Clermont-l'Hérault

Histoire de Clermont-l’Hérault

Clermont-l’Hérault est une commune de Hérault, en Occitanie, qui compte 9 269 habitants. Étymologiquement, Clermont est tiré du latin « Clarus Mons » (en occitan « Clarmont ») probablement en raison de sa situation de colline orientée vers le soleil levant. On retrouve dans les textes diverses mentions: « via publica mercatorum Claromontensium » (vers 1140), « apud Claromontem castrum » (1158), « lo castel de Clarmon » (1161), « Clermont de Lodève » (1529), etc La ville qui se nommait sous l’Ancien Régime « Clermont-Lodève » ou « Clermont de Lodève » prend le nom de « Clermont de l’Hérault » au printemps 1790.

Hamlin et abbé André Cabrol, Les noms de lieux du département de l’Hérault: Dictionnaire Topographique et Étymologique, 1983, 415 p., [https://www.etudesheraultaises.fr/accueil/hamlin/ lire en ligne] [https://archive.wikiwix.com/cache/?url=https%3A%2F%2Fwww.etudesheraultaises.fr%2Faccueil%2Fhamlin%2F archive]), p. 327

de la juridiction de Clermont. La commune de Clermont-l’Hérault est occupée depuis la Protohistoire: durant l’âge du fer , Clermont constitue avec « La Ramasse » l’un des principaux oppida de la Celtique méditerranéenne. La ville actuelle est une création d’origine médiévale mais la présence humaine sur son territoire remonte à la Protohistoire. Elle est située à un emplacement stratégique, au carrefour de voies de communication, d’une part entre le Massif Central et le littoral, et d’autre part entre la vallée du Rhône et la vallée de la Garonne (chemin de Vieille-Toulouse). Les premières traces d’occupation ont été mises au jour sur la colline de la Ramasse, où a été découvert un oppidum gaulois, daté entre le avant notre ère. Il a été démontré que les populations locales commerçaient avec les colons grecs d’Agde.

Clermont constitue avec « La Ramasse » l’un des principaux oppida de la Celtique méditerranéenne Au, les Romains s’installent dans la plaine sur le site de Peyre-Plantade (le long de l’actuelle autoroute A75), en limite des cités de Béziers et de Lodève. Cette « pierre plantée » indique l’existence d’un carrefour routier. Durant l’Antiquité, le territoire de Clermont était traversé par la voie romaine dite de « Cessero » à « Segodunum » (de Saint-Thibéry à Rodez), qui drainait un important trafic de marchandises et de bestiaux. Il existait alors une agglomération principale de cinq à six hectares ainsi qu’une zone habitée périphérique de 12 hectares. Les vestiges d’un établissement thermal ont été mis au jour par les équipes de l’Inrap.

Dans la périphérie de l’agglomération de Peyre-Plantade, les archéologues ont repéré plusieurs villas: à l’Estagnol (mosaïques) et autour de la colline de Gorjan (statuette de Diane, conservée au Musée Languedocien de Montpellier). La ville actuelle de Clermont-l’Hérault a été fondée au début du par une puissante famille aristocratique: les Guilhem, eux-mêmes issus du lignage carolingien des Deux Vierges. Un acte du Cartulaire de Gellone, daté d’environ 1140, mentionne pour la première fois Clermont en tant que ville et marché. Il souligne sa vocation commerciale « via publica mercatorum Claromontensium euntium ad Ginnac » (le chemin public des marchands de Clermont allant à Gignac) grâce à sa situation géographique idéale pour le développement d’un commerce local. Le premier château et la première église Saint-Paul sont bâtis à la même époque. À la fin du, le seigneur Aimeric II de Clermont est l’un des plus puissants de la région.

Il épouse une fille de Guilhem VII de Montpellier et devient un des fidèles du comte de Toulouse Raymond VI. Même si la croisade contre les Albigeois ébranle leur pouvoir, les Guilhem de Clermont parviennent à conserver leurs domaines. Néanmoins, ils doivent se soumettre aux évêques de Lodève qui imposent progressivement, à force d’excommunications, leur suzeraineté sur Clermont. À partir de 1250, Clermont se reconfigure avec la transformation du château et l’édification de la ceinture de remparts et de tours. La ville connaît une certaine prospérité avec la production de draps, son marché et une foire annuelle. Sur les berges du Ronel, s’installent des moulins à blé, des moulins drapiers et des tanneries.

La seigneuresse de Clermont, Aldonce de Bernuy, se convertit au calvinisme et Clermont devient place de sûreté au moment de l’Édit de Nantes. Au, l’industrie drapière devient prédominante avec de riches marchands fabricants commerçant avec les Échelles du Levant. Colbert encourage la création de la manufacture royale de Villeneuve-les-Clermont (Villeneuvette) en 1673. Quelques manufactures s’établissent le long du ruisseau du Ronel, ainsi que de nombreuses tanneries (principalement rue des Calquières). Cet essor économique est favorisé par l’amélioration des voies de communication (route entre Pézenas et Lodève au, Canal du Midi…). Cette prospérité est perceptible par la construction de quelques belles demeures bourgeoises (Hôtel Martin, Hôtel dit « des Jacobins », maisons rue Liberté et rue Frégère…).

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société des amis de la liberté », créée en décembre 1790 et par réaction, une société contre-révolutionnaire se constitue en juillet 1791. Au, la ville connaît son apogée commercial et industriel basé sur le textile. Les manufactures sont transformées en usines modernisées grâce aux machines à vapeur et aux métiers mécaniques. Cette industrie enrichit une bourgeoisie dynamique (familles Maistre, Delpon, Bruguière, Boissière, Verny, Ronzier Joly…). La ville connaît alors de nombreux aménagements et embellissements, comme la percée de nouvelles rues et de promenades (rue René-Gosse, Allées Salengro, rues Lamartine, Michelet, Bara, Boulevard Gambetta…). Avec l’arrivée du chemin de fer (construction de la gare en 1863), le négoce des vins et autres denrées se développe à son tour.

Fin, Clermont s’étend vers l’est et le quartier de la gare devient le moteur économique de la ville. En témoignent quelques édifices de grands négociants: les établissements Lacombe, Salasc, Vernazobres… Avec le déclin de l’industrie, la commercialisation des vins et du raisin de table (chasselas) occupe une grande place dans l’économie locale jusqu’aux années 1980, offrant des débouchés à une population des petits propriétaires exploitants. Malgré la fin des activités drapières (années 1930), la ville reste un bourg-centre commercial important avec son marché hebdomadaire du mercredi. La modernisation des équipements se prolonge tout au long du (l’adduction d’eau, l’arrivée du gaz puis de l’électricité et l’assainissement). La ville ne cesse de s’étendre depuis la seconde moitié du avec l’apparition de nouveaux quartiers résidentiels (Cité Molinier, Quartier du Souc, de Bézerac, Fontenay, Oratoire, Fontainebleau…) et de zones industrielles et commerciales (Le Souc, Tanes Basses, Salamane).

Cette croissance démographique importante est liée à la proximité de la ville avec des grands axes de communication (A 75) et l’influence de l’aire urbaine de Montpellier qui lui permettent de se développer économiquement. Les sites touristiques des alentours (Lac du Salagou, Cirque de Mourèze, ancienne manufacture de Villeneuvette,Lacoste,le Canyon du diable …) participent également à ce développement.

Informations Clés

Eglises sur ce site

Population

9.269 habitants

Région

Occitanie

Département

Hérault
(34)

Trouver une église à Clermont-l'Hérault

Recherche
No data was found