Chevilly
Histoire de Chevilly
Chevilly est une commune de Loiret, en Centre-Val de Loire, qui compte 2 644 habitants. Chevilly est l’héritière de l’ancienne ou villa Cabiliii. Le village s’est en effet développé à partir du domaine du Gaulois Cabilliacus, un riche propriétaire terrien de l’époque gallo-romaine, le vocable en bas latin ou étant issu du gentilice ou, suivi du suffixe. La dénomination est attestée dans différents manuscrits: In Aurelianensi comitatu alodus qui dicitur Cilliniacus [Cavilliacus] en 999, Chevilli en 1306.
Toutefois jusqu’en 1766, le hameau est englobé dans la paroisse s’appelle d’« Angledou » (Chevilli en la parroisse de Andeglo en 1306 ou Chevilly en paroisse d’Andeglou en 1740). Par arrêté du Conseil d’État du Roi du, la paroisse d’Andeglou transfère son siège à Chevilly et en prend le nom. Ainsi la localité apparaît bien sous la dénomination « Chevilly » au sur la Carte de Cassini ou en 1801, dans l’arrêté du portant réduction des justices de paix du département du Loiret.
La réalisation de l’autoroute A19 est à l’origine d’une campagne de diagnostics archéologiques, réalisés par les archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives, qui a permis de localiser des sites d’époque gauloise à La Pièce Chameul et au Clocher d’Ambron. Le second, plus ancien, remonte au moins à la fin du premier âge du Fer ou hallstatt final. En 1631, la seigneurie de Chevilly revient à Nicolas Mascot, chanoine de Sainte-Croix d’Orléans, puis à un confrère, Amable Choque. Ce dernier légua ses terres à Nicolas Hatte, écuyer et conseiller du roi. En 1753, les terres de Chevilly sont vendues à Étienne de Silhouette, conseiller du roi puis contrôleur général des finances de Louis XV. Jean-François Perrin de Cypierre, intendant de la Généralité d’Orléans, acquit ensuite le domaine, et obtient l’érection de la seigneurie de Chevilly en baronnie en 1764.
En 1766, au terme d’un arrêt du Conseil d’État, il obtient également que la paroisse d’Andeglou prenne le nom de la jeune baronnie de Chevilly. Il fait également raser l’église Saint-Germain-d’Andeglou et la chapelle Saint-Barthélémy en 1787, pour ne conserver que celle du Le décret de l’Assemblée Nationale du décrète.
En 1790, dans le cadre de la création des départements, le Loiret compte alors, rattachées à et. La municipalité de Chevilly est rattachée au canton d’Artenay et au district de Neuville. Ainsi la municipalité de Chevilly devient formellement « commune de Chevilly » en 1793. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de supprime les districts, considérés comme des rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d’importance en retrouvant une fonction administrative. Enfin, sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 58 à 31. Chevilly est alors rattachée au canton Neuville et à l’Arrondissement d’Orléans par arrêté du 9 vendémiaire an X.
En 1806, la commune est rattachée au canton d’Artenay, un canton nouveau formé d’une commune de l’ancien canton d’Ingré, supprimé, de sept communes issues du canton de Neuville et de trois issues du canton de Patay. Cette organisation va rester inchangée jusqu’en 2015. Une nouvelle église paroissiale et une nouvelle mairie ont été élevés dans le bourg en 1838. Cette dernière brûle en 1908 et est reconstruite l’année suivante. Le village des Chapelles reçu, pour sa part, une nouvelle église en 1867. Le chemin de fer arrive en 1843 à Chevilly avec l’ouverture de la gare et de la ligne de la Compagnie du Paris-Orléans.
Pendant la Guerre de 1870, Chevilly qui se trouvait sur la ligne de front au nord d’Orléans. le château de Chevilly est tour à tour de quartier général des Bavarois et des Français et des combats se déroulent aux alentours du village. Les premiers accrochages ont eu lieu en septembre 1870 au hameau de la Croix-Briquet. Le 10 octobre, pendant la bataille d’Artenay, la brigade de cuirassiers du général Reyau et deux bataillons de mobiles de la Nièvre et du Cher s’étant repliés sur Chevilly, subit de violents tirs de l’artillerie bavaroise et l’ennemi entra dans le village dans l’après-midi et s’y livrent à des exactions. Le 3 décembre, sous la neige et par un froid intense, se déroulèrent de nouveaux combats: la division Martineau avec le 15e corps de l’Armée de la Loire opposa une résistance héroïque aux troupes prussiennes du prince Frédéric-Charles. Louis Blériot gagne le prix du voyage de l’Aéro-Club de France en volant avec son monoplan d’Étampes (Mondésir) à Chevilly, soit parcourus en.
La commune voisine de Creuzy est démembrée et sa moitié orientale rattachée à Chevilly (villages et fermes de Creuzy, Chameul et de La Croix-Briquet). Entre 1969 et 1978, Chevilly est le théâtre des essais de l’Aérotrain de l’ingénieur Jean Bertin. La voie en béton et la gare de Chevilly subsistent encore de nos jours.