Cossé-le-Vivien

Histoire de Cossé-le-Vivien

Cossé-le-Vivien est une commune de Mayenne, en Pays de la Loire, qui compte 3 246 habitants. Le nom des villages homonymes Cossé-en-Champagne et Cossé-d’Anjou – tous deux situés également dans la région Pays de la Loire, Cossé-d’Anjou se situant plus au sud, sur l’autre rive de la Loire, à proximité d’Angers – procèderaient tous deux d’un toponyme gallo-romain Cocciacum- de Coceio, Cocaium, Cozaiacum, ensuite Cossay puis Cossé. Le terme désigne le domaine d’un certain Coccius. Cette hypothèse peut aussi s’appliquer à Cossé-le-Vivien.

En 2019, des fouilles préventives ont permis de mettre au jour des vestiges d’habitats gaulois à proximité du village, aux lieux-dits La Gauleyère, le Plessis et Melleray. Plus au sud, au lieu dit Pont Randou, une voie romaine a été mise en évidence. Enfin, une fouille archéologique antérieure a révélé, au lieu-dit Guinefolle, des vestiges des Ier et IInd siècles de notre ère, interprétés comme la pars rustica d’une villa gallo-romaine. Le site était à l’époque proche des frontières de plusieurs civitates gauloises, notamment celles des Andécaves, des Namnètes, des Riedones et des Diablintes. On peut également mentionner la proximité des Cénomans. La seigneurie de Cossé est vendue vers 1574, par Raphaël de Maillé de La Tour-Landry.

Les deux cantons de la paroisse avaient leur mouvance distincte., les renvoya devant la cour du Mans, tandis qu’André de Laval voulait que l’affaire fût jugée en cour de Laval. André de Laval fit peindre sa litre autour de l’église. Vers la fin du, Charles-Claude Goyon, seigneur de Terchant, proteste contre la démolition de poteaux à ses armes, à Cossé et à Ruillé. La rivalité durait encore. Les comtes de Laval et les barons de Terchant, au, eurent de longues rivalités au sujet de leurs droits réciproques.

Le duc de la Trémoille comprend la ville et la prévosté de Cossé dans son aveu de Laval, 1674; il y a un fermier des droits de coutume et étalage, 1724; il prend le titre de seigneur patron dans la cérémonie de bénédiction et même dans l’inscription d’une cloche, 1749. Le Clerc de Terchant se plaint en 1743 de ce que les officiers du comté fassent lever la billette au bourg de Cossé, les jours de foires et de marché, et de fait les halles lui appartenaient. La paroisse était constituée au, puisque les Actus pontificum Cenomannis indiquent les redevances dont elle était chargée envers l’église du Mans. En 832, Louis le Pieux ordonna que le bourg public de Cossé payât exactement les dîmes, nones et prémices à la cathédrale. Il renouvela ce décret en 840. Cossé, dans l’intervalle, était devenu bourg canonial.

Les noms anciens de localités les mieux caractérisés sont: Melleray, Thuré, Levaré, Bordé, Bapeaume, Neuville, les Alleux, Romfort, Montsion, Ligneux, Vaujoie, Montbron, Villamis, Saint-Bômer, Sainte-Plaine. Les Anglais de Buckingham, qui venaient en traversant la France depuis Calais au secours du duc de Bretagne et qui avaient passé la Sarthe à Noyen le jour même de la mort de Charles V , séjournèrent quatre jours à Cossé. Nous connaissons un trait de la vie locale de Cossé. La communauté, communitas villae, possédait un troupeau de porcs que gouvernait un porcher. Celui-ci ayant laissé vaguer ses bêtes dans les blés de Jean de Boschet qui les mit en fourrière, le porcher vint les reprendre subrepticement. L’autre lui courut sus et le tua.

Brandelis de Champagne logea « au village de Quossé », avec sa troupe, entre la prise du château de la Patrière et celle du château du Coudray. Le et le, orage et grêle qui dévastent une partie de la paroisse. Le cahier de 1789 demande l’établissement à Cossé d’une brigade de maréchaussée, la création d’un hôpital et d’un bureau de charité aux dépens des biens du prieuré. Sous l’influence du curé Louis-Julien Létard et de quelques meneurs, l’esprit révolutionnaire se fit sentir dès la première heure. « Le bourg », écrit le brigadier de maréchaussée de Craon, « est en complète anarchie au mois d’ ». On doit envoyer de Laval pour arrêter les pillards, des troupes qui sont reçues à coups de fusil.

La municipalité demande l’établissement d’une brigade de gendarmerie. En juillet 1791, il n’y a plus de sécurité pour les châteaux. La garde nationale désarme et pille les paroisses d’Astillé, Ahuillé et Nuillé sur Vicoin, septembre 1792. Cossé est pris par les Vendéens qui marchaient sur Craon; la garnison, forte de six cents hommes et de deux canons, se retira sans combattre sur la Guerche. Dès le mois de décembre 1793 un poste militaire est établi à Cossé, qui ne cesse pendant toute la Révolution d’être, au centre d’un pays où les Chouans étaient les maîtres, le boulevard des républicains; mais au milieu de quelles alarmes! Les rues furent fermées de portes; le pont sur la route de Laval fut défendu par un retranchement et quelques pièces de marine.

La commune, le est au nombre de celles qui, à l’apparition des Chouans à Cuillé et à Gennes (Ille-et-Vilaine), sera imposée d’un poste de cinquante homnies, livrera tous ses grains, et fournira des otages. Il y a un manque absolu de subsistances: on donne aux pauvres le pain pourri abandonné par la troupe, le. Ordre est donné de couper les genêts et « hudins » où se retirent les Chouans. Mais les Chouans tiennent toutes les campagnes, et cernent la ville (décembre 1794). Les Chouans enlèvent les essieux des voitures. Le commandant Bochonnier, de Craon, envoie ses « colonnes agissantes » pour parer à une attaque de huit cents Chouans qu’on redoute.

commandant du « Il semble qu’on n’ait plus aucun reproche à faire aux Chouans ». Quand ces derniers rendent les armes, en mai 1796, ils « semblent faire grâce au lieu de la recevoir ». Dès janvier 1797, les inquiétudes renaissent.

L’arbre de la liberté, « dont la vigueur et la beauté expriment si bien, dit Létard, nos sentiments patriotiques », n’est plus en sûreté. « L’esprit public s’anéantit;. les Chouans continuent à régner. Le 26 et le 29 fructidor an V, le commissaire du directoire exécutif, avec sept citoyens, le juge de paix et ses assesseurs, envoient au Directoire une adresse de félicitation pour le coup d’État du 18 fructidor ». « On craint une reprise d’armes. Le feu semble se rallumer de toutes parts.

Le danger et la terreur font chaque jour des progrès effrayants ». Il faut réparer les fortifications. Les Mécontents enrôlent les jeunes gens, arrêtent les récoltes. « Nous voilà encore cernés », écrit Létard. C’est là que les postes doivent se replier en cas d’invasion. Le général royaliste Louis d’Andigné envoie à trois heures du soir une sommation de se rendre dans un quart d’heure.

Mais douze cents hommes sont repoussés après un combat de fusillade qui dure jusqu’à dix heures et se retirent à la Chapelle-Craonnaise et à Denazé. Les républicains de Cossé disent avoir eu affaire le à de M. d’Andigné; or celui-ci n’en avait que 400 à l’affaire de Noyant qui avait lieu le 21; il y a donc là l’exagération ordinaire. D’après d’Andigné son échec vint de l’obligation que lui firent ses officiers d’envoyer une sommation. Son aide-major, d’après le correspondant du général Jacques Darnaud, était Alexandre. Le 27 et le 28, Cossé craint un retour offensif et demande des munitions.

Le 30, le général Darnaud prépare une expédition vers Cossé, et l’on se propose de demander le concours de la garnison de Craon. Malgré cela, le, toutes les administrations et même les citoyens demandent des secours ou des moyens de se replier sur Craon. « Il faut un secours important pour rompre ce torrent dévastateur » des Chouans. On sait que la retraite se fit sur Laval. Pendant la suspension d’armes (décembre 1799), Saint-Robert avec ses Chouans a son quartier général à Cossé, perçoit les fermages des biens nationaux et fait des réquisitions dans les paroisses voisines. 300 hommes commandés par Saint-Robert, La Houssaie, dit Boucanneur, ancien gendarme, et Legerot, occupaient Cossé; il n’y avait plus qu’une quinzaine de cavaliers de l’escorte de Saint-Robert le 4 janvier 1800.

Le 3 janvier 1800, ils mettent le feu au clocher, et ne quittent qu’après la pacification complète. La soumission ne se fit dans le canton que le. D’Andigné s’empara avec du bourg, où il fut surpris dans la nuit du 28 au 29 par un détachement de grenadiers. Il y eut un combat sanglant sous les halles. L’un des chefs royalistes, Henri de Saint-Sauveur, est assassiné. L’étang de la Tannerie, près de Cossé-le-Vivien, donne, chaque fois qu’on le vide, des épidémies de fièvres typhoïdes ou palustres; celle de 1865, qui fut observée par de Montozon, fut particulièrement sérieuse.

Informations Clés

Eglises sur ce site

Population

3.246 habitants

Région

Pays de la Loire

Département

Mayenne
(53)

Trouver une église à Cossé-le-Vivien

Recherche
No data was found