Champlan

Histoire de Champlan

Champlan est une commune de Essonne, en Île-de-France, qui compte 2 597 habitants. Le nom de la localité est attesté sous la forme Pladanum et Campus Pladani en 670, Campiplatum en 863 (charte de Charles II le Chauve), Champelant au XIe siècle (titres de propriété du prieuré de Longpont), Champlant en 1151. Ernest Nègre qui ne cite pas de forme ancienne non plus, leur emboite le pas, tout en précisant qu’il s’agit du terme d’oïl champ, suivi de plan « plat » qui est la modernisation de plain. Les formes les plus anciennes s’opposent cependant à ces interprétations.

La première Campus Pladani suggère un « champ des platanes », le [t] étant régulièrement devenu [d] à l’intervocalique, puis il s’est amuï en ancien français d’où -plan (plane étant l’ancien nom du platane qui s’est conservé en anglais). La seconde Campiplatum résulte d’une confusion avec le latin platum « plat », mais ne peut être pour des raisons phonétiques, l’étymologie de -plan, en effet le n régulier dans les autres formes anciennes et dans la forme moderne s’y oppose, il s’agit donc d’une mauvaise latinisation. La forme Champlant du XIe siècle suivantes montrent une attraction du mot plant déverbal de planter, dont la forme moderne plan résulte d’une confusion avec plan « plat ».

Le site de Champlan est occupé de manière attestée depuis 500 av. J-C par les peuples gaulois et notamment les Parisii, occupation renforcée par la construction d’un oppidum gallo-romain. Des vestiges du Néolithique ont été découverts lors de fouilles d’archéologie préventive en 1967, notamment un habitat de la Tène III. La première mention du nom Campiplatum est citée dans une charte de Charles II le Chauve en 863. Au, la ville fut attribuée aux moines bénédictins de Longpont, rattachés à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Cette donation fut confirmée par une bulle du pape Eugène III en 1151.

Après avoir bâti l’église, les religieux s’implantent un peu plus en 1324 par l’achat du manoir à proximité, avant que le domaine ne soit intégré à la châtellenie de Montlhéry dépendante de la prévôté de Paris. En 1577, par son mariage avec Catherine des Ursins, Claude d’Harville devint seigneur de Palaiseau et de Champlan. En 1636, leur petit-fils François des Ursins d’Harville était toujours seigneur de Champlan. En 1652, durant la Fronde, les troupes royales commandées par le maréchal de Turenne campèrent à Champlan mais pillèrent la ville et l’église. En 1687, Michel Chamillart, futur contrôleur général des finances et secrétaire d’État de Louis XIV s’installa dans une demeure de la ville. En 1701, à la mort de François d’Harville sans descendance masculine, le domaine, toujours lié à Palaiseau, revint à son gendre Nicolas-Simon Arnauld de Pomponne, fils du diplomate Simon Arnauld de Pomponne.

En 1758, le domaine fut vendu par ses petits-enfants au roi Louis XV. Mais le, le roi profitant de la succession de mademoiselle de Sens échangea les terres de Palaiseau et Champlan contre le comté de Charolais. Elle avait offert le mobilier en bois de l’église. En 1765, c’est le Prince de Bourbon-Condé qui hérita des deux domaines, qu’il conserva jusqu’à la Révolution. En 1768 fut construite la première école de la ville. En 1793, l’écrivaine Sophie Cottin s’installa dans la commune.

Après être passée entre les mains de Georges Ribot (fils de l’académicien et sénateur du Pas-de-Calais Alexandre Ribot), la demeure de Bonneval fut vendue en 1828 à Jean-Bernard Baradère, conseiller d’État. Durant la guerre de 1870, les Prussiens occupèrent le territoire et pillèrent la ville. La commune s’équipa d’un lavoir, puis au début du d’une mairie. Au début du siècle dernier, la ligne de la grande ceinture de Paris coupa le territoire en deux, vite rejointe entre 1970 et 1972 par l’autoroute A10 au nord. Après le démembrement du département de Seine-et-Oise, Champlan fut intégrée au nouveau département français de l’Essonne et abandonna son ancien code commune, le 78136. Entre 1969 et 1970 fut construite la résidence HLM expérimentale « Toit et Joie ».

En 1976, la municipalité acquit la propriété Chamillart-Gravelin pour en faire un parc public et une salle polyvalente. En 2007, la commune intégra la Communauté d’agglomération Europ’Essonne. Début 2015, le permis d’inhumer un nourrisson, décédé dans la nuit du 25 au 26 décembre 2014, et appartenant à la communauté rom, n’est pas délivré, ce qui provoque une polémique. Avec près de véhicules par jour sur les voies routières avoisinantes, quatre cents mouvements aériens engendrés par la proximité de l’aéroport Paris-Orly, deux usines d’incinération dans les communes limitrophes, plusieurs lignes à haute tension traversant le territoire, Champlan a hérité du titre peu envieux de « ville la plus polluée d’Île-de-France ».

Patrimoine religieux

Aucune construction champlanaise n’est classée ou inscrite aux monuments historiques. L’église de la ville, dont les fondations datent du XIIe siècle a été reconstruite au XIIIe siècle et agrandie au XVIIIe siècle. Elle est agrémentée d’un autel en bois, d’une chaire, d’un confessionnal et de stalles du XVIIIe siècle. À proximité de l’église subsiste le manoir des religieux de Longpont qui fut bâti au XIVe siècle.

Plusieurs demeures sont encore présentes à Champlan, dont la Demeure Chamillart-Gravelin du XVIe siècle, la Demeure Brunet-Debladis du XVIIe siècle, la Demeure Broyde. S’ajoutent la propriété Boyer du et les dépendances de la propriété Gravelin. Le lavoir du et la mairie complètent le patrimoine architectural. En 2011 la municipalité achète le Moulin de la Bretèche (propriété de la ville de Bagneux) pour un peu plus de; prévu à l’origine pour les associations, il fait actuellement l’objet d’études en vue de sa transformation en équipement culturel (médiathèque, ludothèque, salle de conférence).

Informations Clés

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Population

2.597 habitants

Région

Île-de-France

Département

Essonne
(91)

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