Chinon
Indre-et-Loire · Centre-Val de Loire
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Chinon
Sous-préfecture d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire, Chinon compte 8 052 habitants et s'élève sur un éperon rocheux dominant la Vienne. Avec saint Martin de Tours, mort en 397 à Candes-Saint-Martin, la chronique chrétienne évoque la ville : c'est l'un de ses disciples, saint Mesme (ou Maxime, ou Mexme), qui fonde à Chinon un couvent de moines cloîtrés dont il est le premier abbé. Autour du monastère, la population se regroupe et Mesme fait construire un second lieu de culte, l'église Saint-Étienne. La décadence mérovingienne laisse la main libre aux institutions religieuses : les archevêques de Tours deviennent seigneurs de Chinon avant de composer avec les comtes de Touraine. Sous les Plantagenêts, la ville devient résidence royale ; Henri II y meurt en 1189, et son corps est enterré à l'abbaye Notre-Dame de Fontevraud. Fin février ou début mars 1429, c'est à Chinon que Jeanne d'Arc rencontre le roi pour la première fois et le persuade de lui confier l'armée qui va délivrer Orléans.
Sous l'Ancien Régime, la ville accueille les maladreries présentes depuis le XIIe siècle, le couvent des Augustins (XIVe siècle), celui des Capucins (1604), et reçoit en 1626 les religieuses des Filles du Calvaire à l'hospice. L'Hôtel-Dieu, attesté dès le XIIIe siècle, est reconstruit en 1641.
Patrimoine religieux à Chinon
L'église Saint-Maurice, paroissiale de la Ville-fort, grandit avec la ville : la base du clocher remonte au début du XIIe siècle. La nef et le chœur sont reconstruits à la fin du XIIe siècle en style gothique angevin, avec des voûtes d'ogives très bombées dont les clefs s'inscrivent dans la sculpture ligérienne du début du XIIIe siècle, mettant en avant la dévotion au Christ, à l'Eucharistie et à la Vierge. À la fin du XVe et au début du XVIe siècle, une série de chapelles formant bas-côté au sud est ajoutée. Une large reprise de la base du clocher est menée en 1757-58, suivie de travaux de renforcement de la façade nord en 1776-79. L'édifice conserve des vitraux de l'atelier Lobin datés de 1863, ainsi que des peintures murales du chœur signées Moreau 1864.
L'église Saint-Étienne, paroissiale du faubourg du même nom, est entièrement reconstruite au XVe siècle : nef unique et chœur lumineux. Ses verrières de l'atelier Lobin retracent des épisodes de la vie religieuse locale : la mort de saint Martin à Candes en 397, le miracle de saint Mexme au Ve siècle, sainte Radegonde sur le site de la chapelle qui portera son nom, et la reconnaissance du roi par Jeanne d'Arc en 1429.
Principal édifice religieux de Chinon jusqu'à la Révolution, la collégiale Saint-Mexme est aujourd'hui un centre culturel. Sa nef romane de l'an 1000 abrite un petit théâtre en bois ; le massif occidental de 1050 contient des peintures murales des XIIIe-XVe siècles et des vitraux abstraits réalisés d'après Olivier Debré. Plusieurs anciennes demeures de chanoines l'entourent.
Sur la face sud du coteau, la chapelle Sainte-Radegonde est un ermitage troglodytique occupé depuis une époque très ancienne. Elle contient de nombreuses peintures murales, dont une « chasse royale » du XIIe siècle qui représenterait des membres de la famille Plantagenet. Chinon conserve aussi l'église de Parilly et, sur le coteau, un Sacré-Cœur élevé à la suite d'un vœu émis en avril 1940 par l'archiprêtre Marie-Joseph Vivien et béni en juin 1941.
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