Brassac-les-Mines
Histoire de Brassac-les-Mines
Brassac-les-Mines est une commune du Puy-de-Dôme, en Auvergne-Rhône-Alpes, comptant 3 376 habitants. Le nom de la localité, attesté sous la forme Braciacus au Moyen Âge, dérive probablement d’un anthroponyme gallo-romain, et la ville a ajouté le suffixe « les-Mines » en 1887 pour se distinguer de trois autres communes Brassac.
Le site est habité depuis l’époque carolingienne: en 926, un sanctuaire dédié à saint Pierre y était déjà construit. La présence de l’Allier a longtemps structuré l’économie locale, avec une batellerie intense qui acheminait les productions régionales vers Paris via le canal de Briare, ouvert en 1642. Les mariniers, placés sous la protection de saint Nicolas, avaient leurs propres traditions et légendes, dont celle du Letien, lutin facétieux hérité des bateliers de la Loire.
L’exploitation du charbon, entamée dès le XVIIIe siècle, a profondément transformé la commune. Le puits Bayard, ouvert en 1924, fut le dernier à fonctionner avant la fermeture définitive des mines en 1978; son chevalement est aujourd’hui conservé et abrite un musée de la mine.
Patrimoine religieux
L’église de centre-ville, rattachée à la paroisse Saint-Jacques des monts et des mines, possède deux vitraux de la manufacture Mauméjean représentant un mineur et un parachutiste, ce dernier rendant hommage au lieutenant Robert de Lorenzo, officier franco-américain mort lors du débarquement en Normandie.