Chevilly-Larue
Histoire de Chevilly-Larue
Chevilly-Larue est une commune du Val-de-Marne, en région Île-de-France, qui compte 20 326 habitants. Chevilly, en latin, devrait son nom à la « villa » (domaine agricole) d’un Gallo-Romain nommé vraisemblablement Civilis. Selon Michel Roblin, le toponyme vient de l’ancien français cheviller (creuser) issu d’un diminutif cavellum, de cavum (trou). Il appuie sa démonstration en notant que Chevilly était un centre de poterie et de briqueterie romain. Jusqu’au décret la commune porte le nom de Chevilly, date à laquelle est joint le nom de son hameau afin de la différencier de Chevilly dans le Loiret, confusions qui durent toujours puisque le lieu de décès de la princesse Louise de Rohan-Guéméné est disputé entre les deux Chevilly.
Elle est de forme triangulaire, et est bordée par le Séminaire des Missions des Spiritains et le « château » de 1760 au sud; par l’église Sainte-Colombe citée précédemment ainsi que les maisons de la rue Jaume, à l’est; et enfin une ancienne ferme qui abritait un commerce de vins, de 1945 à 1953 ainsi que le Monastère Saint-Michel de 1906, au nord. En 1503 le couvent de la Saussaie, est rattaché aux Filles-Dieu de la rue Saint-Denis, et sera fermé en 1769. Ensuite, il n’y a plus à cet emplacement qu’une grande ferme dont l’emprise est actuellement occupée par le centre de recherche industrielle L’Oréal au de l’avenue de Stalingrad. Elle est bordée par une place inchangée depuis le Moyen Âge jusqu’à aujourd’hui, qui accueillait une grande foire à blé lors du pèlerinage de Sainte-Colombe, le dernier dimanche de juillet. Au début Hémon II Raguier, seigneur de l’Haÿ, fonde avec sa première épouse Gillette de La Fontaine (13.-1404), et sa seconde Guillemette de Vitry qu’il épouse en 1405, le hameau de Chevilly pour y héberger leurs gens.
En 1758, la famille princière de Rohan-Guéménée acquiert le domaine d’en face (à l’emplacement du monastère Saint-Michel) et le revendra en 1781, après la mort de la princesse douairière Louise de Rohan-Guéménée. L’édit réunit en une seule municipalité les paroisses de Chevilly et Lay. Un cahier de doléances commun est rédigé pour les deux paroisses de Chevilly et de Lay. Ce couvent servira de léproserie jusque vers 1500.
Sous Inchadus (810-831), successeur d’Ermanfroi, a lieu le le huitième concile de Paris où il est décidé que Chevilly dépendrait de Saint-Germain-des-Prés. La première église détruite vers 850-900, les chanoines entreprennent sa reconstruction. L’église Sainte-Colombe sera achevée au.