Comines
Histoire de Comines
Comines est une commune de Nord, en Hauts-de-France, qui compte 12 671 habitants. La forme néerlandaise du nom de la commune est: (Frans-)Komen/Comen.
Jusqu’aux Traités d’Utrecht en 1713, Comines Belgique et Comines France ont une histoire commune. Les traités d’Utrecht (1713) confirment la frontière sur la Lys. Deux Comines subsistent: Comines Belgique et Comines France. Au détriment du flamand, la langue devient officiellement le français. Profitant de la paix, des manufacturiers belges s’installent dans Comines Sud. Vers 1719, Philippe Hovyn fonde sa rubanerie.
En 1768, Louis-Philippe d’Orléans, duc d’Orléans, prince du sang, est propriétaire des terres, ville et baronnie de Comines, et en cette qualité, est un des quatre anciens haut justicier et ayant entrée et préséance dans l’ordre de la noblesse aux États de la province d’Artois. De nouveau, durant la Révolution de 1789, Comines change de statut. En 1792, la ville est occupée par les Autrichiens qui ont occasionné de nombreux dégâts. Avec la guerre puis avec la victoire française sur l’Autriche et l’annexion de la Belgique, elle fait face aux nombreux problèmes dus aux partages des dépenses des lieux de cultes. En 1830, avec la révolution en France et avec l’indépendance de la Belgique, le progrès amène la naissance des ateliers et des usines. À Comines France, l’industrie textile se développe fortement avec la rubanerie, le tissage et la filterie.
La gare est ouverte en 1876 avec la ligne Lille-Comines. À partir de 1906, sous l‘influence du maire Désiré Ducarin, un nouvel hôpital, un dispensaire et un orphelinat sont construits. Le jardin public, la piscine et l’abattoir sont bâtis à la même époque. La mobilisation générale est décrétée. Très rapidement, Comines est occupée par les Allemands. Les Anglais préparent une vaste opération et les bombardements s’intensifient, pulvérisant les abords de Comines.
Fin mai, les Anglais imposent l’évacuation totale des civils, qui a lieu les 27, 28 et. Mais peu à peu, le front avance. Et enfin, en, Comines est libérée. Malheureusement la ville a été complètement détruite par les bombardements alliés et les dynamitages allemands. La ville est rebâtie, dans les formes que nous lui connaissons actuellement. Le centre est modifié avec des rues plus droites et une place plus grande.
Selon les plans de Maurice Storez et de Dom Bellot, l’église est reconstruite dans son style si particulier néo-byzantin. L’architecte Louis Marie Cordonnier garde au beffroi ses traits de 1623 avec son bulbe caractéristique. En 1922, la centrale électrique est achevée mais de nombreuses usines ayant disparu, Comines ne retrouve pas toute son aura industrielle. Le vers 18 h, une météorite, chondrite de type H4, pesant près de 5 kg, est tombée sur le territoire du hameau de Sainte-Marguerite. Elle se trouve au Muséum national d’histoire naturelle de Paris. De nouveau, en, lors la « drôle de guerre », la ville est envahie puis occupée.
Elle subit les bombardements alliés qui visent la centrale thermique. De nombreuses victimes sont à déplorer. Un bombardement de la R.A.F. britannique fait 35 tués et 150 blessés. Enfin, le sonne la Libération. La ville, moins meurtrie durant ce second conflit, retrouve une certaine croissance, en particulier dans le textile, jusqu’à la crise de celui-ci.
La concurrence mondiale, ainsi que la fin des centrales thermiques, mettent un terme à cette période d’expansion. Aujourd’hui, Comines se tourne vers d’autres industries et services. Elle développe de nouvelles zones d’activités ou résidentielles pour faire face à l’accroissement constant de sa population. En 2018, la mairie rachète des terrains afin d’y faire bâtir d’importants immeubles à différents endroits de la ville.