1303, Bulebec en 1306, Bolebec en 1337, Bolebec en 1431, Bollebec en 1447, Bollebec en 1469, Bollebec en 1557, Bollebec en 1586, Bolbec en 1629, Bolebec 1648, Bollebec en 1704, Bolbec en 1738. Il s’agit d’une formation toponymique médiévale en -bec, appellatif fréquent dans l’hydronymie et la toponymie normande. Cet élément désigne un ruisseau, un cours d’eau, et il a dû s’appliquer tout d’abord à la rivière de Bolbec.
Il s’agit donc d’un cas de transfert du nom de la rivière au bourg principal situé sur son cours, comme dans les cas de Dieppe, Fécamp, Eu, etc. L’appellatif toponymique bec est issu de l’ancien scandinave bekkr « cours d’eau, ruisseau » cf. Orbec, Foulbec, le Bec, etc.
La nature du premier élément n’est pas déterminée avec certitude, Jean Adigard des Gautries avait émis l’hypothèse de voir en Bol-, l’ancien scandinave bolr « tronc d’arbre », c’est-à-dire un appellatif, tout comme Albert Dauzat à sa suite qui préfère cependant le scandinave bol « ferme ». Ces explications ne s’accordent pas tout à fait avec la nature des formes anciennes récurrentes, à savoir Bolebec, puis Bollebec.
Des découvertes archéologiques permettent d’affirmer que Bolbec est habitée depuis la plus haute antiquité tout comme Rouen. Son premier seigneur connu fut Osbern de Bolbec (vers 992) et le dernier fut le duc de Charost mort sur l’échafaud révolutionnaire. La ville fut occupée par les Prussiens pendant la guerre de 1870. Le passé de Bolbec est fortement marqué par l’industrie textile qui a longtemps été le moteur économique de la ville. Bolbec s’est développée grâce aux nombreux moulins qui jalonnaient la rivière traversant la ville. Ces moulins, au nombre de 14 au milieu du, ont permis le développement de l’industrie textile puisque celle-ci utilisait l’eau, puis la vapeur pour faire fonctionner ses machines.
Aujourd’hui, seuls trois moulins subsistent: un à la source de la rivière dans l’enceinte de l’usine Oril, un au Vallot et le dernier, ruelle Papavoine. À la fin du, de nombreux manufacturiers s’installent à Bolbec pour produire des « indiennes ». À la veille de la Révolution française, Bolbec compte près de 18 manufactures. En 1806, ce sont 27 indienneries qui existent à Bolbec, représentant près de 800 ouvriers. La petite rivière de Bolbec anime 27 moulins, 29 imprimeries de toiles, 22 curanderies ou blanchisseries de toiles, 16 garanceries et 18 autres industries diverses. L’importance du textile dans la vallée de Bolbec fut alors reconnue par l’État, d’une part par la création de la Chambre des arts et manufactures en 1806 (qui deviendra la Chambre de commerce et d’industrie) et d’autre part, par la création du Conseil des Prud’hommes en 1813.
Mais au fil des ans, l’industrie textile subit les crises économiques. À la fin du, une seule indiennerie subsiste. Elle fermera définitivement ses portes en 1956. Le dernier atelier de tissage fermera en 1986. Il reste peu de traces du passé textile de la ville. Seule une ancienne usine textile subsiste de nos jours: c’est l’ancienne usine Desgenétais, du nom de celui qui a marqué son histoire.
En effet, ce site est le dernier témoin de l’empreinte des manufactures sur l’urbanisme alentour: école Sainte-Anne, crèche, chapelle, maisons d’ouvriers, de contremaîtres… Cet ensemble forme un site exceptionnel témoin d’une époque.
Patrimoine religieux
La commune est classée « trois fleurs » au concours des villes et villages fleuris.