Brunoy

Histoire de Brunoy

Brunoy est une commune de Essonne, en Île-de-France, qui compte 25 423 habitants. Le lieu est mentionné sous les formes Braunate in Brigeio en 633, Braunate en 635, Brunnadum, Brannadum, Braunadum en 638, Broniacum en 1206. L’orthographe moderne Brunoy s’impose par la suite.

L’attribution des formes en Bran-, Bren- à Brunay est peu vraisemblable: d’une part, elles sont isolées et d’autre part, l’évolution phonétique de Bren- / Bran- en Brun- est peu défendable théoriquement. On note aussi dans les formes anciennes une confusion de suffixe: tout d’abord, entre -ATE et -ACU, tous deux suffixes localisants d’origine gauloise, ensuite, plus tard, entre les deux précédents et -ETU, suffixe collectif d’origine latine.

Le territoire de la commune est fréquenté dès le Paléolithique. Plusieurs outils en pierre ont été retrouvés à la sablière, en forêt de Sénart, dont certains sont exposés au musée Robert Dubois-Corneau. Au Néolithique, deux alignements mégalithiques, dits des Pierres Frittes, sont érigés au bord de l’Yerres. Quatre autres menhirs et un dolmen incertains ont aussi été signalés autrefois mais ne sont plus visibles aujourd’hui.

À partir du, les Francs s’installent dans la région. Childebert reçoit le royaume de Paris à la mort de son père Clovis en 511. Dans son testament de 638, Dagobert distribue le domaine royal de Brunoy: l’église de Saint-Denis hérite des terres situées à Brunoy même. C’est dans ce testament que le nom de Brunoy apparaît pour la première fois: Brennadum en latin.

Les terres sont partagées en plusieurs fiefs. Celui de la Tournelle appartenait au roi. Dans ce fief, il y avait un château, situé près de la sablière en forêt de Sénart où Philippe VI de Valois édicte en 1346 la Charte des eaux et forêts (ou ordonnance de Brunoy). Seul un donjon subsiste jusqu’à une époque récente: la tour de Ganne, qui s’écroule en 1836.

Patrimoine religieux

Le patrimoine architectural de Brunoy est varié, avec des monuments de différentes époques. Le patrimoine mégalithique se compose de deux alignements, situés aux bords de l’Yerres et dénommés tous deux Pierres Frittes (ou Fittes) c’est-à-dire « la pierre fichée en terre », tous deux classés monuments historiques respectivement en 1889 et 1977 (alignement dit de la propriété Talma, et celui incluant les menhirs de Haute-Borne et du Gros-Caillou). Elle possède de riches boiseries datant du en lambris sculptés, peints et dorés.

Un chevet à cinq pans et un chœur, deux peintures de Jean Restout (1732-1797): Saint Joseph et l’Enfant, la Vierge et l’Enfant, des vitraux du d’Émile Hirsch, élève de Delacroix complètent la richesse de l’édifice. Elle fut classée monument historique en 1981. Ce pont enjambe l’Yerres et permet de relier les deux rives de la ville.

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Population

25.423 habitants

Région

Île-de-France

Département

Essonne
(91)

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