Crécy-la-Chapelle
Histoire de Crécy-la-Chapelle
Crécy-la-Chapelle est une commune de Seine-et-Marne, en Île-de-France, qui compte 4 779 habitants. Le nom de Crécy-la-Chapelle existe depuis le octobre 1972. À cette date, la commune de Crécy-en-Brie a fusionné avec celle de La Chapelle-sur-Crécy, et a pris le nom de Crécy-la-Chapelle, Criscecus (Chron. de Frédégaire) et Crideciaco vico au (Monnaies mérovingienne); Criciacus (Prou, Philippe, ) et Criciacum en 1082 (Du Plessis, II, ); Ecclesia de Veteri Crecei en 1137; Prioratus de Cresceio en 1184 (Depoin, Saint-Martin-des-Champs, III,; Crisceium en 1190 (idem); Creceium en 1202 (Du Plessis, II, ); Creciacum en 1222 (Guill.
de Nangis); Castrum, Castellum de Creciaco versus Capellam en 1226 (Du Plessis, II, ); Cresci en 1239 (Bibl. 58); Creci en 1260 (Du Plessis, II, ); Crecy en 1287 (Du Plessis, II, ); Creciacum au; Cressiacum en 1315 (Archives nationales, P 2290, ); Crecy en Braye en 1363 (Archives nationales, KK 4); Castrum Crecii in Bria en 1392 (Ordonnances, VII, ); Crecyacum en 1439 (Bibl. 38 v°); Cressy en Braye en 1538 (Archives nationales, S 366); Cressy en 1690 (Carte Jaillot); Crécy en l’an IX; Crécy-sur-Morin en 1810.
Le déterminant la-Chapelle est attesté sous les formes Ecclesia Sancte Marie de Capella; La Chapelle de Crecy en 1325; Capella juxta Creciacum en 1363; La Chapelle lez Crecy en 1604 et en 1622; La Chapelle sous Crécy en 1632; La Chapelle en 1757 (Cassini) et La Chapelle en l’an IX, il correspond au mot latin crispus > crépu, crêpe.
L’endroit aurait été habité dès l’époque néolithique. En 1842, 1874 et 1886 est découvert un hypogée celtique, puis un second en 1887. Selon la légende, Crécy aurait été fondé en 930 par le « duc d’Hibros » venu en Gaule à la tête de Sicambriens. La rive gauche du Grand Morin aurait été le berceau du village, puis il se serait déplacé sur un petit îlot, fortifié pour l’occasion. En 277, l’empereur Aurélien serait passé par Crécy plusieurs fois en utilisant la grande voie romaine qui relie Senlis à Troyes. Mais l’empereur est mort en 275.
En 861 les Normands pillent, saccagent et brûlent Crécy, Meaux, Melun et toute la région. C’est à partir des qu’est édifiée la première forteresse. Isabelle/Elisabeth, comtesse de Crécy, apporta la ville en dot à Guy le Rouge de Montlhéry, comte de Rochefort. Guy et son fils Hugues de Crécy, se joignant aux ennemis du roi Philippe de France, dotèrent Crécy d’une redoutable défense. Comme c’était sa dernière possession, il fait grandir le village qui devint ville et le fit entourer d’un fossé alimenté par l’eau du Morin. Outre le château, il fait construire un formidable rempart double, flanqué de 99 tours, dont certaines existent toujours.
Quatre portes voûtées avec pont-levis permettaient d’y entrer: la porte de Meaux, la porte de la Chapelle, la porte de Dame Gilles et la porte Marchande qui a été supprimée au, situe ces travaux plus tardivement, dans la première moitié. Son analyse repose sur la comparaison, sur le plan architectural et défensif, des vestiges des fortifications créçoises avec un ensemble de références architecturales observées et datées au sein même du comté de Champagne. Ainsi selon l’auteur, Gaucher III de Châtillon, comte de St-Pol, fils de Gaucher II, aurait fait restaurer ou reconstruire l’enceinte intérieure du bourg et c’est son fils Hugues, comte de St-Pol et de Blois, qui aurait été le commanditaire de la seconde enceinte, érigée pour protéger le nouveau quartier du marché et l’inclure définitivement dans le périmètre protégé de la ville. C’était probablement entre 1225 et 1230. Il fait remplacer l’ancienne église par une chapelle. Crécy est ensuite possédée par Thibaut V de Champagne-Navarre, puis par son frère Henri III de Champagne.
À la mort de ce dernier sa fille Jeanne de Champagne en hérite. Le domaine est ajouté à la Couronne de France, en 1284, lors du mariage de la comtesse-reine Jeanne avec Philippe le Bel. Cependant les Châtillon ont pu conserver des droits sur Crécy et Crèvecœur-en-Brie, puisque le connétable Gaucher V en est dit le châtelain et qu’il les échange en 1289/1303 avec le roi Philippe contre le comté de Porcien. Sa situation, à la limite de la Champagne sur la route de Troyes, et surtout sur une voie d’eau alors navigable, favorise le commerce et en fait une étape où les marchands, allant de foire en foire, s’achalandent au passage en productions locales. Le dynamisme des commerçants de Crécy est un héritage dûment conservé puisqu’aux, on compte des fabriques de peaux entre les anciennes communes de Crécy-en-Brie et de La Chapelle-sur-Crécy.