Coulonges-sur-l'Autize

Histoire de Coulonges-sur-l’Autize

Coulonges-sur-l’Autize est une commune de Deux-Sèvres, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 2 345 habitants. Le paysan libre obtenait le droit de s’établir dans une colonica dont il était le colon. Des colonicæ sont apparues dès le.

Le village de Tourteron, en direction de Saint-Pompain, est connu à l’époque mérovingienne pour son atelier monétaire. La première citation de Coulonges n’apparaît qu’en 978, où il est question d’une villa Ecolonii. Simple domaine agricole hérité de l’Antiquité, cette ferme pourrait être à l’origine de l’établissement d’une communauté d’habitants. Un siècle plus tard, l’agglomération de Colongia prend naissance autour de son église et de son château. La première mention de Coulonges-sur-l’Autize date de 1207, lorsqu’une châtellenie est signalée. Elle s’appelle au Moyen Âge Coulonges-les-Royaux, ou Coulonges-le-Royal.

Les seigneurs de Coulonges, les Madaillan d’Estissac, se distinguent au service du roi, avant que Louis XI ne fasse raser le château de Jean de Madaillan d’Estissac, neveu d’Amaury d’Estissac mais chambellan de Charles de Guyenne, remplacé par un château Renaissance. En effectuant une grande chasse, le roi Louis XI, lui-même, s’installe à « Coulonges-lèz-Réaux », dans le château de Magné que le sire de Malicorne possède, le, lors d’une réconciliation avec son frère Charles de Guyenne. Le roi y reste jusqu’au afin de signer un traité concernant ce sujet. En 1709, après une très mauvaise récolte, la période de la soudure est difficile. Ainsi, pour empêcher le grain de partir approvisionner une autre région ou l’armée, les paysans, armés pour servir dans la milice du roi, pillent les greniers royaux dans la nuit du 19. Aujourd’hui le bourg de Coulonges s’organise comme une petite ville avec trois développements d’époques différentes.

Le noyau médiéval, un peu excentré, prend corps autour de l’église et de l’ancien château. Il se caractérise par une organisation concentrique avec des rues sinueuses, des maisons anciennes dont certains détails révèlent l’appartenance à l’époque médiévale. Une seconde période d’urbanisation débute au avec l’édification du château Renaissance et les aménagements des abords autour d’une vaste place quadrangulaire. Enfin, le est une époque prospère. Cet essor économique, en liaison avec l’exploitation des fours à chaux, se traduit par le percement de routes importantes, l’installation de la voie ferrée, la construction de halles et d’un habitat cossu. Maisons bourgeoises du et villas du début du offrent au bourg une unité architecturale.

Durant la première moitié du, l’industrie du cuir constitue l’une des principales activités économiques de Coulonges avec l’exploitation des fours à chaux. En 1812, le maire, dans une lettre adressée au préfet, déclare treize établissements répartis principalement au lieu-dit les Tanneries, trois au lieu-dit les Crevasses et une au village de Tourteron. Le développement de l’activité chaufournière coïncide avec l’implantation du chemin de fer, qui, en facilitant l’acheminement de la production, permet de trouver de nouveaux débouchés. La première vague de construction de fours à chaux se déroule avant 1868. Elle représente une vingtaine de fours sur le canton dont une dizaine par la société des Houillères, et induit une prospérité locale: vente de charbon des mines de Saint-Laurs et de Faymoreau pour alimenter les fours, vente de la production de la chaux, nombreux voituriers pour le transport du combustible et de la chaux, amendement des sols et meilleur rendement agricole. La seconde vague, après 1868, implante ces fours le long de la ligne de chemin de fer.

L’aire de vente n’est alors plus limitée et les propriétaires Gasnault, Lavois, Lamarre et Permet peuvent exporter leur production. Depuis 2009, la commune appartient à la communauté de communes Val de Gâtine

Patrimoine religieux

La partie la plus ancienne de l’église Saint-Étienne. De plan cruciforme, l’édifice se compose alors d’une nef à trois travées, couverte en berceau brisé, d’un transept et d’un chœur à travée droite, terminé par une abside semi-circulaire. Au, la nef est doublée par un vaisseau au nord, les bras du transept dotés de chapelles orientées et l’abside remplacée par une travée droite. L’ensemble de ces ajouts est voûté de croisées d’ogives.

Le clocher carré s’élève à la croisée du transept. À l’ouest, s’ouvre le portail principal. Il est placé entre deux colonnes supportant une corniche à modillons et arcatures, comparable à celle du chevet de l’église de Béceleuf. Les trois voussures reçoivent un décor roman: fleurs à six pétales, palmettes inversées.

Un second portail est percé au sud, à l’extrémité du bras de transept. L’intérieur est d’une grande sobriété. Le décor s’applique sur les chapiteaux des colonnes, sculptés de motifs végétaux, et sur les clefs de voûte. Comme à l’église de Saint-Pompain, le mur gouttereau de la nef est renforcé par une série d’arcs formerets apposés sur la paroi.

Enfin, les murs de la travée droite du chœur portent la trace de baies géminées cintrées. Actuellement murées, elles éclairaient le sanctuaire roman. Ce bâtiment est classé Monument Historique depuis 1980.

Informations Clés

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Population

2.345 habitants

Région

Nouvelle-Aquitaine

Département

Deux-Sèvres
(79)

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