Clisson

Histoire de Clisson

Clisson est une commune de Loire-Atlantique, en Pays de la Loire, qui compte 7 465 habitants. Les formes attestées les plus anciennes sont Clizun en 1075 et Clicio en 1152. En breton, le nom de la commune s’écrit Klison et se prononce. La forme Klison est attestée par écrit depuis 1931 pour désigner la ville.

Le nom des habitants est Klisoniz au pluriel. On trouve également attestées par écrit les variantes Klisson au siècle, Klizun et Klizon au siècle dernier. Le breton n’était pas traditionnellement parlé dans la commune.

Pendant l’Antiquité, Clisson se situe dans le pays des Pictons dans l’Aquitaine seconde. La vallée de Clisson fait partie de l’ancien comté d’Herbauges. Elle est cédée en 942 par le comte de Poitiers, Guillaume Tête d’Étoupe, au duc Alain Barbetorte. La vallée de Clisson se structure au cours du autour de son château, dont la construction débute sous Guillaume de Clisson, sur un éperon rocheux dominant la Sèvre, et se poursuit grâce à ses seigneurs successifs, dont le fameux, connétable de France. L’épisode de la guerre de Succession de Bretagne voit, et son frère Amaury, soutenir chacun leur prétendant pour la succession au trône ducal de Bretagne. Olivier IV est décapité aux halles de Paris après avoir été accusé d’avoir intrigué avec.

Pendant la guerre de Cent Ans, son fils est un des personnages clés de ce conflit: il est connu pour ses multiples retournements et sa bravoure militaire. Sa fille, Marguerite de Clisson, dite Margot, est une grande intrigante; en, l’ambitieuse comtesse de Penthièvre tend un piège au duc Jean V et à son frère Richard, comte d’Étampes, et les fait prisonniers au château de Champtoceaux. À la suite d’un soulèvement, elle est obligée de rendre la liberté à son suzerain, ses biens sont confisqués, et Clisson devient l’apanage de Richard d’Étampes, passant ainsi sous le contrôle de la maison de Bretagne. La vallée de Clisson est alors composée d’une quinzaine de paroisses, de petites seigneuries, dont celles de Gétigné et de Monnières, et de nombreuses implantations religieuses (templiers, bénédictins, cordeliers). En 1433, le duc (père d’Anne de Bretagne) naît au château. La vallée bénéficie à cette époque d’une position frontalière qui l’exempte des taxes sur les marchandises.

La vallée devient une région d’échanges importante. La force hydraulique des rivières de la Sèvre et de la Moine est un atout supplémentaire; on compte pour le cuir, une petite manufacture d’amidon et à papier. Le « Grand Hiver » de 1709 est terrible pour Clisson: il gèle la vigne et le blé. En 1710, la crue de la Sèvre provoque l’inondation des bas-quartiers. Une autre crue désastreuse a lieu en 1770; l’eau monte à (soient ) au-dessus de l’étiage de la rivière. Des épidémies de petite vérole et dysenterie font aussi rage autour de 1780.

Elle est chef-lieu de district de 1790 à 1795. Pendant la Révolution française, lors des guerres de Vendée, la vallée de Clisson est ravagée. La Convention décide la levée en masse de trois cent mille hommes. Clisson, comme beaucoup d’autres paroisses de la région, ne se soumet pas au recrutement. L’insurrection commence dans le district de Clisson; les Vendéens occupent Clisson le. Un détachement républicain entre dans la ville, commet un premier massacre et brûle des maisons.

La comtesse de La Bouère évoque un soldat qui aurait fait fondre cent cinquante femme pour avoir leur graisse. Les Mayençais de Jean-Baptiste Kléber entrent dans Clisson; en évacuant plus tard la ville, ils mettent le feu au château et à un bon nombre de maisons. Les colonnes infernales occupent Clisson, des massacres ont encore lieu. La ville est alors complètement détruite. Clisson reste déserte durant deux ans, ses habitants ayant fui ou ayant été massacrés. Chassés d’Italie par les émeutiers anti-républicains, deux frères d’origine nantaise, Pierre et François Cacault (respectivement artiste peintre et diplomate) rentrent en France et décident de s’installer à Clisson, en 1798, subjugués par le charme de sa vallée.

Fortement marqués par la culture et l’art Italiens, ils entreprennent la construction d’un musée école dans un style architectural rural d’Italie centrale. Ami de François Cacault, François-Frédéric Lemot, sculpteur officiel de Napoléon 1er, est invité à Clisson, en 1805 pour l’inauguration du musée. Il acquiert tout d’abord la garenne du château (ancienne réserve de chasse des seigneurs de Clisson), juste après son arrivée, puis le château lui-même, en 1807. Il dit à propos de celui-ci: Il recompose dans cet esprit tout le paysage de la ville alentour; Clisson et son paysage sont donc une réalisation artistique unique. Le sculpteur pose un premier modèle d’architecture rurale inspiré de l’Italie centrale, dans son parc « La Maison du Jardinier »; celle-ci possède principalement un style Ombrien flanqué d’un pavillon Toscan.

Ce type d’architecture rurale est celle qui sert de motif dans les paysages historiques que Lemot affectionne particulièrement: ceux de Nicolas Poussin, qu’il mentionne dans sa correspondance avec Joseph Gautret, son régisseur. C’est aussi l’architecture que l’on trouve dans les peintures de paysage historique codifiées au par le traité de Pierre-Henri de Valenciennes. Celui-ci joue, semble-t-il, un rôle dans l’aménagement du parc de la Garenne Lemot; le style Italien qui y est développé est dénommé « Style Rustique à L’Italienne » et se diffuse très rapidement dans le vignoble nantais. La ressource existe (petites briques faite d’argile locale), la mise en œuvre en est très facile. Le traité de François-Léonard Seheult semble être la base de la reconstruction. Le vignoble nantais adopte ce style pour reconstruire les dépendances viticoles, les bâtiments industriels et les petites maisons.

Pour les belles demeures des grands domaines viticoles, c’est le style Néo-Palladien qui viendra en complément de la reconstruction. Courant, la vallée de Clisson compte de nombreuses tanneries, filatures, briqueteries, papeteries. Un viaduc est construit entre 1840 et 1841 pour enjamber la Moine sur l’axe Nantes – Poitiers. Avant la création de celui-ci, seul le petit pont gothique Saint-Antoine dessert cette route. Clisson subit d’importantes inondations en 1906, 1960 et 1983.

Patrimoine religieux

La commune de Clisson fait l’objet d’une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager, depuis le.

Informations Clés

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Population

7.465 habitants

Région

Pays de la Loire

Département

Loire-Atlantique
(44)

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