Bourg-la-Reine
Histoire de Bourg-la-Reine
Bourg-la-Reine est une commune de Hauts-de-Seine, en Île-de-France, qui compte 20 810 habitants. Les noms de Burgum Reginæ et Burgus Reginæ sont attestés depuis le début. En 1230, on trouve juxta Burgum Reginæ in censiva dicts Abbatis et en 1247, Burgo Reginæ. De nombreuses hypothèses ont été échafaudées quant à la reine dont il s’agit.
On a parlé de Blanche de Castille, la mère de Louis IX de France mais celle-ci ayant régné au, ce n’est pas possible. Cependant diverses traditions anciennes mentionnent la présence ou le passage d’une reine; le nom de Bourg-la-Reine se serait fixé finalement en référence à la reine Adélaïde de Savoie, épouse de Louis VI le Gros. De fait, le couple royal fonde en ce lieu en 1134 un établissement pour l’abbaye des Dames de Montmartre au lieu-dit Vert Pré.
Des silex et une hache en pierre trouvés dans le quartier de la Fontaine Grelot à Bourg-la-Reine, ainsi que des haches en bronze, témoignent de la présence humaine durant la période préhistorique. La seigneurie de Bourg-la-Reine est donnée par Louis VI le Gros (1081-1137) en octobre 1132 aux dames de l’abbaye de Montmartre, fief qu’il avait obtenu des religieuses de l’abbaye Notre-Dame d’Yerres en échange de la terre d’Invilliers sur la paroisse de Briis-sous-Forges, qu’il avait acquis auprès des chanoines de Notre-Dame de Paris. Les dames d’Yerres tenait cette terre soit par aumône ou par l’une des religieuses, abbaye de Montmartre qu’il avait fondée avec sa femme la reine Adélaïde de Maurienne de Savoie: elle le garde jusqu’à la Révolution, sauf de 1710 à 1736 où les dames de Montmartre sont obligées d’aliéner leur domaine par impécuniosité en faveur du duc du Maine. Cette terre a également porté le nom de Pré Hilduin suivant une charte de 1160 de Louis VII, restituant une terre sise au Pont-la-Reine. En août 1346, lors de la chevauchée d’Édouard III, Bourg-la-Reine subit le pillage des soudards anglais. En 1360, Édouard III d’Angleterre y passe la nuit alors que son armée assiège vainement Paris. Henri II de Bourbon-Condé et Henri IV y campent. En 1470, on note le passage de Louis XI et un recensement indiquant une centaine d’habitants à la même époque.
En 1544-1549 le Chapitre de l’église Saint-Benoît a une rente sur « les. L’Assemblée nationale décrète, d’après l’avis du comité de constitution, que le département de Paris est divisé en trois districts. L’un est formé par la ville de Paris, un autre à Saint-Denis et le troisième à Bourg-la-Reine. Ces deux derniers sont purement administratifs, de sorte que tous les établissements de judicature seront fixés à Paris. Le 27 mars 1794, le savant Nicolas de Condorcet est incarcéré à la maison d’arrêt du bourg sous son nom d’emprunt Pierre Simon, il meurt dans la nuit.
. C’est par une ordonnance royale, signée le 25 septembre 1834 par Louis-Philippe, annexant à Bourg-la-Reine une partie de la pente méridionale du territoire de Bagneux, qu’apparaît le toponyme les Bas-Coquarts pour désigner ce territoire nouvellement réginaburgien, le distinguant ainsi du lieu-dit les Coquarts, resté balnéonais, dont le coteau culminant à domine au nord-ouest Bourg-la-Reine. En 1846, la ligne de Sceaux est inaugurée. La section de Bourg-la-Reine à Orsay l’est en 1854. Lors du siège de Paris de 1870, la ville est occupée à partir du 19 septembre par les armées prussiennes. Charles Péguy emménage à Bourg-la-Reine en 1913.Il est l’une des réginaburgiennes de la Première Guerre mondiale. En 1935, le boulevard du Maréchal-Joffre, déviant la circulation du centre, est percé. La Seconde Guerre mondiale fait dans la commune. Lors des combats de la Libération de la France, la résistance locale bloque une pièce d’artillerie allemande postée au bas de l’allée d’honneur.
Un poste de secours a été installé dans la villa Hennebique, en face du parc du lycée Lakanal.
Trois résistants locaux, Paul-Henry Thilloy, René Rœckel, Jean-Roger Thorelle, sont fusillés par les Allemands. Et trois autres sont abattus: Roger Place, Marcel Babu, Georges Claude Courby.
Un autre résistant Michel Guillois (1899-1944) d’Honneur de la Police meurt en opération à Paris le 20 août 1944, lors d’une échauffourée place de l’Opéra. Les troupes victorieuses de Leclerc traversent la ville et l’un des chars de sa Division porte le nom de la ville de Bourg-la-Reine. On peut d’ailleurs trouver un des sherman de la division exposé à Phalsbourg et portant l’inscription « Bourg-la-Reine ». La poste aux chevaux était à la hauteur des de l’avenue du Général-Leclerc dont le maître de poste était Antoine Barbery en 1711.
Elle est transférée en 1751 à la Croix de Berny. À la fin du, on se rend de Paris à Sceaux par des coucous, petites voitures hippomobiles à deux roues, au départ de la barrière d’Enfer. Puis viennent Les Élégantes, voitures à quatre roues faisant le trajet quatre fois par jour. Ce mode de tr
Patrimoine religieux
La commune comprend plusieurs monuments répertoriés à l’inventaire général du patrimoine culturel de la France Avant 1650, le propriétaire Claude Simonet, laisse cette propriété à sa fille Élisabeth, qui épouse le 25 décembre 1685 le premier lieutenant du prévôt de l’Île-de-France Pierre Marchais. La propriété passe ensuite à leur fille Geneviève Laure qui épouse le sieur Louis-Hippolyte Gourdon de Saint Cyr, gendarme de la Garde ordinaire du Roi.
En 1815, le fils de la vicomtesse emprisonnée sous la Révolution française est nommé conseiller municipal pendant la Restauration.
La propriété passe à la famille Jannon-Marbeau., négociant, adjoint au maire de Paris fait faire des réparations importantes sous la direction de l’architecte Donjon.
Dans la seconde moitié du, la propriété est vendue et devient un collège de garçons. En 1856 y sont installées les sœurs aveugles de Saint-Paul qui quittent les lieux en 1858 et sont remplacées par les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul qui vont peu après s’installer à l’angle du boulevard Carnot et de la place Condorcet.
En 1861, les sœurs du Calvaire y installent de jeunes sourdes.
Le cimetière a été établi en 1820 et agrandi en 1880. Quelques célébrités non réginaburgiennes y reposent, notamment Hortense Allart de Méritens, la famille Dupont Couet, le maréchal Forey, la famille Angot, la famille Bon, la famille Demmler, la famille Hennebique.