Bourg-Saint-Maurice

Histoire de Bourg-Saint-Maurice

Bourg-Saint-Maurice est une commune de Savoie, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 7 187 habitants. Les plus anciennes formes toponymiques de la commune sont Ecclesia de Sto Mauritio , Parrochia Sti Mauricii (1310), Villa Sti Maurieii in Tarentasia (1331), Ecclesia Sti Mauricii , Locus vulgariter dictus Burg Sti Mauricii (1445). La ville de Bourg-Saint-Maurice a été identifiée avec Bergintrum (ou Bergentrum), datée de l’époque gallo-romaine. À la fin de l’époque romaine, la ville prend le nom de Saint Maurice, dont le culte s’est massivement répandu dans les Alpes à la suite de son martyre, pour devenir Ecclesia Sancti Mauricii; le terme Bourg n’apparaissant qu’au.

Après une courte période révolutionnaire, la ville prend son nom définitif. Pendant la Révolution française, les révolutionnaires français passent la frontière entre la Savoie et la France. Ils renomment la ville Nargue-Sarde en 1794, qui garde ce nom jusqu’à la fin de la première annexion en 1815 (voir Histoire de la Savoie).

En francoprovençal, le nom de la commune s’écrit Lò Bòrh (graphie de Conflans) ou Lo Borg / Boerg* (ORB).

La découverte d’une nécropole de type Chamblande (Culture de Cortaillod) au village du Châtelard confirme la présence humaine dès le Néolithique Moyen dans la vallée. La ville se situait sur la voie romaine Alpis Graia menant de Milan à Vienne en passant par le col du Petit-Saint-Bernard, au bord d’un petit ruisseau, le Bergintra (aujourd’hui: le Charbonnet), d’où son nom antique de Bergintrum. L’intérêt de cette localité résidait dans sa mine de sel du Roc d’Arbonne fournissant notamment le Val d’Aoste. Les voyageurs qui voulaient se rendre à Genève, prenaient la direction du village du Châtelard, passaient par le village des Échines, le chemin de la pierre à Cupules, les thermes de Bonneval, la vallée des Chapieux, le Cormet de Roselend, puis Arêches-Beaufort. La zone de Trèves, « trivium » en latin (trois chemins), sur la commune de Séez accolée à l’Ilaz « isle », nous donne l’indication des trois chemins possibles depuis Bourg-Saint-Maurice / Séez: Lyon, Genève, Turin. Le village du Châtelard, fortifié à l’époque médiévale, surplombe le rocher au pied duquel passe la voie romaine, verrou naturel emprunté par tous depuis des temps immémoriaux. Borne armoriée de Séez dans la forêt de Malgovert Borne armoriée de Bourg-Saint-Maurice dans la forêt de Malgovert

La forêt de Malgovert, située sur le versant ubac des territoires de Bourg-Saint-Maurice et Séez, a été la source de nombreux conflits territoriaux au cours des siècles. Son nom serait d’ailleurs originaire de ces litiges, signifiant « Mal gouvernée ». En 1673 et 1674, la situation se dégrade. Des droits d’accès à la forêt par les communiers de Montrigon, dépendant du Marquisat de Saint-Maurice, sont contestés par les communiers de Séez, dépendant du Comté de La Val d’Isère. Des batailles rangées entre ces deux communautés ont lieu dans la plaine des bords de l’Isère. Les communiers de Montrigon déposent alors une plainte auprès du juge du marquisat de Saint-Maurice. Mais en réalité, c’est en 1675 que le Sénat de Savoie statut. Des bornes comportant les armoiries du marquis de Saint-Maurice et des comtes de La Val d’Isère sont alors implantées pour délimiter les territoires de la forêt de Malgovert, mettant ainsi définitivement un terme au litige territorial.

Dans la nuit du 17 au, un important incendie détruit presque entièrement la ville. Cette catastrophe survient alors qu’un orage et des vents violents sévissent pendant trois jours. Seules une douzaines de maisons isolées sont épargnées par les flammes ainsi que l’église, la cure, le vicariat, la régence et une auberge, fréquentée par des soldats, au de la Grande Rue. L’incendie intervient dans le contexte de la Révolution française où près de 3600 combattants des troupes du général Kellermann, commandant en chef des armées des Alpes, sont répartis entre le col du Petit-Saint-Bernard et le col du Mont. Les habitants souffrent de cette présence militaire, Bourg-Saint-Maurice est rebaptisé « Nargue-Sarde » et Hauteville-Gondon, « Pente rude ». Les borains sont victimes de violences et pillages par ces soldats et les soupçonnent d’être à l’origine du feu dévastateur. Suite à cet évènement, l’urbanisation de la Grande Rue du bourg est repensée et les habitations alignées. Le village de Vulmix est touché par un incendie d’ampleur le soir de Pâques.

Les deux tiers du village sont détruits. La reconstruction aura lieu grâce à la solidarité des communes de Sainte-Foy-Tarentaise et de Montvalezan. Les ruelles du village sont élargies à cette occasion. La commune d’Hauteville-Gondon fusionne avec Bourg-Saint-Maurice. La vie économique est fortement marquée par le tourisme des sports d’hiver (avec la proximité des grandes stations de ski de la Tarentaise) et la caserne militaire du BCA créée en 1962. Celle-ci a fermé fin 2012, Bourg-Saint-Maurice a perdu environ, et retrouve son niveau de population du début des années 1980. De 1962 à 2012, le bataillon de chasseurs alpins est stationné à Bourg-Saint-Maurice, où il compte en. À, il est transféré à Varces où est déjà affecté le d’artillerie de montagne.

Au cours des âges, Bourg-Saint-Maurice a subie d’importantes crues provoquant de nombreuses catastrophes naturelles et façonnant son paysage. Les premières traces de crues sur la commune remontent à l’Antiquité. Une pierre gravée retrouvée dans l’ancienne église des Clarisses mentionne qu’avant l’an 163 de l’ère chrétienne, une inondation avait provoqué d’importants dégâts sur les thermes de Bonneval (hameau de la commune). Les crues des torrents avaient également touché les routes, ponts et temples des Ceutrons. L’Empereur César Lucius Aurélius Versus Auguste avait alors fait rétablir, à ses frais, les ouvrages endommagés par ces crues. L’église du bourg, construite près du quartier actuel de la Croix Saint-Maurice, a été plusieurs fois détruite, au, et. Dévastée par une inondation de l’Arbonne au début des années 1400, une nouvelle église Saint-Maurice a été bâtie au même endroit et consacrée le. D’énormes masses de graviers et de blocs sont drainées, emportant quatorze maisons.

L’église paroissiale Saint-Maurice est ensevelie à jamais sous le cône de déjection s’étendant de la Ruaz, au pont de Montrigon et à Orbassy. Seules deux fenêtres de la cime du clocher paraissaient encore avant que ce dernier ne soit recouvert à son tour lors de nouvelles inondations. Après la disparition de son édifice, la paroisse s’est réunie dans une ancienne église près du lieu de l’église actuelle. La commune a encaissé de nombreuses autres inondations provoquées par les crues de l’Arbonne, mais aussi par les torrents du Charbonnet, du Nantet et du Versoyen (comme en 1389, 1579, 1630, 1733, 1742, 1743, 1764, 1778, 1805, 1812, 1818, 1824, 1857, 1859, 1867, 1868, 1873 et 1882). Ces débordements ont causé de grands dégâts sur les constructions humaines, provoquant des déplacements de la population. Bourg-Saint-Maurice est encore le théâtre de crues. Le pont de la route des Arcs est endommagé, le pont du village de la Ravoire est emporté et l’érosion des berges creusées à une profondeur de 15 à menace d’engloutir le village. Une habitation est détruite par la boue.

Déviée par les alluvions, l’Isère inonde la zone artisanale des Colombières. Ce ruisseau déborde à nouveau le. Toutes les habitations et entreprises en bordure du torrent sont touchées. L’Isère atteint un niveau record, elle emporte la passerelle piste cyclable et les équipements du bassin slalom du stade Claude-Peschier. Les dernières crues significatives rencontrées à Bourg-Saint-Maurice datent. L’Isère emporte une partie de la piste cyclable et inonde la zone des Colombières. Les berges de l’Arbonne sont abîmées et le Versoyen rempli d’eau sa plage de dépôt aux Marais. Pour faire face aux problématiques des crues, les autorités ont mis en œuvre de nombreux travaux d’aménagement du territoire.

Deux seuils de rétention d’alluvions avec plages de dépôts et un bassin de dérivation des eaux au-dessus des Arpettes sont construits en 1972. En 2000 et 2013 de nouveaux travaux sont réalisés. Cet ouvrage prouve son efficacité en 1996. Une canalisation de dérivation sur la conduite forcée d’EDF à Courbaton a été mise en place, tout comme un tunnel ferroviaire passant sous son lit.

Informations Clés

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Population

7.187 habitants

Région

Auvergne-Rhône-Alpes

Département

Savoie
(73)

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