Cossé-le-Vivien
Mayenne · Pays de la Loire
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Cossé-le-Vivien
Cossé-le-Vivien, commune de la Mayenne en Pays de la Loire, compte 3 246 habitants. Des fouilles préventives menées en 2019 ont mis au jour des vestiges d'habitats gaulois à proximité du village, aux lieux-dits La Gauleyère, le Plessis et Melleray. Au lieu-dit Pont Randou, une voie romaine a été identifiée, tandis qu'au lieu-dit Guinefolle, des vestiges des Ier et IInd siècles de notre ère ont été interprétés comme la pars rustica d'une villa gallo-romaine, le site étant alors proche des frontières des Andécaves, Namnètes, Riedones et Diablintes.
La paroisse était déjà constituée lorsque les Actus pontificum Cenomannis indiquèrent les redevances dont elle était chargée envers l'église du Mans. En 832, Louis le Pieux ordonna que le bourg public de Cossé payât exactement les dîmes, nones et prémices à la cathédrale, décret qu'il renouvela en 840. Cossé, dans l'intervalle, était devenu bourg canonial. La seigneurie de Cossé fut vendue vers 1574 par Raphaël de Maillé de La Tour-Landry. Sous l'Ancien Régime, le canton du bourg relevait du comté de Laval, tandis que le canton du « Ressort » faisait l'objet d'un litige opposant notamment les seigneurs de Montjean et les comtes de Laval. André de Laval fit peindre sa litre autour de l'église, et Christophe de la Tour revendiquait que ses ancêtres, seigneurs de la Motte-Sorchin, étaient fondateurs du prieuré et de l'église.
Durant la Révolution, sous l'influence du curé Louis-Julien Létard, l'esprit révolutionnaire s'imposa dès 1789. Le 29 octobre 1793, Cossé fut prise par les Vendéens marchant sur Craon. En décembre 1793, un poste militaire y fut établi, faisant du bourg le boulevard des républicains au centre d'un pays tenu par les Chouans. Le 26 septembre 1799, le général royaliste Louis d'Andigné lança une sommation, mais ses hommes furent repoussés après un combat de fusillade. Le 3 janvier 1800, les Chouans de Saint-Robert mirent le feu au clocher avant la pacification du 10 mars 1800. Le 27 mai 1815, d'Andigné s'empara avec 1500 royalistes du bourg, où eut lieu un combat sanglant sous les halles au cours duquel le chef royaliste Henri de Saint-Sauveur fut assassiné.
Toponymie de Cossé-le-Vivien
Le nom procéderait d'un toponyme gallo-romain Cocciacum, issu de Coceio, Cocaium, Cozaiacum, devenu ensuite Cossay puis Cossé. Le terme désigne le domaine d'un certain Coccius, hypothèse également applicable aux villages homonymes Cossé-en-Champagne et Cossé-d'Anjou. Le gentilé est Cosséen.
Patrimoine religieux à Cossé-le-Vivien
Le prieuré et l'église de Cossé apparaissent tôt dans les sources : Christophe de la Tour prétendait que ses ancêtres, seigneurs de la Motte-Sorchin, en étaient les fondateurs. À l'époque féodale, André de Laval fit peindre sa litre seigneuriale autour de l'église, et le duc de la Trémoille prit le titre de seigneur patron dans la cérémonie de bénédiction et même dans l'inscription d'une cloche en 1749. Pendant la Révolution, le prieuré fut fortifié pour servir de point de repli aux postes républicains en cas d'invasion chouanne, et le clocher fut incendié par les Chouans de Saint-Robert le 3 janvier 1800. Cossé-le-Vivien a vu naître plusieurs religieux : Constantin Chauvin (1859-1930), évêque ; Ernest Houssay, alias l'Abbé Julio (1844-1912), religieux et guérisseur ; ainsi que Louis-Julien Létard (1750-1814), curé de la paroisse durant la période révolutionnaire.
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