Carhaix-Plouguer

Histoire de Carhaix-Plouguer

Carhaix-Plouguer est une commune de Finistère, en Bretagne, qui compte 7 240 habitants. Le nom de la localité est officiellement Carhaix-Plouguer et résulte du rattachement de la commune de Plouguer à celle de Carhaix le. En breton, la dénomination est Karaez-Plougêr.

Cependant, la municipalité actuelle semble plutôt utiliser les formes Carhaix et Karaez uniquement, comme par exemple sur le logo de la collectivité. Dans une charte signée du comte de Cornouaille, Hoël, pour faire « don d’une villa située près de Caer Ahes, dans laquelle se trouve l’église de sanctus Kigavus (saint Quijeau) », on trouve la forme la plus ancienne du nom de Carhaix, proche et contemporaine de celles mentionnées dans les romans médiévaux.

La région de Carhaix a été occupée à partir de la fin de la Préhistoire dès le millénaire. La fouille du site de Kergovo a révélé trois habitats, deux du début du Néolithique et un, en forme d’amande, qui date de la transition entre le Néolithique et l’âge du bronze. En 1999, la fouille préventive à la construction de la déviation sud de Carhaix (route nationale 164) a mis au jour deux enclos protohistoriques sur le site de la ferme de Kergoutois, à 2 km au sud de la ville de Carhaix. La butte de Goasseac’h, au sud de la ville, est un grand cairn qui a conservé une hauteur de 1,50 mètre (mais qui était beaucoup plus haut à l’origine, car il a été utilisé comme carrière par la suite et une partie de sa structure s’est effondrée), datant du Néolithique moyen (daté d’environ ans avant notre ère), similaire à celui de Barnenez. Une campagne de fouilles pendant l’été 2019, dirigée par l’archéologue Florian Cousseau, a permis de mettre au jour trois dolmens à chambre funéraire circulaire et de découvrir un vase campaniforme. Un four médiéval et des traces d’habitations ont également été détectées à proximité. L’agglomération gallo-romaine est donc une création ex nihilo résultant d’un choix délibéré de l’administration romaine, sans doute en raison de la situation centrale du lieu dans la cité des Osismes et de l’existence d’un plateau favorable à l’urbanisation, même si la date de création de la ville reste inconnue. Des fouilles archéologiques commencées au et maintenant méthodiques depuis 1995 font apparaître de plus en plus de restes de bâtiments. De nombreux vestiges gallo-romains y ont été trouvés et ils ont intéressé en son temps Théophile-Malo de La Tour d’Auvergne-Corret. L’importance de l’agglomération a longtemps été mesurée par le réseau en étoile de voies antiques et le fait qu’un aqueduc, forcément coûteux et dont il reste plusieurs éléments a été construit pour capter l’eau d’une source située à sur le territoire de la commune actuelle de Glomel. Le conduit, large de 0,80 m et haut de 1,20 m, est bordé de moellons de granit recouvert d’un enduit de tuileau; un tunnel de 900 mètres de long près du village de Kervoaguel (en Le Moustoir) fut creusé, constituant une prouesse technique. Les fouilles sur le site de l’hôpital ont révélé que les modèles architecturaux romains ont été importés et adaptés pour une petite ville disposant des bâtiments officiels (forum, thermes, temples) et des équipements habituels dans la romanité de l’époque, dont un quartier regroupant des artisans.
Le forum n’a pas pour l’instant été découvert, mais Louis Pape pense qu’il se trouvait au croisement des actuelles rues Brizeux et G.-Lambert, qu’il présente comme étant respectivement le cardo et le decumanus, mais ce n’est qu’une hypothèse pour l’instant. Un fanum a été découvert à Kerdaniel et un escalier monumental mis au jour en 2004 au champ de foire appartenait peut-être à des thermes romains. Mais la trace la plus importante du passé gallo-romain de Carhaix trouvée jusqu’à présent reste les aqueducs: un premier aqueduc fut construit pendant la seconde moitié du de notre ère, acheminant les eaux d’un ruisseau distant de; il contournait les inégalités du relief afin de suivre une pente régulière, mais il fallut toutefois construire à l’entrée de Vorgium un pont-aqueduc long d’un kilomètre et haut de pour que l’eau parvienne à un château d’eau situé en haut de l’agglomération. Ce premier aqueduc fut construit en partie en conduits de bois reliés par des plaques de fer et pour partie maçonné. Le second aqueduc qui date de la fin du, partant des actuelles communes de Paule et Glomel, parcourt un tracé sinueux de, avec une pente moyenne de par km, pour acheminer l’eau au prix de quelques prouesses techniques comme la construction d’un tunnel long de (près du lieu-dit Kervoagel au Moustoir) et d’un aqueduc de même longueur et haut de près du lieu-dit Kerampest. Cet aqueduc, long de a fait l’objet d’une étude globale menée par A. Aubry, qui a restitué l’ensemble de son tracé. « La conduite était constituée d’un canal maçonné enduit de mortier de tuileau de teinte rose. L’aqueduc était le plus souvent couvert de dalles de schiste [ardoisier] recouvertes d’une mince couche de terre [argileuse].

Patrimoine religieux

Carhaix – à l’époque Vorgium – était le chef-lieu du peuple gaulois des Osismes, après la conquête romaine. On trouve un important patrimoine dans la commune, notamment de nombreux vestiges gallo-romains.

Informations Clés

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Population

7.240 habitants

Région

Bretagne

Département

Finistère
(29)

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