Boves
Histoire de Boves
Boves est une commune de Somme, en Hauts-de-France, qui compte 3 306 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Bova en 1044; Botua en 1105; Bothua en 1147; Bobæ (castrum Bobarum) en 1184; Bove en 1212; Boue en 1247; Terra de Bovis en 1255; Boves en 1292; Bosve en 1397; Bouves en 1483; Bona super Ambianis en 1492; Boulles en 1634; Boués en 1753.
Des silex taillés et de grosses pierres en grès ont été trouvés sur le territoire de la commune, peut-être des restes de dolmens ou de menhirs. La famille féodale de Boves émerge alors, possédant aussi Caix, Harbonnières, Fouencamps, Parpes; Hugues de Boves, fl. vers l’an mil, est sans doute le père de Dreux de Boves alias Dreux de Parpes (Papiriacum, sans doute Pav(e)ry à Thézy-Glimont; né au début du et † vers 1071/1076), vicomte de Corbie, avoué de l’évêque d’Amiens et/ou de l’abbaye de Corbie (ces titres resteront attachés à la seigneurie de Boves), un fidèle des comtes d’Amiens et de Vexin.
Le fils de Dreux, Enguerrand de Boves († 1116), devient un personnage important en devenant comte d’Amiens en 1085 et en s’emparant par la force en 1079 de Coucy dont il épouse l’héritière, Ade/Adèle/Adélaïde de Marle et Coucy, très probablement la nièce du comte-archevêque Ebles de Roucy. Le couple fonde la dynastie des seigneurs de Coucy avec Thomas de Marle, fils d’Ade et fils putatif d’Enguerrand. La seigneurie de Boves est donc possédée depuis le par la Maison de Coucy, en fait par une branche cadette car elle fut héritée par un fils puîné de Thomas de Marle, Robert, frère d’Enguerrand II; puis elle passe aux Florennes-Rumigny par le mariage d’Elisabeth/Isabelle/Isabeau de Boves, petite-fille de Robert (voir l’article Boves pour la filiation), avec Nicolas V de Florennes-Rumigny, d’ailleurs un lointain cousin puisqu’il descendait en lignée féminine du comte-archevêque Ebles.
En 1255, Nicolas V de Florennes-Rumigny († 1257), aussi seigneur d’Aubenton, Martigny et Pesche (et de Château-Porcien), devient donc également seigneur de Boves par sa femme Isabelle. À ce titre, il confirme une libéralité de son frère Jacques en faveur de l’église de Foigny.
Patrimoine religieux
Ces différents lieux sont intégrés au Marais et tourbières des vallées de la Somme et de l’Avre, site Natura 2000 et site Ramsar depuis 2017.