Calais
Histoire de Calais
Mentionné dès le XIIe siècle sous la forme Kaleeis et rattaché étymologiquement au gaulois caleto- (« dur »), Calais doit sa place dans l’histoire à sa position au point le plus étroit du détroit qui sépare la France de l’Angleterre. En 1346, Édouard III d’Angleterre assiégea la ville après Crécy; elle capitula en août 1347, et six de ses bourgeois se présentèrent en chemise, la corde au cou, pour remettre les clefs au vainqueur — scène immortalisée par le groupe sculpté d’Auguste Rodin inauguré en 1895. La ville resta anglaise pendant plus de deux siècles, jusqu’à sa reprise par le duc de Guise en janvier 1558. Au XVIIe siècle, l’industrie de la dentelle s’implanta dans la ville et en fit longtemps la renommée. Lors de la Seconde Guerre mondiale, Calais fut détruite à 73 % et ne se rendit qu’après des combats acharnés en mai 1940; elle fut libérée en septembre 1944. L’ouverture du tunnel sous la Manche en 1994 renforça sa vocation de carrefour transmanche.
Toponymie de Calais
Le nom remonte au peuple gaulois des Calètes, dont le territoire s’étendait sur le pays de Caux; la racine *cal renvoie à la dureté ou à un rocher. Les formes médiévales oscillent entre Kales, Calesium et Calais, cette dernière s’imposant définitivement sous l’Ancien Régime.
Patrimoine religieux à Calais
L’église Saint-Pierre, construite entre 1863 et 1870 par l’architecte Émile Boeswillwald dans le style néogothique, occupe la place Crèvecoeur et constitue le principal édifice catholique du centre-ville. L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul desservait autrefois le quartier de pêcheurs du Courgain.