Clermont-Ferrand

Histoire de Clermont-Ferrand

Clermont-Ferrand, préfecture du Puy-de-Dôme (Auvergne-Rhône-Alpes, 147 327 habitants), résulte de l’union de deux anciennes villes, Clermont et Montferrand. La cité antique se nommait Augustonemetum (« le sanctuaire d’Auguste ») du Ier au IIIe siècle, puis Arvernis à partir du IIIe siècle, du nom du peuple gaulois habitant la région. Le toponyme actuel, Clermont, dérivé de la forteresse du « mont clair », apparaît au moins depuis l’époque carolingienne. La forme Clermont-Ferrand n’est attestée qu’à partir du XVIIe siècle. En auvergnat, la ville s’appelle Clarmont ou Clarmont-Ferrand.

Augustonemetum est créée au Ier siècle av. J.-C.; son forum se situe au sommet de la butte de Clermont, à l’emplacement de l’actuelle cathédrale et de la place de la Victoire. La population, estimée entre 15 000 et 30 000 habitants au IIe siècle, en faisait l’une des villes les plus peuplées de la Gaule romaine. Au IVe siècle, alors que le christianisme s’implante, la population n’est plus que d’environ 700 habitants. Les Wisigoths assiègent plusieurs fois Arvernis entre 471 et 475 — malgré la défense du patrice Ecdicius et de l’évêque Sidoine Apollinaire, la ville est cédée aux Wisigoths par l’empereur Julius Nepos. En 761, Pépin le Bref pille la ville et prend son château fort (le « château du mont clair »), origine du nom Clermont. En 1095, lors du concile de Clermont, le pape Urbain II prêche la première croisade.

Histoire religieuse à Clermont-Ferrand

En 1120, pour contrecarrer le pouvoir des évêques, les comtes d’Auvergne fondent à proximité de la ville épiscopale la cité de Montferrand selon un plan orthogonal. Pendant tout le Moyen Âge et jusqu’à l’époque moderne, Clermont et Montferrand sont deux villes distinctes: Clermont est la cité épiscopale, Montferrand la ville comtale. En 1202, le comte abandonne à l’évêque les droits qu’il possède sur la cité de Clermont. Désormais et jusqu’au milieu du XVIe siècle, l’évêque et le chapitre cathédral sont les maîtres de la ville. Plusieurs personnalités liées à la cité illustrent l’épaisseur de cette mémoire chrétienne: Grégoire de Tours (539-594), évêque, théologien et historien; Blaise Pascal (1623-1662), philosophe, théologien, mathématicien et physicien; Antonin-Gilbert Sertillanges (1863-1948), théologien dominicain.

Patrimoine religieux à Clermont-Ferrand

La basilique romane Notre-Dame-du-Port, construite au XIIe siècle à l’emplacement (selon la tradition) d’une église du VIe siècle, a été classée au patrimoine mondial par l’UNESCO le 2 décembre 1998 au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. De proportions modestes mais parfaites, elle abrite une série de chapiteaux en pierre dont La Tentation d’Adam et Ève. La cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption, construite entre 1248 et 1902 en pierre de Volvic noire — issue des éruptions volcaniques des « jeunes » volcans auvergnats —, abrite deux immenses rosaces de vitraux et de très rares peintures murales du XIIIe et XIVe siècles dans les chapelles Sainte-Madeleine et Sainte-Agathe, restaurées en 1992-1993. Ses deux tours, hautes de 108 mètres et achevées par Viollet-le-Duc au XIXe siècle, sont visibles de très loin et constituent l’un des symboles de la ville. À ses côtés, la tour de l’horloge dite « la bayette » est surmontée d’une tourelle au campanile en fer forgé.

L’église Saint-Laurent, rue Saint-Laurent, est une très ancienne église — Grégoire de Tours mentionne en 551 que son oncle l’évêque Gallus de Clermont y est enterré; l’édifice actuel est en arkose comme la basilique Notre-Dame-du-Port. La chapelle des Cordeliers, construite probablement en 1241, est aujourd’hui propriété du conseil général. L’église Notre-Dame-de-la-Prospérité, dans le quartier de Montferrand, est de style gothique méridional, rare dans la région. L’église des Carmes déchaussés, construite au XVIIIe siècle sur l’emplacement de l’ancienne abbaye de Chantoin, est de style baroque; elle a perdu sa vocation religieuse au début du XXe siècle. L’église Saint-Eutrope, construite entre 1858 et 1862, succède à une basilique dédiée à saint Étienne détruite par les Normands. L’église Saint-Joseph (1883-1897) imite les églises romanes auvergnates. L’église Saint-Pierre-des-Minimes, place de Jaude, abrite un retable. La chapelle des Capucins, en face du Jardin Lecoq, et la chapelle de l’ancien hôpital général, dédiée à saint Vincent de Paul, complètent l’inventaire.

Informations Clés

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Population

147.327 habitants

Région

Auvergne-Rhône-Alpes

Département

Puy-de-Dôme
(63)

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