Cormeilles-en-Parisis

Histoire de Cormeilles-en-Parisis

Cormeilles-en-Parisis est une commune du Val-d’Oise, en région Île-de-France, qui compte 26 741 habitants. Le toponyme repose sur la forme la plus ancienne Cormoletus, étudiée par Albert Dauzat. Le linguiste Xavier Delamarre, dans son Dictionnaire, précise que le mot gaulois curmi désignait une boisson faite d’orge fermenté, attestée chez Dioscoride en alphabet grec; il rapproche cette racine du mot cervoise et de ses cognats dans les langues celtiques insulaires, pratiquées sur l’ancien territoire des Parisii. Dauzat considère le toponyme Cormeilles comme une formation en -(i)acum précédé de l’anthroponyme Curmillus, lui-même rattaché au gaulois curmi, sans toutefois définir davantage le sens de cet anthroponyme. La commune se trouve sur l’ancien territoire du peuple gaulois des Parisii, ce qui éclaire le second élément de son nom contemporain.

Les premières traces d’habitation remontent au néolithique et à la culture rubanée: cinq habitations distantes les unes des autres d’une trentaine de mètres ont été identifiées en 1890 lors de travaux à l’emplacement de la gare de Cormeilles-en-Parisis, accompagnées de poteries, d’objets en silex tels que percuteurs, pierres de jet, grattoirs et lames, et en grès comme une hache polie, une meule et des molettes. Des restes d’animaux, parmi lesquels bœufs, porcs, moutons, chèvres et chevreuils, ont également été identifiés. D’autres découvertes ont suivi dans les années 1960, 1970 puis 2000. En janvier 2015, six tombes individuelles datant du néolithique ont été retrouvées dans le cadre d’une fouille préventive menée par l’Institut national de recherches archéologiques préventives au niveau d’un rond-point de la ZAC des Bois Rochefort; outre les ossements intacts des six individus, des outils en bois de cervidés et un collier de coquillages percés ont été exhumés en bon état de conservation. Au même endroit fut également retrouvé un four datant de l’époque gallo-romaine, illustrant la continuité d’occupation du site sur plusieurs millénaires.

Le plus ancien document mentionnant le nom de la ville est une charte du roi mérovingien Childebert IV datée de 697, qui offre aux religieuses du monastère d’Argenteuil la forêt royale de Cormoletus, parfois lue Cornioletus, située sur la rivière Seine, au pays Parisis. En 832, le nom de Cormeilles apparaît dans une charte de l’abbaye de Saint-Denis. L’église de la cité possédait une haute tour, vraisemblablement édifiée sur les ruines d’une plus ancienne. En 1359, durant la captivité du roi Jean, le régent Charles ordonna de démolir non pas la tour, comme on l’a longtemps cru, mais la cour fortifiée de l’église paroissiale, afin que l’ennemi anglais ne puisse s’y loger; les études récentes de l’archéologue Philippe Bylwès et de l’historien Mathieu Lours datent la base du clocher gothique des années 1220-1230, avec une surélévation effectuée entre 1863 et 1865 qui lui donne son aspect actuel.

Cormeilles fut longtemps un village agricole où l’on produisait essentiellement du vin: les armes de la cité représentent d’ailleurs le blé et la vigne. Les vignobles de Cormeilles fournissaient en 862 le vin ordinaire des moines de l’abbaye de Saint-Denis. Au Moyen Âge, les vignerons cultivaient leurs vignes dans des clos fermés de murs, à condition de disposer d’une superficie suffisante, généralement de sept à huit arpents, pour faire vivre une famille de vigneron, abriter sa maison sur le clos et accueillir un pressoir. La toponymie a conservé le nom de plusieurs de ces clos: clos Compans, clos Garnier, clos Saint-Paul, clos de Médon, clos Gory. Les vignerons commercialisaient leur vin en faisant naviguer les tonneaux par la Seine jusqu’à Rouen, alors l’un des grands marchés vinicoles du monde occidental; on connaît cette exportation par des documents de contentieux entre les vignerons et le prévôt des marchands de Paris, qui voulait leur faire payer des taxes. Le vignoble cormeillais médiéval était de qualité honorable, son vin se vendant à Paris, à Rouen et même à la Cour: pendant près d’un siècle, la famille Lizeray-Mouton fut Chef du Gobelet du Roi, c’est-à-dire fournisseur officiel de la table royale, jusqu’à la Révolution. Lors des États généraux de 1789, les viticulteurs réclamèrent que leur production ne soit plus taxée à son entrée dans Paris, en raison de la médiocrité qu’ils lui reconnaissaient alors. À cette époque, le vignoble de Cormeilles et de la Frette s’étendait encore largement sur le territoire communal et constituait l’une des principales activités économiques.

Patrimoine religieux

Le patrimoine religieux de Cormeilles-en-Parisis trouve son origine dans la charte du roi mérovingien Childebert IV datée de 697, qui offrait aux religieuses du monastère d’Argenteuil la forêt royale de Cormoletus située au pays Parisis sur la rivière Seine, attestant d’une présence ecclésiastique très ancienne sur le territoire. L’église paroissiale est mentionnée dans une charte de l’abbaye de Saint-Denis en 832; sa haute tour, longtemps tenue pour démolie en 1359 sur ordre du régent Charles, fut en réalité épargnée, ce sont les fortifications entourant l’édifice qui furent abattues pour empêcher l’ennemi anglais de s’y loger durant la captivité du roi Jean. Les études récentes datent la base du clocher gothique des années 1220-1230, avec une surélévation effectuée entre 1863 et 1865. Les vignobles cormeillais fournirent quant à eux le vin ordinaire des moines de l’abbaye de Saint-Denis dès 862, illustrant l’étroite imbrication de la vie agricole locale et de l’économie monastique médiévale.

Informations Clés

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Population

26.741 habitants

Région

Île-de-France

Département

Val-d'Oise
(95)

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