Chécy
Histoire de Chécy
Chécy est une commune de Loiret, en Centre-Val de Loire, qui compte 8 808 habitants. Chécy est l’héritière de l’ancienne (ou ou ) ou villa Cattiii (Caccii). Le village s’est en effet développé à partir du Domaine de Cattius (Caccius ou Cacius), un riche propriétaire terrien de l’époque gallo-romaine, le vocable en bas latin étant formé du gentilice, suivi du suffixe. Seuls, une mention de possession ecclésiastique (« Capsiacus » dans une charte de 990 donnée par Hugues Capet confirmant les possessions de Sainte-Croix) et un patronyme (« Bardulfus de Calciaco » vers 980), sont attestées avant l’an 1000.
Pourtant la « villa Caciacum », dépendant comme tout l’Orléanais du pouvoir royal, relevait des Capétiens depuis l’avènement de Hugues Capet en 987. II faut cependant attendre l’accession de Philippe II Auguste au trône de France en 1180, pour qu’apparaisse enfin un acte relatif au statut cacien. Il s’agit en l’occurrence d’une charte donnée cette même année par Louis VII le Jeune puis confirmée par son fils Philippe Auguste, qui octroie l’affranchissement aux serfs et serves se trouvant à Orléans et dans les cinq lieues environnantes, à savoir: Meung, Gémigny, Champs (à Saint-Sigismond), la voirie de Chécy (« viatoriam caciaci »), le bailliage de Saint-Jean-de-Braye, celui de Saint-Martin-sur-Loiret (Olivet), Saint-Mesmin, le bailliage de Neuville, Rebréchien, etc.
N’étant pas soumise à une tutelle seigneuriale locale, la ville de Chécy était administrée directement par le roi et l’agent voyer de la voirie de Chécy avait puissance juridique pour faire respecter les décisions royales. Treize ans après la charte d’affranchissement, Philippe Auguste se mariait en secondes noces avec Ingeburge, princesse danoise.
L’habitation de la région orléanaise commence dès l’époque gallo-romaine. La région constitue un lieu de passage le long de la Loire. À Chécy, on a retrouvé les traces d’un carrefour de voies romaines, reliant Orléans (en passant par Saint-Jean-de-Braye), Paris, Gien et Sens. De plus, les Romains plantent les premières vignes, à proximité de la Loire, et cette activité perdurera jusqu’au. Au Moyen Âge, l’agriculture progresse aux dépens de la forêt, laissant des résidus forestiers sur les hauteurs tandis que les terres limoneuses, riches, sont cultivées. La vigne se développe et l’Orléanais est au centre du domaine royal.
La navigation sur le fleuve prend de l’ampleur en lien avec cette production commerciale, et le port de Chécy est le lieu d’une importante activité. Entre 950 et 1100, Chécy perd de son territoire au profit de Combleux au sud-ouest et de Mardié (lieu-dit de Pont-aux-Moines au nord-ouest). Une léproserie est en activité sur la commune, sur une période allant au moins. Jeanne d’Arc s’arrête à Chécy le avant de partir reconquérir Orléans. Au début du, le fleuve change de cours. Le port de Chécy, à sec, est abandonné.
Aux, les vignerons représentent les deux tiers des métiers exercés. Au également, le canal d’Orléans est construit. Sous la Révolution française et le Premier Empire, le canal est la voie la plus fréquentée de France, et il résulte des embouteillages aux écluses une vie foisonnante à Chécy et Combleux. En 1790, dans le cadre de la création des départements, le Loiret compte alors, rattachées à et. La municipalité de Checy est rattachée au canton de Saint-Jean-de-Braye et au district d’Orléans. Ainsi la municipalité de Checy devient formellement « commune de Checy » en 1793.
Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du, et ne conservent qu’un rôle électoral, permettant l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de supprime les districts, considérés comme des rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d’importance en retrouvant une fonction administrative. Enfin, sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 58 à 31. Chécy est alors rattachée au canton Chécy et à l’Arrondissement d’Orléans par arrêté du 9 vendémiaire an X. Cette organisation va rester inchangée pendant près de. En 1829, les bancs de sable accessibles depuis la rive sud mais liés administrativement à la rive nord du fait des droits paroissiaux sont rattachés aux communes de Sandillon et Saint-Denis-en-Val.
Chécy perd ainsi 320 nouveaux hectares, pour obtenir sa forme actuelle. En 1912, l’épidémie du phylloxéra détruit une partie des vignes. C’est le début d’une période de crise (guerres mondiales, crise économique). Le développement des machines agricoles conduit à réaliser des cultures de plein-champ plutôt que de replanter les vignes. D’ancienne commune rurale basée sur l’économie fluviale, Chécy est devenue depuis la fin du une commune périurbaine et tertiaire où les lotissements se multiplient. Il ne reste que quelques hectares de vigne que perpétuent l’association CAVE, par contre l’agriculture de pleins champs et les vergers sont encore présents sur le territoire.
Patrimoine religieux
Plusieurs associations œuvrent pour la préservation du patrimoine