Chilly-Mazarin
Histoire de Chilly-Mazarin
Chilly-Mazarin est une commune de Essonne, en Île-de-France, qui compte 19 938 habitants. Cailliacum en 1110, Calliacum en 1187.
La découverte sur le territoire d’une pointe de flèche, de grattoirs et de lames du Néolithique et de la sépulture d’une femme établissent l’occupation du lieu dès cette époque. Durant la période gallo-romaine au IIIe siècle sous le règne de Septime Sévère, les sources furent captées pour alimenter Lutèce en eau. Une rigole souterraine s’écoulait vers le nord pour se déverser dans un bassin collecteur situé au nord-est de l’actuel territoire communal de Wissous, qui recevait les eaux de sources de Wissous et de Rungis et d’où partait l’aqueduc. Dès le, le domaine — avec Longjumeau — revint aux comtes de Dreux (Robert, fils du roi Louis VI et père d’autre Robert) qui édifièrent un premier château et le prieuré du Val-Saint-Éloi. Au fil des mariages et successions, le tout appartint La paroisse dépendait du doyenné de Montlhéry.
Au cours du XIVe siècle, le village connut la jacquerie. 1526-1613) acquiert Chilly et Longjumeau en 1596 de Michel III Gaillard de Longjumeau. Sans postérité, il lègue à son petit-neveu Antoine Coëffier de Ruzé (1581-1632). En 1624, ledit Antoine Coëffier de Ruzé d’Effiat, revenu victorieux de sa mission d’ambassadeur à Londres pour négocier le mariage d’Henriette-Marie de France et Charles d’Angleterre, est décoré de l’ordre du Saint-Esprit et il obtient que les terres de Chailly, Longjumeau et Balizy, soient pour l’occasion réunies au sein d’un seul marquisat; il modifie le nom du bourg en Chilly et il acquiert de surcroît la baronnie de Massy; il deviendra aussi marquis d’Effiat, surintendant des Finances et maréchal de France. Il obtient de Louis XIII le droit d’utiliser les eaux de l’aqueduc Médicis pour alimenter les pièces d’eau du parc du château de Chilly. Le tracé de cet aqueduc souterrain correspond à celui de l’ancienne rigole d’alimentation du bassin collecteur de l’aqueduc gallo-romain de Lutèce, sa pente étant inversée.
Son parcours à Chilly sous la rue des Édouets, la rue de la Pointe, l’avenue Charles-de-Gaulle, la rue Pasteur et la rue d’Effiat est ponctué de deux regards, construits en 1630, d’architecture similaire à celle de la plupart des regards de l’aqueduc Médicis, pour l’inspection et l’entretien, avenue Charles de Gaulle et à l’angle de la rue Pasteur et de la rue d’Effiat. Le Louis XIII vient entendre la messe en l’église Saint-Étienne. En 1626, le clocher est reconstruit et en 1628 le cimetière attenant est transféré. En 1630, il cède à Robert Godefroy le domaine de Bel Abord, où celui-ci fait construire le Château de Bel Abord. En 1642, le maréchal d’Effiat fait construire la première école de la commune. En 1661, son petit-fils Armand de La Porte, duc de La Meilleraye (1632-1713) épouse Hortense Mancini (1646-1699), nièce du cardinal Mazarin qui l’autorise à porter son patronyme, »Mazarin.
de la région de Chilly au XVIIe siècle. En 1771, Louise d’Aumont (1759-1826), descendante et héritière des La Porte de La Meilleraye et donc des Ruzé d’Effiat, épouse le prince Honoré IV de Monaco et lui apporte ainsi les titres de marquis de Chilly, comte de Longjumeau, baron de Massy, duc de Mazarin, parmi bien d’autres titulatures et une immense fortune. Le membre de Chilly était d’origine templière mais lors de la dévolution des biens de l’ordre du Temple elle passe aux Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem et devient un membre qui relevait de la commanderie de Balizy. À partir du XVIIIe siècle, l’activité vinicole et meunière décline. En 1804, Louise d’Aumont vend le château de Chilly à l’homme d’affaires Louis-Joseph Lecocq qui fait détruire en 1822 les deux ailes latérales avant de lotir le domaine en parcelles. En 1856, la commune fait construire à l’emplacement de l’ancienne école une nouvelle mairie-école.
En 1870, durant la guerre franco-prussienne, le bâtiment sert d’infirmerie à l’occupant. En 1960, le château de Bel Abord est rasé pour construire la résidence du même nom. En 1971, la mairie rachète ce qui subsistait du domaine de Chilly pour y installer l’hôtel de ville.
Patrimoine religieux
Plusieurs parcs et jardins sont répartis sur le territoire, dont le parc de l’hôtel de ville à l’ouest, le parc des Champs Foux à l’est, l’espace Rol Tanguy et le bois de Saint-Éloi au sud. Le bois Saint-Éloi en bordure de la rivière a été classé « espace naturel sensible » par le conseil général de l’Essonne. L’église Saint-Étienne du XIIe siècle a été classée aux monuments historiques le et inscrite le. Les douves, le pont et le pavillon d’entrée du château de Chilly-Mazarin du XVIIe siècle ont été inscrits aux monuments historiques le et le et classés le.
Le château abrite aujourd’hui l’hôtel de ville. Le château de Bel Abord du XVIIe siècle a été détruit en 1963 pour construire une résidence. Seule sa porte cochère a été conservée; elle a été inscrite aux monuments historiques le, ainsi que deux autres portes cochères du XVIIe siècle dans l’avenue Mazarin, classées à la même.