Châtillon-Coligny
Histoire de Châtillon-Coligny
Châtillon-Coligny est une commune du Loiret, en Centre-Val de Loire, comptant 1862 habitants. Le nom actuel de la commune ne date que de 1896, par décret du 17 de la même année: auparavant, depuis le Moyen Âge, la paroisse puis la commune s’appelait « Châtillon-sur-Loing », parfois orthographié Chastillon sur Louen. Le toponyme Châtillon serait un dérivé, sans doute mérovingien, du bas latin castellum, diminutif de castrum, accompagné du suffixe -ionem, désignant à l’origine tous les types de forteresse, du simple donjon à l’enceinte urbaine.
L’occupation humaine du site est très ancienne. Datant de la première période du Hallstatt (environ -1200 à -1000), première période de l’Âge du fer, des sépultures à incinération proches de la Ronce, dans le bois de la Butte sur la commune voisine de Sainte-Geneviève-des-Bois, près du canal en aval de Châtillon, ont été explorées en profondeur au début du siècle. Elles laissent supposer que Châtillon-Coligny est proche du site d’un oppidum celtique. Le tumulus voisin, érigé par un groupe de même appartenance que celui ayant occupé les sites de Mardié et de Courcelles-en-Montagne, se distingue par sa taille et la qualité de sa facture, ses dimensions et la situle stamnoïde retrouvée dans sa tombe centrale le rapprochant des grands tumulus princiers du Hallstatt.
Au Moyen Âge, Châtillon appartenait à la maison de Champagne. Vers 1190, Étienne de Sancerre fit construire le donjon que l’on aperçoit encore aujourd’hui en arrivant dans la ville, et qui servait également d’habitation au seigneur et à sa famille. La châtellenie fut ensuite cédée par les héritiers des comtes de Sancerre à la famille Braque. La place publique de la commune conserve un monument à l’amiral de Coligny, érigé en 1880, qui rappelle le lien étroit unissant la cité à la mémoire de ce grand personnage de l’histoire de France.
Au XXe siècle, Châtillon-Coligny accueillit des réfugiés espagnols, essentiellement des femmes et des enfants, les hommes ayant été désarmés et retenus dans le Sud de la France. Soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, avec un courrier limité et un ravitaillement assuré, ils furent peu à peu invités à rentrer en Espagne grâce aux conditions facilitées par le gouvernement français; ceux qui préférèrent rester furent regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais.