Chantonnay

Histoire de Chantonnay

Chantonnay est une commune de Vendée, en Pays de la Loire, qui compte 8 447 habitants. En poitevin, Chantonnay se prononce Chantounàes.

Pendant la Préhistoire, des hommes ont laissé leur trace, comme l’atteste la découverte à la Treille-de-La-Charlière de deux ensembles lithiques, l’un composé de 3 pièces datées du Paléolithique moyen, l’autre de 11 pièces néolithiques, il existait aussi le Dolmen de Pierre Brune site mégalithique disparu et des grottes. Lors de l’Antiquité, le territoire de la commune se situait au croisement de voies romaines, de Fontenay-le-Comte au port de la Chaume d’est en ouest, et de Nantes à Saintes du nord au sud. Chantonnay tirerait son nom d’un camp romain appelé le camp d’Antoine « campus antonini ». Des fouilles archéologiques ont révélé des vestiges de villas gallo-romaines, en particulier à la Treille-de-La-Charlière une cave qui appartient à une villa dont les bâtiments couvrent près d’un hectare. Pendant le Moyen Âge, des moines bénédictins, remontant le cours du Grand Lay, se seraient installés dès 602 à Saint-Mars-des-Prés. Une charte conservée à l’Abbaye Saint-Cyprien de Poitiers indique que Chantonnay (Chantaonneis) existait déjà en l’an 975.

Au milieu du, Chantonnay appartenait au vicomte de Thouars. Dès le, Puybelliard, était un centre commercial et manufacturier majeur du bas-Poitou regroupant droguiers, drapiers, sergetiers et tisserands qui s’y réunissaient à l’occasion de foires. Des marchands de Fuenterrabia (Pays basque) venaient à Puybelliard pour acquérir des pièces de toiles en échange de mules. Au, les idées de la Réforme se sont propagées jusque sur le territoire de la commune. Lors des guerres de Religion, à la suite de l’assassinat du duc de Guise, un synode réunit en 1563 à Puybelliard des pasteurs protestants de toute la province. Pendant la Révolution, Saint-Mars-des-Prés fut rebaptisée « La Prairiale pendant la première Bataille de Chantonnay.

Il la perdit le, lorsque, lancée à la poursuite des paysans vendéens, son armée fut vaincue par ces derniers à la bataille de Gravereau, entre Saint-Vincent-Sterlanges et L’Oie, bataille qui détermina pendant plusieurs mois la suprématie des forces insurgées dans le bocage vendéen. Le Pont-Charron, où la route Nantes Bordeaux franchit le Grand-Lay, devint l’un des verrous sud de la Vendée militaire, aux mains de l’Armée du centre. Le chevalier Adams est une personnalité locale dont l’histoire illustre la division existant alors dans le pays. Marie-Antoinette-Pétronille Adams, fille de la servante du château du Pally à Chantonnay, chez les De Lespinay, fut mariée au sieur Lainé, un marchand de Puybelliard. Après la bataille de Gravereau du, lui, étant républicain, abandonna son magasin et sa femme et se réfugia à La Rochelle. Habillée en homme et munie d’armes, elle rejoignit à cheval les insurgés aux Quatre-Chemins-de-l’Oie.

Ce fut lors d’une attaque des forces républicaines que fut abattu le général vendéen Charles Sapinaud de La Verrie près du Pont-Charrault le. Le Pont-Charrault, qui compte 5 arches basses, est situé sur la route reliant Chantonnay à Saint-Philbert-du-Pont-Charrault. Il est parfois confondu avec le Pont-Charron, constitué d’une seule arche élevée, situé aussi sur le Grand Lay, mais en aval, à l’ouest du Pont-Charrault, sur l’ancien cours royal Nantes-Bordeaux, plus tard RN 137. Tous les deux ont été construits. commémorant la mort du chef vendéen Charles Sapinaud de La Verrie. Chantonnay ne fut reprise par les forces républicaines qu’après la défaite des armées vendéennes à Luçon le.

Mais ces dernières purent momentanément reconquérir Chantonnay le (voir article Bataille de Chantonnay 5 septembre 1793 ). L’Empereur Napoléon, accompagné de Joséphine, passa à Chantonnay en 1808, venant de Bayonne, et en route vers la Roche-sur-Yon. Arrivé le dimanche, il partit le lendemain, non sans qu’on lui ait montré à la Tabarière le champ de bataille de Pont-Charron en lui disant « Sire, ce pont est aussi célèbre en Vendée que celui d’Arcole ». La mine de charbon de la Tabarière est exploitée entre 1840 et 1869 puis celle de la Marzelle entre 1878 et 1884 mais la mauvaise qualité du gisement provoque l’abandon de la concession. Le train arriva à Chantonnay en 1871 avec l’ouverture de la ligne la Roche-sur-Yon – Bressuire et de la gare de Chantonnay. Cette ligne fut complétée par une liaison Chantonnay – Cezais de 1900 à 1939 et Cholet – Chantonnay de 1914 à 1939.

La ville sera aussi desservie par une ligne (voie métrique) Montaigu – L’Aiguillon-sur-Mer de 1908 à 1935. La gare de Chantonnay est ouverte le. Un tramway passait à Chantonnay avec le réseaux de chemin de fer secondaire, des Tramways de la Vendée. qui fermera ces porte en 1949. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, en 1943, quatre résistants furent déportés vers les camps de concentration en Allemagne. Une plaque commémorative se trouve dans le hall d’entrée de la mairie.

Un autorail et un train de marchandises se percutèrent de plein fouet à Chantonnay causant la mort de 29 personnes. En 1964, la commune de Chantonnay absorba celles voisines de Puybelliard et de Saint-Mars-des-Prés, respectivement peuplées, au recensement de 1962, de et de. En 1972, la commune absorba celle voisine de Saint-Philbert-du-Pont-Charrault, peuplée, au recensement de 1968, de.

Informations Clés

Eglises sur ce site

Population

8.447 habitants

Région

Pays de la Loire

Département

Vendée
(85)

Trouver une église à Chantonnay

Recherche
No data was found