Chaulnes

Histoire de Chaulnes

Chaulnes est une commune de Somme, en Hauts-de-France, qui compte 1 986 habitants. On trouve dans les textes anciens, les formes suivantes pour désigner Chaulnes: Cenla; Centla (889.); Cenlula (1103.); Chanle (1123.); Chaule (1214.); Chaula (1214.); Chaules (1369.); Chaulle (xve siècle.); Chaulnes (1557.); Chaunes (1563.); Chaulne (1573.); Chaune (1579.); Calnæ (1751.); Calneiæ.

On ne trouve pas trace écrite de l’existence de Chaulnes avant le. Dans une charte de l’évêque de Noyon, Baudry, datant de 1103, il est fait mention de l’autel de Chaulnes, ce qui induit la présence d’une église pour l’abriter. Dans une charte de 1116, il est fait mention des premiers seigneurs de Chaulnes, qui « paraissent issus des châtelains de Péronne ». Dans un dénombrement de 1214, il est dit que Nevelon de Chaule, « homme-lige du roi de France », « tient du roi suzerain la forteresse de Chaule avec la terre arable qui en dépend… ». En 1288 le trouvère sarrasin relate la participation du « sire Jehan de Chanle » au « tournoi de Hem ». Le 5 juin 1307, Gilles de Chanle fonde la chapelle de la paroisse. « Messire de Boissy, seigneur de Chaulnes » meurt à la bataille d’Azincourt en 1415, ainsi que « Jean de Chaule, seigneur de Bretigny ». « Marguerite de Mailly, veuve de Messire de Boissy », « dame de Chaulnes et du grand manoir de Lihons », épouse en « secondes noces de Soyécourt »; elle laisse la seigneurie de Chaulnes à sa belle-sœur Marie de Boissy qui a épousé Jean de Brimeu: leur fille unique Jeanne épouse Antoine d’Ongnies, « d’une famille originaire des Pays-Bas », qui prend par cette alliance le titre de » seigneur de Chaulnes ».

Leur fils Gilles d’Ongnies, seigneur de Chaulnes et époux d’Antoinette de Beaufort, meurt à la bataille de Montlhéry en 1465. Le fils de Gilles et Antoinette, Philippe d’Ongnies, épouse Suzanne Lhuillier, fille du seigneur de Manicamp. Le château de Chaulnes est détruit par les Bourguignons en 1471. Par lettres patentes enregistrées le 20 janvier 1563, la baronnie de Chaulnes est érigée en comté pour d’Ongnies. Il se fait remarquer aux sièges de Boulogne-sur-Mer, Calais et Dunkerque et à la bataille de Dreux. Il est ensuite gouverneur de Saint-Quentin. Le roi reçoit en 1567 au château de Chaulnes le serment d’obéissance du maire et des échevins d’Amiens. d’Ongnies, comte de Chaulnes, « lieutenant-général de Picardie et chevalier des ordres du roi », petit-fils de, meurt en 1604 sans postérité.

Comme Louise la sœur de est également sans descendance c’est la sœur de ce dernier, Claire-Charlotte d’Ailly, qui hérite du comté. Claire-Charlotte d’Ailly épouse en 1619 Honoré d’Albert (1581-1649), lieutenant-général de Picardie et maréchal de France, et lui porte en dot le comté de Chaulnes dont elle a hérité. Le château de Chaulnes est agrandi et embelli. Il comprend alors, autour d’une cour carrée, quatre corps de bâtiment cernés de douves, entourés d’un parc à la française de, parc équipé de pompes hydrauliques pour alimenter les bassins. Il reçoit la visite de et de la reine Anne d’Autriche en 1632, Richelieu en 1640, et la reine Marie-Thérèse d’Espagne en 1671, Madame de Sévigné en 1689. Honoré d’Albert, époux de Claire Charlotte Eugénie d’Ailly, héritière du comté de Chaulnes, est créé duc-pair de Chaulnes par lettres patentes de janvier 1621 de. Ses deux fils Henri Louis (1620-1653), puis Charles (1625-1698), lui succèdent. Le titre de duc de Chaulnes s’éteint à la mort de ce dernier 1698.

Charles d’Albert d’Ailly (1625-1698) prévoit la transmission de ses biens, dont la terre de Chaulnes, à la branche de Chevreuse de la famille d’Albert. Le titre de « duc de Chaulnes » est relevé sans autorisation en 1869 par Paul d’Albert de Luynes (d’une branche non issue des ducs de Chaulnes) (1852-1881). Il est depuis indiqué par les auteurs contemporains comme un titre irrégulier. Pour que le titre de duc Chaulnes éteint en 1792 soit régulièrement relevé en 1869 par Paul d’Albert de Luynes (qui ne descendait pas des duc de Chaulnes) il eut fallu que celui-ci obtienne des lettres patentes du souverain alors en exercice (Napoléon III) rétablissant en sa faveur le titre de duc de Chaulnes (tout comme le fit Louis-Auguste d’Albert d’Ailly qui dut obtenir des lettres patentes d’octobre 1711 rétablissant le duché pairie de Chaulnes en sa faveur). Les lettres patentes de mars 1733 (136 ans plus tôt) approuvant les termes du contrat privé du 18 juin 1732 entre la branche des ducs de Luynes et de Chevreuse et la branche des ducs de Chaulnes ne dispensent pas de l’obtention nécessaire de nouvelles lettres patentes en 1869. Un titre relevé par une autre branche après son extinction sans que de nouvelles lettres patentes aient consacré cette transmission est un titre irrégulier. En 1806, le château et son domaine sont vendus par adjudication au tribunal de la Seine à la requête des créanciers. Le château est adjugé à monsieur Bourdon qui le fait démolir en grande partie, pour servir à la construction de son château d’Omiécourt, dans la commune limitrophe.

est acquis par un ancien notaire de Beauvais, monsieur Boulanger, qui en fait don à son petit-neveu le comte Félix Bellator de Beaumont à l’occasion de son mariage. Le développement de Chaulnes s’affirme au avec, le 1er juillet 1867, la mise en service de la voie ferrée Amiens-Tergnier par la Compagnie des chemins de fer du Nord et l’inauguration de la gare de Chaulnes. Celle-ci a été un important nœud ferroviaire jusque dans les. Elle était située au croisement de la ligne d’Amiens à Laon et de l’ancienne ligne de Saint-Just-en-Chaussée à Douai. Pendant la guerre franco-allemande de 1870, les Chaulnois ont à souffrir des rigueurs de l’occupation prussienne: ils doivent acquitter un tribut financier et subissent les réquisitions en nature. Le bourg est considéré comme détruit à la fin de la guerre et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le. À l’issue de la guerre, Chaulnes, située dans la « zone rouge » du Santerre et totalement ruinée, ne doit pas, comme les villages environnants, être reconstruite.

Elle l’est néanmoins grâce à la ténacité de ses habitants. Pendant la « drôle de guerre » du 3 septembre 1939 au 10 mai 1940, Chaulnes est située sur la ligne de guet « R », ligne d’alerte pour Paris en cas d’attaque aérienne. 1940, Chaulnes victime de bombardements aériens allemands, au cours de la bataille de France Réfugiés et prisonniers de guerre à Chaulnes, après la signature de l’armistice du 22 juin 1940 La Resistance chaulnoise en 1944 Le 25 juin 1950 a lieu la cérémonie de remise de la croix de guerre 1939-1945 à la commune de Chaulnes en présence des autorités civiles et militaires du département et de l’Armée, des anciens combattants et de toute la population. La ville est desservie par la gare de Chaulnes sur la ligne d’Amiens à Laon, elle est à de la gare TGV Haute-Picardie qui la relie aux principales villes françaises, à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, à Bruxelles et Londres. Compte tenu de cette excellente desserte, un projet de troisième aéroport en région parisienne a été envisagé à Chaulnes en 2001.

Fortement contesté par les riverains, ce projet a été abandonné au profit d’un accroissement des capacités de l’Aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.

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Population

1.986 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Somme
(80)

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