Conflans-Sainte-Honorine

Histoire de Conflans-Sainte-Honorine

Conflans-Sainte-Honorine est une commune de Yvelines, en Île-de-France, qui compte 35 926 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Confluentii Sancta Honorinae, Confluentium en 1225, Conflans en 1256. Le terme Conflans vient du latin, confluens, confluentis (littéralement: réunion de deux cours d’eau): le confluent. Le village a reçu le nom de Sainte Honorine après 1200.

Honorine, sainte honorée en particulier à Conflans, est une gallo-romaine martyrisée près de l’actuelle ville du Havre, en 303, à proximité de Lillebonne plus exactement. Ses reliques furent ensuite transportées à Conflans.

Le site est habité dès l’époque néolithique, on y a découvert en 1872 une allée couverte qui a été transportée au musée d’archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye, et en 1882, une autre sépulture de l’âge du fer près de la première gare de Conflans dans le quartier Fin-d’Oise. Site d’un camp fortifié connu dès le, c’est la limite extrême à l’ouest du domaine royal propre. Charles II le Chauve donne ce village et la seigneurie aux évêques de Paris, à condition que des paysans veillent sans cesse pour annoncer la venue des Vikings qui remonteraient la Seine. Cela permet aussi aux évêques de Paris de s’imposer face à ceux de Rouen et de Chartres. En 876, craignant pour leur vie et le destin de leur prieuré, les moines de Graville (faubourg du havre actuel) où se trouvent les reliques de Sainte-Honorine emportent ces dernières par la proche voie romaine jusque Conflans. Elles sont déposées dans une petite église de bois, tout contre le « château » du même matériau. Assez probablement, ce petit édifice fut le premier lieu de culte chrétien du village. L’évêque confie alors ce fief aux comtes de Beaumont en 990.

La butte de Conflans portait le nom de Montjoie, peut-être de Jovis (Jupiter Jovien, dieu romain). Ce fut le nom du fief jusqu’au. Un prieuré est fondé en 1080, desservi par des moines envoyés de Normandie par Anselme, abbé du Bec-Hellouin, futur archevêque de Cantorbéry, plus connu sous le nom de saint Anselme de Cantorbery, docteur de l’Église. Ce prieuré se construit peu à peu sur une hauteur à l’est du castrum.
Mais, entre 1080 et 1082, une guerre féodale éclate entre Mathieu de Beaumont, seigneur du lieu, et celui qui deviendra son beau-frère quelques années plus tard, Bouchard de Montmorency, futur Bouchard IV. Retirées de justesse de la petite église en feu près du château, les reliques sont transférées en 1086 dans la toute nouvelle église du Prieuré. Le prieur devient également seigneur d’une partie de la paroisse de Conflans et de beaucoup d’autres terres qui, progressivement, viendront grossir les possessions du prieuré. Bouchard obtient donc des droits sur les revenus du fief de Conflans et en devient aussi co-seigneur laïc. Une « tour-donjon », toujours présente, s’élève alors pour les Beaumont, siège de la baronnie jusqu’à la Révolution et un second château est construit un siècle et demi plus tard, un peu plus à l’est, pour les Montmorency.

Il sera appelé « Château-Neuf ». De nos jours, il n’en reste qu’une cave et un puits.
Le château roman est appelé Tour Montjoie ou encore Tour de Ganne ou encore La Baronnie. En 1271, Mathieu IV de Montmorency reste le seul seigneur laïc, le dernier Beaumont n’ayant pas d’héritier mâle.
La guerre de Cent Ans affecte beaucoup le prieuré et ses moines, l’armée de Charles VII campant à proximité. Le nombre de ses occupants diminue de moitié. En 1521, un écrit signale encore quelques moines. Le prieuré ayant de très nombreuses possessions, malgré l’absence de moines, un prieur gère les biens en tant que seigneur jusqu’à la Révolution de 1789. Les moines ayant quitté le prieuré au début du, l’église romane se dégrade très sérieusement faute d’entretien. Le bas-côté sud est abattu en premier, suivi de celui du nord quelques années plus tard.

Finalement, l’édifice est détruit en 1750 et remplacé par une nouvelle église, bien plus petite, située très légèrement au nord et édifiée avec les pierres encore récupérables de l’église primitive. Les reliques y sont installées en 1752 à la suite de la consécration de ce nouveau lieu de culte, de même que le tombeau de Mathieu IV qui était déjà dans l’église romane. À la suite de diverses ventes consécutives à la Révolution, cette « église neuve » tombera à son tour en ruines, son entretien n’ayant pu être assuré faute de financement. Dans un descriptif des biens vendus en 1816 entre les frères Lhéritier de Chézelle, il est spécifié « un terrain sis à l’emplacement de l’ancienne chapelle Sainte-Honorine » ce qui prouve bien qu’elle n’est plus! Les Montmorency restent seigneurs en gros jusqu’en 1632 avec des éclipses car le fief est vendu à d’autres hauts personnages comme Guy de la Trémoille mais racheté plus tard par le connétable Anne de Montmorency. Après la décollation du duc Henri II, impliqué dans le complot de Gaston d’Orléans (frère de Louis XIII) contre Richelieu et exécuté à Toulouse, le fief passe au prince de Condé, époux de la sœur d’Henri de Montmorency, Charlotte.
Par la suite, il est possession des La Grange puis du marquis de Castellane qui le vend en 1776 au comte Florimond de Mercy-Argenteau, ambassadeur d’Autriche, seigneur de Neuville et Conflans. Ce dernier installe sa maîtresse, la belle Rosalie Levasseur, cantatrice de l’Opéra de Paris, dans un grand domaine au hameau de Chennevières, de 1775 à 1792. Au, la limite avec Éragny était formée par le « chemin de Neuville à Paris », également appelé « chemin de l’Ambassadeur » ou encore « chemin des Chasse-Marée », devenu désormais la « rue de l’Ambassadeur » qui marque toujours la limite entre les deux communes et entre les départements du Val-d’Oise et des Yvelines.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Confluent-de-Seine-et-Oise. Le 13 aout 1942, la brigade spéciale de Paris arrête un résistant nommé Savignac, sur qui ils trouvent un papier indiquant l’adresse de Claude Lornage, résistant communiste. Ils seront internés à la prison de la santé, jugés le 28 aout 1942 par un tribunal allemand et fusillés le 29 septembre 1942. Albert Judalé est interné à Fresnes puis à Compiègne avant d’être déporté à Sachsenhausen où il porte le matricule; ensuite il est affecté au Kommando Heinkel. Il est ensuite rapatrié par le centre de Roanne et meurt le 3 octobre 1953 à Éragny-sur-Oise des suites d’une maladie contractée en déportation. Le 15 décembre 1941, ce sont 100 otages qui seront fusillés dont 87 communistes. 87 le sont au Mont Valérien, 13 à Caen, 9 à la lisière de Chateaubriant et 4 à Fontevraud. Il y a lieu de mentionner, parmi les résistants Conflanais peu connus celui qui fut commissaire de police durant l’Occupation, M.

Caillou-ou Cayou?- qui, assez bien placé, put fournir un certain nombre de renseignements aux alliés voire aussi faire avertir des habitants recherchés quand il avait connaissance de ces recherches. Deux autres personnalités importantes de la Résistance seront aussi bientôt citées. Autre fait conté par Jean Duvallet, alors séminariste rattaché à Conflans puis aumônier du bateau-chapelle dans les années 1980: des cheminots en poste au triage d’Achères où stationnaient des trains de matériels militaires allemands voire de troupes, avaient caché du sucre en poudre dans un caveau provisoire du cimetière rue du Repos. Cet « ingrédient » fut ensuite transporté au triage puis, par petites doses, mêlé à l’huile des boîtes d’essieux des wagons. Au roulement, ce mélange « spécial » provoqua un échauffement des têtes d’essieux puis la rupture de quelques-uns, entraînant déraillements et détérioration des wagons et, bien sûr, de leur contenu. Un professeur d’histoire-géographie, Samuel Paty, est victime d’un attentat islamiste le 16, au motif d’avoir, quelques jours plus tôt, montré des caricatures du prophète Mahomet lors de l’un de ses cours dans un collège de la ville.

Patrimoine religieux

La commune contient trois monuments répertoriés à l’inventaire des monuments historiques et 154 lieux et monuments répertoriés à l’inventaire général du patrimoine culturel trois objets classés à l’inventaire des monuments historiques et répertoriés à l’inventaire général du patrimoine culturel

Informations Clés

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Population

35.926 habitants

Région

Île-de-France

Département

Yvelines
(78)

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