Bully-les-Mines

Histoire de Bully-les-Mines

Bully-les-Mines est une commune de Pas-de-Calais, en Hauts-de-France, qui compte 12 221 habitants. D’après l’historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Bulgi en 1135; Bugi en 1152; Builli en 1154; Bulli en 1266; Builly en 1295; Buylly en 1410; Builly-lez-Grenay en 1513; Builli-en-Gohelle au; Bully-en-Gohelle en 1847; Bully en 1793 et 1801. Bully-les-Mines depuis 1925, en raison de la vigueur de l’activité minière de l’époque. Bully-les-Mines est issue de la scission de Bully-Grenay.

La gare, située à cheval sur la commune de Bully-les-Mines et la commune de Grenay, a gardé le nom de gare de Bully – Grenay.

Bien que la région ait été habitée dès la préhistoire, on ne trouve rien à Bully-les-Mines. La plus ancienne découverte est un bracelet celte. Les découvertes gallo-romaines sont en revanche nombreuses. Bully-les-Mines appartient au Pagus Silvinus, région administrative des Atrébates, la future Gohelle. En 2006, des fouilles effectuées lors de la construction d’un lotissement ont mis au jour une nécropole gallo-romaine. Au, Bully est rattaché spirituellement à l’évêque de Cambrai-Arras en résidence à Cambrai et civilement à l’Artois primitif, chef-lieu Arras.

Bully fait partie intégrante de l’Artois. Le village appartient au comté de Flandre. Il n’est rattaché au domaine royal qu’avec l’annexion des Pays-Bas bourguignons par le roi de France en 1477. En 1492, la région est cédée aux Habsbourg qui la conserve jusqu’en 1659, où elle est cédée à la France dans le traité des Pyrénées. Bully est une commune située à proximité des cités et place fortes d’Arras, Béthune et de Lens. Les sièges et attaques contre ces villes font que Bully est régulièrement le théâtre de combats et subit le passage des armées.

En 1213, lors de la campagne de Philippe II Auguste contre les flamands, le village est ravagé par les armées de l’ost royal. En 1303, lors de la guerre de Flandre menée par Philippe IV contre les flamands révoltés, Bully est attaquée par l’ost royal et détruit. Les destructions y sont notamment plus importantes, les bois constituant une des ressources de la paroisse sont coupés par les armées royales françaises, possiblement afin de construire des machines de siège ou des lignes de circonvalations. En 1348, un tiers de la population meurt de la peste noire. La peste sévit encore quatre fois durant le siècle, alternant avec des disettes et les guerres opposant Français, Anglais et Bourguignons. En 1537, Bully est ravagée par les troupes du roi de France qui emportent tout et les malheurs continuèrent jusqu’à la prise de Lens par les Français en 1556-1557.

Le receveur ne peut prélever aucun impôt à Bully, tant la population est éprouvée. En 1648, le village supporte la présence des armées pour la bataille de Lens. De 1709 à 1712, Bully subit les marches et contremarches des armées lors de la guerre de succession d’Espagne. La situation est aggravée par une épidémie qui fit vingt-quatre morts. En 1796, un incendie détruit la moitié du village (en souvenir un lieu-dit est nommé ‘’Chemin brûlé’’). Quelques propriétaires encaissant des revenus de terres à Bully en 1792 (hors seigneurs et particuliers)

était un charbonnage consti La salle des fêtes de la compagnie des mines de Béthune (toujours existante aujourd’hui sous le nom de salle Jean Vasseur) sert d’hôpital militaire pour les troupes françaises puis pour les troupes britanniques.

La ville se situe à proximité de la ligne de front, et subit d’importantes destructions. Les combats pour la préservation des mines, vitales pour le complexe militaro-industriel français, éprouvent la région. La commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du, distinction également attribuée à du Pas-de-Calais. Lors de la bataille de France, les troupes allemandes atteignent la ville le, prenant le maire Pierre Baillot et 10 autres personnes en otage pendant une journée. Lors de la rafle du 11 septembre 1942, la famille Schwarz, composée d’Israël (né le ) et de son épouse Gitla (née Dzialoszynska le ), sont arrêtés à Bully-les-Mines parce que juifs, puis déportés le depuis le camp de rassemblement de Malines en Belgique à Auschwitz. Israël sera le seul à rentrer de déportation.

La ville est libérée par les troupes britanniques et canadiennes les 2 et. Un adolescent de 13 ans, Pierre Carton, est accidentellement tué par le ricochet d’une balle, tirée par un membre des FFI qui cherchait à ouvrir la voie à un convoi.

Patrimoine religieux

Depuis le, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial l’UNESCO. Parmi les, répartis sur inclus dans le périmètre du bassin minier, le site est composé à Bully-les-Mines et Mazingarbe de la cité 2, à Mazingarbe de l’école de la cité 2 et du dispensaire de la Société de Secours Minière de cette même cité, à Bully-les-Mines de la salle des fêtes, de maisons d’ingénieurs, et de la clinique Sainte-Barbe; le site 83 est constitué par le monument aux morts de la Compagnie des mines de Béthune, avec la liste des morts, sur les murs de l’école, et la grille de la cité des Brebis; le site 86 est formé par le monument au soldat Fernand-Joseph-Édouard Marche, près de la fosse 1 – 1 bis – 1 ter des mines de Béthune.

Informations Clés

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Population

12.221 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Pas-de-Calais
(62)

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